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 :. dans les rues de Pallengad

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Elowÿn Séfélia

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MessageSujet: :. dans les rues de Pallengad   Lun 28 Déc - 17:05

Vadrouille
.: Liberté, liberté... :.


    Imagine une ville, une citée, pleine de rues, dominée par un immense château aux multiples tours. Dans ce château des immenses salles, et des personnes à l’égo immense, aussi. Dans cette ville se baladent des centaines de gens, des milliers de gens qui vivent dans la peur de la guerre, mais aussi dans la peur de la pauvreté. Les affaires marchent comme elles peuvent, mais le ciel est bleu en cette chaude journée de printemps, et le moral est au beau fixe pour la plupart des personnes. Seuls les gardes, cuisant dans leurs armures, pestent contre le soleil de plomb qui annonce un début d’été on ne peut plus chaud. Mais les activités, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ne s’arrêtent jamais.

    Elowÿn marchait vivement dans les rues, vêtue de vêtements dans les tons pourpres et dorés, ses longs cheveux tirants sur le rose attachés dans une queue de cheval lui arrivant au niveau des épaules. Ils étaient retenus par une boucle épaisse cuivrée dorée, sculptée en arabesque. Sa coupe de cheveux était en carré plongeant, à peu près, un peu spécial, et les mèches qui échappaient à l’attache étaient retenus en arrière par une sorte de serre tête qui lui passait sur le front. Son joli minois encadrait deux yeux qui pouvaient être, selon le regard, rouges sang ou roses bonbons. Elle portait un pantalon et une sorte de tee-shirt collant au corps, très agréable à porter lorsque l’on fait des mouvements extrêmes. Comme manier des armes. Elle portait de fins gants qui cachaient de longs doigts précis. Des bottes souples lui permettaient de marcher à un bon train. Elle pouvait sembler commune à toutes ces personnes marchant avec elle dans la rue, dont certains arboraient des costumes autrement plus impressionnants, ce qui faisait qu’elle se fondait dans la foule malgré ses couleurs criardes. Mais elle ne l’était pas. En effet, deux cimeterres étaient attachés sur son dos, des cimeterres fins et faciles à manier, pour ceux qui préfèrent la vitesse à la force. Mais son pantalon de cuir cachait aussi un nombre impressionnant de dagues et de choses pointues en tout genre, et personne ne pouvait soupçonner qu’une veste puisse contenir autant de poches. De plus, elle tenait serré dans sa main gauche une petite fiole, dont seuls les connaisseurs pouvaient deviner ce qu’elle contenait. Mais seuls ceux qui regardaient attentivement cette jeune femme pouvaient deviner qui elle était.

    Elle marchait d’ailleurs d’un bon train dans les rues bondées de Pallengad, et semblait avoir un but très précis. Elle finit par se faufiler entre une grosse matrone et un vendeur de pommes avant de prendre une allée latérale. Elle fit de la main droite un discret mouvement de poignet, et dans sa paume apparut une belle pomme rouge. Dans sa main gauche, qui retenait la mystérieuse fiole, il n’y avait plus rien. La fiole était rangée, désormais. Cachée. Cette rue latérale n’était qu’une ruelle exigüe et mal entretenue, pleine de coupe-jarrets et d’imbéciles. Elle la traversa sans jeter un regard à qui que ce soit. Certains s’écartèrent même discrètement de son passage, la reconnaissant. Elle ne savait pas que certains la connaissaient. Un patron avait fait courir le mot. Un de ceux qui vivaient encore. Le soleil tapait fort, en ce milieu d’après midi, alors qu’El se rendait sur les lieux du crime.

    Après quelques rues et ruelles de ce genre, et El arriva devant une masure. Elle ne se distinguait pas des autres, elle était identique. Mais pas aux yeux de la tueuse. En effet, déjà, la porte était cadenassée, ce qui était rare dans la cité. Ensuite, les volets étaient déjà fermés, alors que le soleil ne se coucherait pas avant une paire d’heure. Elle regarda la porte et sortit une petite clé d’une poche. La clé s’introduit sans mal dans la serrure, et un cliquetis se fit entendre. Un autre lorsqu’elle plongea ladite clé dans le cadenas. Elle poussa la porte et entra. L’action n’avait pas duré plus de quelques secondes. Personne ne l’avaient vu. Elle déposa la pomme sur la table, et observa avec soin autour d’elle. Elle chopa une paire de dagues et quelques poignards savamment dispersés. Ensuite, elle ressortit de la hutte, et referma avec soin derrière elle. Personne ne la vit sortir non plus. Discrète, invisible. Intangible. Elle sembla disparaître sur place. En fait, elle avait simplement changé de place d’une façon si subtile que seuls ceux qui la regardaient vraiment avait put le voir. Pas où elle allait, malheureusement pour eux. Elle savait exactement quand rentrait l’homme aux couteaux et n’allait pas perdre son temps à attendre pour rien. Elle parcourut les allées pleines de monde où vendaient les marchands des bijoux, des animaux, des coquetteries, des aliments. Elle s’arrêta devant un marchand de foulards, et en chopa un rose pleins de signes cabalistiques orangés. A la place, il y avait maintenant une pièce d’argent. La prise était celle d’une voleuse, mais le foulard coutait bien moins qu’une pièce d’argent. Mais El’ était généreuse, aujourd’hui. Elle allait finir un boulot qu’elle planifiait depuis quelques temps, et était de bonne humeur. Elle se balada pendant deux heures dans la cité avant de revenir à la petite chaume. Elle se posta dans un coin sombre et attendit. Elle se fondait parfaitement dans l’obscurité, cachée dans un coin où la lumière ne devait pas révéler souvent la crasse présente. Un homme arriva alors. *Juste à l’heure, le petit oiseau…* Il entra en déverrouillant les deux serrures. Dans un mouvement félin, Elowÿn se glissa derrière lui. Il lui tournait le dos pour fermer la porte, alors qu’elle se postait dans un coin. Lorsqu’il aperçut la pomme, il se figea. Sa main se rua là où El’ avait prit les deux poignards, qu’elle avait alors juste changé de place et mis plus loin. Ne les trouvant pas, il chercha des yeux les poignards moins importants. El’ en avait laissé un en évidence juste sur une commode, le seul meuble potable de la masure. L’homme se rua dessus. Tenta. Un pied lui fouetta sauvagement les jambes, et il se retrouva par terre. En la voyant, une grosse goutte de sueur lui coula sur le front. Elle lui fit un sourire carnassier.

    « Tu n’as pas que des amis en ce monde, et certains préfèrent te voir morts. Je suis désolée.
    -Non, attend !
    -Je suis désolée. »


    En fait, elle n’était pas désolée du tout. Elle prit le poignard sur la commode, et le fit tourner quelques secondes. Dans un élan de survie, il tenta de se relever et de s’enfuir. La pied gauche d’El’ lui écrasa les doigts par terre, et lui donna de l’autre pied un coup dans le ventre. L’homme se tortilla par terre, puis la regarda de ses yeux implorants. Elowÿn lui sourit et s’accroupit près de lui. De sa poigne de fer, elle le colla par terre. Le poignard sembla se planter de lui-même dans la poitrine de l’homme. Ce dernier ne fit pas un bruit, ce à quoi il aurait du penser. El’ retira le poignard de la plaie qui ne saignait déjà plus beaucoup, du fait de la mort de son porteur, et le posa à coté de la victime. Elle prit la pomme déposée quelques heures plus tôt et la posa près du mort. Elle aimait bien mettre un signe qui n’avait rien à voir avec les morts à côté. C’était marrant. La jeune femme ressortit comme elle était venue, prenant garde à bien fermer la porte derrière elle. Le problème avec ces gens là, c’est qu’ils vivaient à ou les murs étaient sourds et muets, donc personne ne le trouveraient avant un moment.

    Elowÿn repartie en souriant vers la rue principale, contente d’avoir fait son travail. C’était un travail bien fait, bien exécuté, et elle en était contente. Trop facile, quand même. Mais cette proie lui était tombée tout cru dans le bec, comme un bleu. Elle prit plusieurs rues, plus ou moins importantes, pour arriver à une taverne. Elle avait exécuté son travail juste à temps pour ne pas avoir à attendre. Un homme habillé de noir se trouvait au fond, assis à une table, nerveux. Elle s’en approcha, à l’aise dans cet endroit comme dans tout autre, et ne s’assit même pas.

    « C’est fait.
    -La preuve ?
    -Je n’ai qu’une parole. Peut être ne vous l’avons pas dit ? Cela te vaudrait la vie…
    -On dit aussi que tu ne respectes pas les engagements.
    -Ce sont les menteurs, qui disent cela. Payez-moi. Ou je me servirais moi-même. »


    L’homme la regarda longuement, se demandant si engager une autre personne pour la tuer était un bon choix. Il vit dans l’éclat de ses yeux pourpres que non. Il sortit une bourse et la luit tendit.

    « Si je découvre que vous avez menti… »

    Elle lui jeta un regard mauvais et chopa la bourse qu’elle glissa dans une de ses innombrables poches avant de disparaître de sa vue. L’homme ne savait pas alors qu’il avait été très proche de la mort. Heureusement qu’elle était de bonne humeur.

    Elowÿn sortit de la taverne et s’engagea dans les rues sans but précis. Elle s’ennuyait quelques peu, vu qu’elle n’avait que des contrats presque bidons depuis quelques temps. Elle soupira. La vie était bien morne, même en temps de guerre. Elle vadrouilla pendant une bonne heure, et le soleil se couchait. Elle commença à s’approcher d’une tour. Elle saisit les prises les plus basses, et regarda au dessus d’elle. Il n’y avait rien. Rien. Ce devait être une des plus hautes tours de la cité. Elle commença à grimper. Sa tante, qui l’avait formée pendant plus de cinq ans. Et elle ne l’avait pas formé qu’à tuer des gens. Elle l’avait formé à tout ce qui pouvait être utile dans la vie d’une vagabonde. El’ grimpa pendant plus d’une demi-heure, mais un peu moins d’une heure. Les tours étaient hautes. Mais El’ adorait grimper, et ca ne lui posa aucun problème. Elle s’arrêta au milieu, et regarda le soleil flamboyant qui se couchait, délaissant les pauvres gardes morts de soif et de fatigue, cédant sa place à la reine la lune, qui se montrerait d’ici quelques minutes pour régner sur son royaume piqueté d’étoiles. Elle reprit sa route, alors que le ciel s’assombrissait et teintait tout d’argent et de bleu. Elle finit par arriver an haut. C’était un toit de tuiles en forme de cône avec une pique au milieu. Elowÿn passa un bras, puis l’autre, et exerça une traction dessus pour monter. Elle se redressa et marcha jusqu’au sommet. Elle s’assit, puis regarda la lune. Elle allait passer la nuit ici, à regarder les étoiles et la lune, un des seuls endroits où elle pouvait se permettre d’être détendue et sereine dans cette citée coupe-gorge. Elle soupira et ferma les yeux. Un bruit de pas lui fit ouvrir les paupières. Il y avait quelqu’un à la fenêtre en dessous. Elle attendit. Elle savait que ce n’était pas un coupe-jarret, ils sont trop bêtes pour arriver jusqu’ici. Surement un garde. Il allait surement s’éloigner.
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Ayako Hattori

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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Mer 7 Juil - 2:58

Ce matin là Ayako Hattori s'était levée en retard. Il faut dire qu'elle allait avoir un véritable métier pour la première fois, et elle devait bien admettre que se lever aux aurores n'était pas dans ses habitudes ! Elle sauta donc dans les vêtements le plus vite possible manquant de tomber au sol, puis, elle se mit à courir en direction des remparts de la cité.

Elle arriva haletante aux pieds d’une des gigantesques tours, mais elle n’y fit pas vraiment attention: elle connaissait déjà ces murs ainsi que ces tours comme sa propre poche, elle y avait passé le plus clair de son enfance à y jouer "aux soldats" avec les autres garçons de son quartier.

Ayako était pleine d’espoir quant à la perspective de désormais être embauchée à ce poste, ce ne serait plus un jeu mais la vie !

Courbée, la paume des mains appuyées sur ses genoux pour reprendre son souffle elle observa tout autour d’elle pensant avec soulagement: "Ouf ! Y’a personne, finalement je suis peut être à l’heure, ou même en avance ?!"
Quelque chose l’aveugla soudain, s’apprêtant à dégainer sa petite dague et plaçant son autre main en visière sa vue revint peu à peu. Quoique encore un peu éblouie elle comprit que c’étaient tout simplement les rayons du soleil qui s’étaient reflétés sur une armure et tout son attirail. Elle s’en approcha, puis survola des yeux un morceau de parchemin noirci d’une écriture grossière, il lui donnait toutes les instructions à suivre étant donné son important retard.

La jeune femme devait mettre sa tenue, elle s’exécuta donc enfilant la bien trop grande armure qui était donc trop lourde pour elle. Elle passa ensuite la petite porte en bois de l’énorme tour et commença l’interminable ascension de ces escaliers vacillant de gauche à droite avec l’encombrement qu’elle portait désormais sur son dos.
Atteignant enfin le haut de la bâtisse elle s’adressa avec indifférence au garde déjà présent:
"C’est bon je prends la relève…Pas la peine de revenir cette nuit…C’est ma sanction pour mon retard ce matin…"
Le garde l’observait, il remarqua qu’elle portait un uniforme pour homme: elle avait la poitrine compressé et bien trop d’espace pour le ventre ! Il se moqua du ridicule produit répondant avec sarcasme: "Amuse-toi bien… "

Aya commença donc par faire une ronde exécutant un aller retour entre la tour où elle avait était assignée et la suivante. La chaleur s’était aujourd’hui mise contre elle, en plus de cette armure d’homme si lourde…
Revenant à son poste à l’intérieur de la tour elle en fit le tour observant l’extérieur : tout semblait parfait pour sa première journée de garde !
L’après midi étant déjà bien entamée: elle sentie son ventre gargouiller, mais étant donné son retard de ce matin elle n’avait eu le temps de rien prendre à manger. Elle se posta donc au centre de la salle, attendant encore et encore, comment pouvait elle déjà s’ennuyer ? Après tout cette journée ne devrait elle pas être palpitante ?


Après 2 longues heures qui ne semblaient point finir un très grand homme au crâne dégarni entra timidement: " Madame...vous voulez quelque chose à manger?... "
Elle répondit avec dédain: " Quoi ??!...Euh…bonsoir " Puis elle lui ordonna: " Je prendrais deux gros pains, du lait, 3 pommes " L’homme s’exécuta, et elle lui déposa rapidement l’argent dans son panier, puis le fixa l’air de dire: " C’est quand que tu pars ? "
Elle enfonça dans sa poche deux des trois jolies pommes rougeoyantes, et dévora vite tout le reste…elle n’avait rien dans le ventre depuis la veille.

Voilà que la nuit tombait enfin, elle se dit qu’au moins il n’y aurait plus cette chaleur, et que dès demain elle ferait changer son armure !
Un hibou vînt se percher sur le rebord d’une des grandes fenêtres, elle gratifia d’une caresse la tête de l’animal et sourit, puis ravisant son sourire elle vérifia que personne ne l’ai vu agir ainsi, ce n’était pas dans ses habitudes après tout…comme de se lever si tôt, ayant cette penser elle sentie surgir en elle une haine envers elle-même, si elle s’était réveillée plus tôt elle ne serait pas là à attendre que le temps passe au moins. Puis songeant à sa journée elle en fît le constat: une journée bien moins amusante qu’elle ne l’aurait pensé, les soldats se sont sûrement plus distraient qu’elle.
Le petit volatile si silencieux jusqu’ici tressaillit, le cœur de la jeune femme fit un bond, elle regarda par la fenêtre, d’abord devant, puis vers le bas, elle leva la tête en direction du toit de la tour et remarqua une étoffe légère et colorée, comme celles du marché, elle semblait accrochée là haut et planait quelque peu dans les airs, agitée par le vent.
Guidée par son instinct elle décida de retirer son armure, redevenant ainsi un simple civil à la vue de ses habits, mais elle préféra garder ses armes sur elle, resserrant à sa taille la ceinture qui soutenait le fourreau de son épée.
Elle se hâta grimpant avec agilité jusqu’au haut de la tour, endroit accessible seul via les quelques encoches dans le mur, elle arriva en une minute environ: seul 3 à 4 mètres séparaient le toit de la fenêtre.


Ayako ramassa le foulard qui était coincé dans les décors du balcon puis aperçut à la lumière du clair de lune une inconnue. C’est avec froideur qu’elle la fit émerger d’un, semble t’il, lourd sommeil:
" Levez vous, qui êtes vous ? Vous n’êtes pas autorisée à être ici, et comment êtes vous arrivée ici ? " Impatiente elle dégaina son arme et haussant le ton: " Répondez "
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Elowÿn Séfélia

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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Mer 7 Juil - 17:40

    El' était en train de se demander combien de temps ledit garde allait rester là à contempler le ciel, quand elle se dit que finalement il allait surement y rester la nuit, étant donné que c'était son tour de garde. Elle grogna, et se leva, s'étirant. Elle se rassit, les muscles noués, les yeux sur la lune. Avec son armure, le garde faisait un boucan du diable. El' en fut irritée. Même au beau sommet d'une tour, impossible d'être tranquille ! De nuit, en plus. De nuit après une journée torride et crevante. Incroyable. Elle soupira en jetant sa tête en arrière, les yeux dans le vague, laissant son esprit vagabonder et ne pensant à rien. Elle ne réagit pas quand un hibou, assez gros en fait, glissa ses ailes sur les voiles de la nuit et descendit quelques mètres en dessous d'elle, surement sur le rebord de la fenêtre la plus proche. Elle n'yt fit pas attention : la nuit appartenait aux hiboux et autres animaux du genre (en fait, du même genre qu'elle, aussi), et elle n'était pas là pour l'ennuyer. Malheureusement pour elle, le hibou dévoila sa présence. Elle s'en rendit compte lorsque le garde -la garde, en fait, passa la tête par la fenêtre et lui jeta un regard froid avant de grimper.

    El' ne s'y attendait pas trop, en fait, et hésita. Elle pouvait s'enfuir alors que la garde ne la voyait pas très bien, après tout, elle était douée : il lui suffisait de sauter dans le vide et de désescalder puis de passer sur d'autres toits. Mais la flemme l'emporta. Elle n'avait pas du tout envie de bouger, et encore moins de crapahuter partout. Tout ce qu'elle voulait, c'était qu'on lui foute la paix. Alors elle ne bougea pas, un peu dans le gaz, et s'aperçut que la jeune fille qui montait était légèrement plus jeune qu'elle, et qu'elle avait retiré son armure, mais qu'elle avait gardé ses armes. Bien sur. Évidemment. C'était une garde, après tout. El' garda sa tête de dépravée et se leva lentement. Autant qu'elle croie le plus longtemps possible qu'elle était à moitié folle...

    "Levez vous, qui êtes vous ? Vous n’êtes pas autorisée à être ici, et comment êtes vous arrivée ici ?
    Répondez. "


    Si El' détestait bien une chose, c'était 1) qu'on la menace avec une arme et 2) qu'on la menace tout court et qu'on lui pose des questions stupides. C'est sur qu'elle n'était pas en train de faire des gaufres ! Aussi, son mouvement fut vif lorsqu'elle dégaina son épée de rubis et la fit tinter contre la lame de la garde, l'écartant légèrement de sa trajectoire. Ce n'était pas un mouvement agressif (autant qu'un mouvement puisse ne pas être agressif avec une épée) et ne menaçait pas son interlocutrice, mais montrait son désaccord. Son ton était froid et coupant, et ses yeux de sang lançaient des éclairs.

    "On me nomme Chela. Les murs ne m'arrêtent pas plus que la verticalité, petite gardienne de pacotille..."

    Ses mots, coupants comme des éclats de glace purs, visaient la jeune femme comme des couteaux son cœur. D'ailleurs, en parlant de couteau, elle gardait son épée rouge bien levée devant elle en position parfaite de défense. La garde était surement bien entrainée, mais El', elle, se défendait dans des contrées obscures depuis des années et des années, franchissant bois et marécages et échappant à des proies tel des dragons voir même, un coup, une wyverne. Un animal très rare. Et très stupide, aussi, elle avait failli se carboniser toute seule. El' remonta de ses souvenirs assez bizarres avec un petit sourire arrogant et une moue un peu... Diabolique.
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Ayako Hattori

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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Jeu 8 Juil - 23:35

Ayako fut légèrement surprise par la réaction de cette intruse, son bras droit fut contraint de pointer l'épée vers le sol, mais cela ne la déconcentra en rien...
La journée, ou plutôt, la nuit, s'avérait enfin intéressante !
Un peu d'action ne lui ferais pas de mal. Observant l'adversaire, la gardienne pensa qu'elle était sans doute à peu près du même niveaux qu'elle. Elle se dit également que si le combat s'engageait il ne serait pas facile d'en sortir victorieuse, mais qu'elle en avait quand même toutes ses chances.

La réplique de cette soit-disante Chela lui parut fort désobligeante et elle ne put s'empêcher d'être vexée, cela créa en elle une certaine colère intérieure: d'aspect extérieur elle semblait parfaitement calme, mais surtout impassible comme à son habitude.
Elle répondit à l'expression de la vagabonde par un sourire tout aussi arrogant et jeta furtivement un regard sadique et malin autour d'elle faisant le constat de la situation: une adversaire de taille, semblant savoir manier les armes depuis aussi longtemps qu'elle, peut être un tout petit peu plus, le tout dans un lieu en extrême hauteur où la seul barrière de sécurité ne semblait être qu'un tout petit balcon de rien du tout.

Après quelques dixièmes de secondes de réflexion, elle fit abstraction des mots blessants malgré elle, et dit à contrecœur:
"Bien, je n'en doute pas, je constate bien que vous êtes arrivée par ici en escaladant...Mais vous savez aussi que vous n'êtes pas autorisée à dormir ici, je vous demanderais donc calmement de bien vouloir tranquillement quitter les lieux"
Elle laissa son arme pointée vers le bas, pour ne pas sembler la menacer, mais elle restait chaque seconde qui passait sur ses gardes, elle n'était pas garde pour rien !
Si elle avait été en civile elle aurait déjà engager le combat, mais elle se devait de ne pas faire de bavure lors de son premier jour d'embauche et d'apprendre à contrôler sa fougue.
Elle reprit donc, tâchant de prendre un ton aimable qui ne lui était pas habituel du tout et qui l'étonna elle même:
"Si vous ne savez point où loger...allez au couvant, les bonnes sœurs vous y accueillerons sans doute le temps d'une nuit"

Sur ces mots elle raidit imperceptiblement les petits muscles de ses bras et jambes s'attendant à tout type de réaction...
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Elowÿn Séfélia

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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Ven 16 Juil - 12:51

    Elowÿn éclata de rire. Un rire mauvais. Un rire... Oui, un rire un peu sadique et dérangé sur les bords. Qui se transforma en véritable éclat de rire à la dernière phrase de la jeune garde. Une véritable tempête qui semblait naitre au fond d'elle même et éclater au grand jour. Elle recula de quelques pas, s'écartant de la jeune fille zélée. A ce moment, elle était peut être plus vulnérable qu'elle ne l'avait jamais été, mais la situation était tellement... Hilarante ! Finalement, elle se calma et se frotta les côtes, puis chassa une larme qu'elle n'avait put retenir au coin de son œil. La réaction semblait démesurée, mais il suffisait de la connaître un tant soit peu pour trouver ce dialogue absurde. Changeant en tout point de physionomie, elle redevint la dangereuse chasseresse, froide et insensible, pour répondre, ou plutôt pour cracher à la figure de celle qui se tenait devant elle :

    "Et pourriez vous me montrer cet édit, jeune garde dont je ne connais pas le nom ? Et puis... Qui m'y obligerait ? Toi ?"

    Elle s'était retenue de lancer un 'Ça ?' méprisant, mais le ton était tout de même assez sarcastique pour faire rougir la jeune garde au besoin. Elle fit quelques passes gracieuses dans le vide, passant son épée de sa main droite à sa main gauche, puis une fois encore dans sa main droite. Elle l'immobilisa en position de défense, dans une garde irréprochable, et s'approcha doucement, murmurant à la nuit et à la jeune femme...

    "Tu n'es qu'un bleu, tu ne comprends pas la vie, encore... La guerre n'est pas un jeu. As tu déjà tué des hommes, des femmes ? Des stonefolmiens ?"

    Elle recula d'un bond, aussi agile qu'un félin. Elle ressemblait à une agile panthère en chasse qui jouait avec sa proie. Ceux qui la regardaient s'émerveillaient devant sa tenue, sa stature, son pas glissant et ses yeux brillants. Et se désolaient pour la proie, petite chose qui n'avait aucune chance... Elle reprit, toujours aussi bas de sa voix de velours, ses yeux de sang rivés dans ceux, couleur de l'eau pure, de la garde. Effrayante.

    "Je suis libre. Des stonefolmiens, j'en ai déjà vu, des centaines. Toi, tu as passé ta petite vie ici, entre quatre murs de la citée. Mais à Stonefolm, c'est pareil, ne t'y trompe pas. Il n'y a pas d'ennemis dans cette histoire juste deux camps d'hommes imbéciles qui se battent pour ménager leur égo. Seulement, trop peu de gens le voient, ça... "


    Elle sourit, un petit sourire en coin de ceux qui fascinent et attirent, mais qui, de la même façon, effrayent et pétrifient. Elle agita de nouveau son épée, la glissant d'un mouvement vif dans son dos, la rengainant. Elle ne voulait pas se battre cette nuit. Elle avait recherché la tranquillité, elle n'y avait trouvé que remous et déboires. Ah, c'était bien sa veine. En plus, tomber sur une garde en manque d'exercice et d'échauffement... N'empêche, elle la plaignait, elle n'aurait jamais pu faire soldat de son plein grès. Certains adoraient ça, la sueur, le soleil, et les grosses armures rien que pour surveiller une ville. Pas elle. Elle, ce qu'elle aimait, c'était la liberté, la nature, et la liberté. La vie, il faut la saisir à pleine main, on en a qu'une ! Et elle est parfois très courte... El' recula de quelques pas, histoire de ne plus être à portée de l'épée de la garde. Et reprit la parole, une fois encore.

    "Je ne veux pas me battre avec toi. Déjà, tu m'as bien vue, et je ne veux pas être recherchée. Alors si on se bat, je serai obligée de te tuer, et je n'en ai pas envie. Et cette nuit est douce, pourquoi la charger de sang ? Laisse moi ici, je ne fais pas de mal. Sinon, j'irai ailleurs, sur une autre tour, plus calme. De toute façon, tu t'en fiche, alors pourquoi me suivre ? Ah, et ne me crois pas en danger car j'ai rengainé mon épée. Il est des choses qui ne sont des atouts que dans l'esprit des gens."

    En effet, être armé face à une personne l'arme au fourreau semble souvent un atout. Pas avec El'. La jeune femme a appris très tôt que sa survie dépendait souvent de ce mouvement, instinctif, qu'était de saisir la garde et d'être prête. Elle avait étudié ce mouvement pendant des heures, et ce qui était défensif, pour elle, était devenu offensif. D'un trait, elle saisissait son épée, et lorsqu'on attendait qu'elle pare, elle frappait.

    Elle remarqua un détail, juste un détail : deux oreilles pointaient hors du casque de la jeune femme. Oh, une elfe... Il y a deux catégorie d'elfe, ceux qui aiment le soleil et la nature, et ceux qui aiment la guerre et le sang. Mais cette dernière n'était pas assez vicieuse pour aimer la guerre et le sang, mais que faisait elle ici alors ? La plupart des elfes pacifiques détestaient tuer, et se faisaient même parfois végétariens...
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Ayako Hattori

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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Sam 17 Juil - 1:15

Ayako Hattori vit rouge à chacun des gestes et paroles de cette "Chela" Son visage se crispa en un rictus durant quelques secondes. Elle regrettait d'avoir tenté d'être aimable et se dit qu'elle savait bien que de telles niaiseries étaient bien inutiles. Alors ses yeux semblèrent plus froid que les neiges éternelles, et ses traits de visages, habituellement jolis, laissèrent apparaître des marques de mécontentement au niveau des sourcils lorsqu'elle les fronça.

La femme lui rit au nez pour presque lui cracher dessus après:

"Et pourriez vous me montrer cet édit, jeune garde dont je ne connais pas le nom ? Et puis... Qui m'y obligerait ? Toi ?"

La vagabonde ajouta:
"Tu n'es qu'un bleu, tu ne comprends pas la vie, encore... La guerre n'est pas un jeu. As tu déjà tué des hommes, des femmes ? Des stonefolmiens ?"

Aya répondit sur le ton le plus agressif jamais vu:
"Ne te permet pas de juger ma vie si tu ne la connaît pas...Un jeu ? Mais c'est la vie qui est un jeu, et les petites pièces comme toi je les élimine rapidement de l'échiquier. Déjà tué ? Voyons voir ça, tu sera peut être ma première victime..."

Elle était folle de rage, mais écouta quand même les paroles de la chasseuse observant les moindres faits et gestes:

"Je suis libre. Des stonefolmiens, j'en ai déjà vu, des centaines. Toi, tu as passé ta petite vie ici, entre quatre murs de la citée. Mais à Stonefolm, c'est pareil, ne t'y trompe pas. Il n'y a pas d'ennemis dans cette histoire juste deux camps d'hommes imbéciles qui se battent pour ménager leur égo. Seulement, trop peu de gens le voient, ça... "

L'Elfe répondit:
"Je ne suis pas là pour tuer de quelconques ennemis, mais pour protéger la vie de certaines victimes face à d'autres victimes, je t'ai déjà dit de ne pas juger, tu ne connaît pas mes intentions, bonnes ou mauvaises"

Ayako n'avait pas vraiment eu le choix de devenir garde, c'était tout ce dont elle était capable...et même si en ce début de première journée ici elle était contente, elle avait déchanté d'heures en heures au fil du jour.
Elle se demandait vraiment qui était cette Chela, elle savait pertinemment que cette personne pouvait être en train de lui mentir comme elle respirait: à chaque seconde.

La femme un peu "sauvage" reprit:

"Je ne veux pas me battre avec toi. Déjà, tu m'as bien vue, et je ne veux pas être recherchée. Alors si on se bat, je serai obligée de te tuer, et je n'en ai pas envie. Et cette nuit est douce, pourquoi la charger de sang ? Laisse moi ici, je ne fais pas de mal. Sinon, j'irai ailleurs, sur une autre tour, plus calme. De toute façon, tu t'en fiche, alors pourquoi me suivre ? Ah, et ne me crois pas en danger car j'ai rengainé mon épée. Il est des choses qui ne sont des atouts que dans l'esprit des gens."

Pourquoi, elle, si agressive, ne voudrait-elle pas tuer la garde ? Sans doute encore une ruse, elle pensait distinguer une avidité de sang dans le regard de Chela. Recherchée ? Avouait-elle donc un crime à Aya, ou bien même son propre assassinat ?

Ayako annonça soudainement:

"Ne pense pas que je te sous estime, ce serait me sous estimer moi ! Quant à ton épée fais en ce que tu veut, pointée sur moi ou non, rangée ou pas, elle ne changera pas bien grand chose. Et si tu veut que je te laisse ici cette nuit, et bien d'accord, tu pourra même y revenir chaque nuits si tu le désir, mais chaque fois je serais ici"

Sur ces mots elle rangea à son tour son épée: elle était bien trop loyale pour combattre inégalement, quelque soit la force de son adversaire, elle ne supporte pas cela: l'une désarmée, l'autre pas, ou bien l'une dégainée sans l'autre. Elle s'accouda ensuite à la colonne l'air (seulement) détendue, prête à passer la nuit avec une compagnie qui lui est étrange.

Elle sentie soudain le regard de l'assassine sur ses oreilles, d'un furtif geste elle tenta de les cacher en repoussant sa longue chevelure dessus, mais en vain: on voyait toujours un peu (mais moins) ses oreilles pointues...elle savait maintenant que Chela la savait être une Elfe, ce dont elle avait horreur que l'on sache (mais que tout le monde savait quand même), car tout le monde connaissait les deux catégories d'Elfe, et que Aya était toujours jugée à cela puisqu'elle était entre les deux seulement: donc inqualifiable. Être jugée: quelque chose qu'elle détestait, car personne ne la connaissait vraiment jusqu'ici...
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Elowÿn Séfélia

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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Mar 20 Juil - 20:19

    Visiblement, la jeune elfe n'appréciait pas du tout ses paroles acides et bien tournées. Elle eut une moue ennuyée. Mais elle ne voulait pas se battre ! Elle voulait juste la paiiiiix... Merde alors ! Pas moyen d'être tranquille. Et puis, voilà qu'elle voulait taper la causette et répondait... Quelle impertinente ! Mais bon. Comme c'était partie, pas moyen d'y couper, visiblement. El' rit, et recula de quelques pas, puis tira la langue à la jeunette. Ensuite, elle s'assit confortablement sur les tuiles d'ardoises du toit, une jambe dans le vide, l'autre repliée devant elle et entourée de ses bras, soutenant son menton. Ses yeux se perdirent quelques minutes dans la foule de lumières de la ville, telles des lucioles figée dans l'instant présent. La lune baignait le tout dans une ambiance irréelle. Abandonnant son attitude belliqueuse, El' s'étira et reprit sa position, semblant ignorer la jeune garde. Elle avait bien compris que cette dernière ne l'attaquerait jamais de dos en l'ayant vu rengainer son épée lorsqu'elle avait rangé la sienne. Arf. Elle reprit la parole, d'une voix plus embêtée qu'autre chose, montrant bien à la jeune garde qu'elle aurait préféré être seule.

    "Laisse moi t'éduquer, bambino. Non, la vie n'est pas un jeu. Ce n'est pas un échiquier, pas même un jeu de dames. La vie, ça commence un jour, et ça se termine un autre, mais surtout, tu n'en a qu'une. Toi, tu vas tuer. Ça n'est peut être pas arrivé, mais tu vas tuer des gens, si tu restes garde. Ces gens, tu vas les tuer au nom de la défense. Et alors ? Que tu tues sous ce prétexte ou sous un autre, c'est la même chose. Regarde ! Le fou qui tue par plaisir fait il plus de mal que la garde qui défend sa citée ? La seule chose qu'ils ont de différent, c'est un idéal. Tu combats pour le bonheur des autres, et lui pour son bonheur à lui. Et alors ? Crois tu que les gens de la citée aiment les gardes ? Et celui qui meure, aurait il préféré mourir sous tes coups ou sous ceux d'un psychopathe ? Ou est la différence, pour lui ? Il est mort. Les grosses pièces mangent les petites, mais ce n'est pas pour ça qu'une petite pièce ne peut manger une dame. La vie n'est un jeu que dans ton esprit. Et je peux te garantir que tous tes partenaires ne joueront pas franc jeu."

    Elle se tut. Le silence envahit la plateforme. Quelque part, El' regrettait tout ces morts qu'elle laissait derrière elle. Si l'elfe savait qui elle était, elle la tuerait dessuite, sans même lui laisser le temps de placer un mot. Mais si la vie est un jeu, alors El' est une tricheuse professionnelle, et elle a toute les cartes en main. Car si le tricheur à gros sur la conscience, il gagne, lui. Et dans le jeu de la vie, on ne perd qu'une fois. Son souffle formait une douce brume devant elle qui s'enfuyait en de légères volutes vers les gros nuages moutonneux des cheminées. Les étoiles piquetaient le ciel, lui rappelant un coin de forêt tranquille, un chemin solitaire, une biche aux abois. L'instant où tout se confond, o la nature est en paix avec elle même, où l'homme a sa place dans le monde, où tous les fils de la vie sont unis dans un même but. Harmonie. Mais rares sont ceux qui prennent conscience de cette harmonie. Alors que la nature y est tout disposée, l'Homme avec un grand 'H', lui, tend vers le Chaos. Et le chaos tue l'harmonie.

    Hurlement de loup dans le lointain. Bruissement des ailes d'une chouette dans les airs. Fraicheur du vent contre sa peau. Douceur et éternité de la pierre immuable.

    Mais ces fils qui unissent parfois les êtres vivants se distendent, se cassent, se brisent, et vont chacun dans un sens différent l'instant d'après, tendent vers des buts tous différents. Et alors, le hurlement se termine, le bruissement se tait, le vent tombe et la pierre se brise. Fini. L'instant est passé, il n'est plus que murmure dans l'esprit des protagonistes. El' secoue doucement la tête, rouvre les yeux et redescend dans la réalité. Sa voix se fit plus dure, plus cassante, alors qu'elle reprend.

    "Chaque nuit tu seras ici... J'aimerais bien voir ça. Ça t'ennuierait autant que moi, cette rancœur que tu entretient à mon encontre parce que mes paroles sont franchise me dépasse. Arrête de vivre dans ce que les autres perçoivent de toi, et va vivre ce que tu as envie d'être. Tout le monde évolue, à part le dernier des imbéciles, et tu es bien loin d'être une imbécile. Ta première victime..."

    Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme à l'évocation de ces mots.

    "Ah ! Pour cela, il faudrait déjà que tu me touches, déjà que tu m'attrapes..."

    Elle rit franchement, doucement, et jeta un regard en coin à l'elfe. Elle semblait assez en pétard. Elle reprit, encore.

    "Protéger des victimes d'autres victimes... Quelle est l'équation de ta vie ? Ça ? Tuer des innocents pour en protéger d'autres ? Tu auras beau tuer des centaines de personnes, rien ne changera. Les soldats ne changent pas le monde, ce sont les conseillers et les rois. Rien d'autre."

    Et les coups d'état, aussi, mais ça, elle ne l'avait pas mentionné. Après tout, elle n'allait pas lui mâcher le travail de réflexion. Cette jeune fille allait surement très mal dormir, et cette idée réjouissait la jeune femme à qui elle avait pourri la soirée. Une nuit -voir beaucoup, contre une soirée. Bon, elle y gagnait, mais c'était ainsi, la vie. Elle en avait assez. Si la jeune garde entretenait la conversation, qu'elle le fasse rapidement. Sinon, elle allait s'en aller, et passer la nuit ailleurs. Loin. Loin de cette garde zélée.
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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Mer 21 Juil - 0:57

La jeune femme s'assit à côté de Chela, gardant quand même quelques distances (1 ou 2m) elle l'écouta, ses jolis yeux clairs fixant le vide en direction des nuages brumeux de la nuit.

Elle balançait ses deux jambes lentement lorsque l'étrange femme dit:


"Laisse moi t'éduquer, bambino. Non, la vie n'est pas un jeu. Ce n'est pas un échiquier, pas même un jeu de dames. La vie, ça commence un jour, et ça se termine un autre, mais surtout, tu n'en a qu'une. Toi, tu vas tuer. Ça n'est peut être pas arrivé, mais tu vas tuer des gens, si tu restes garde. Ces gens, tu vas les tuer au nom de la défense. Et alors ? Que tu tues sous ce prétexte ou sous un autre, c'est la même chose. Regarde ! Le fou qui tue par plaisir fait il plus de mal que la garde qui défend sa citée ? La seule chose qu'ils ont de différent, c'est un idéal. Tu combats pour le bonheur des autres, et lui pour son bonheur à lui. Et alors ? Crois tu que les gens de la citée aiment les gardes ? Et celui qui meure, aurait il préféré mourir sous tes coups ou sous ceux d'un psychopathe ? Ou est la différence, pour lui ? Il est mort. Les grosses pièces mangent les petites, mais ce n'est pas pour ça qu'une petite pièce ne peut manger une dame. La vie n'est un jeu que dans ton esprit. Et je peux te garantir que tous tes partenaires ne joueront pas franc jeu."

Elle resta silencieuse pensant tout de même encore que la vie était un échiquier: les pièces tombent, elles sont sacrifiés, une plus faible peu en manger une autre plus grosse, on en déplace une autre lorsque l'adversaire ne regarde pas, un roi et son royaume tombe: un autre remporte la partie, et lorsqu'elle est terminée, une autre recommence, ainsi va le monde, ainsi fonctionne chaque pièce du plateau, voilà ce qu'était la vie pour Ayako Hattori en cet instant: elle n'était qu'un misérable pion, au mieux une tour (rappelons qu'elle est garde dans cette tour si haute) une tour que l'on manipule pour faire tomber des pièces jusqu'à ce que elle même tombe, il est vrai que l'Elfe préfèrerais être le roi ou bien la reine, non pas pour le pouvoir mais pour être plus libre...mais même si son travail ne l'enchantait pas, que ferait-elle à part ça ?...

Elle émergea de ses pensées lorsque un gros hibou hulula et elle se rendit compte que personne ne parlait. Puis, Chela reprit soudainement:


"Chaque nuit tu seras ici... J'aimerais bien voir ça. Ça t'ennuierait autant que moi, cette rancœur que tu entretient à mon encontre parce que mes paroles sont franchise me dépasse. Arrête de vivre dans ce que les autres perçoivent de toi, et va vivre ce que tu as envie d'être. Tout le monde évolue, à part le dernier des imbéciles, et tu es bien loin d'être une imbécile. Ta première victime..."

Aya laissa apparaître un petit sourire, puis s'en rendant compte elle l'estompa espérant qu'elle ne l'ai pas vu, elle ne voulait pas qu'elle voit qu'elle n'avait pas de réelle rancoeur.


Chela ajouta:
"Ah ! Pour cela, il faudrait déjà que tu me touches, déjà que tu m'attrapes..."
Puis:
"Protéger des victimes d'autres victimes... Quelle est l'équation de ta vie ? Ça ? Tuer des innocents pour en protéger d'autres ? Tu auras beau tuer des centaines de personnes, rien ne changera. Les soldats ne changent pas le monde, ce sont les conseillers et les rois. Rien d'autre."

C'est à ce moment que Ayako se releva d'une fulgurante rapidité et toucha doucement l'épaule de la mystérieuse femme lui murmurant à l'oreille: "Touchée". La scène ne dura que quelque secondes. Puis l'Elfe rigola de bon coeur et se stoppa net, reprenant d'un ton plus sérieux: Nous verrons si le monde changera un jour, et comment...Bonne nuit..."

Elle lui tourna alors lentement le dos et en profita pour sourire grandement, elle était très étrangement heureuse: cette femme était, de toute sa vie, la première personne à être franche avec elle, elle ne mâchait pas ses mots, pas comme la plupart de son entourage et leurs niaiseries...
Certes elle était très sèche et fort agressive, mais c'était peut être ce qui faisait sa franchise, Ayako Hattori appréciait cette qualité chez les gens, et elle décida de la laisser tranquille, malgré le fait qu'elle sache au fond d'elle que cette femme n'avait pas les mains très propres (pour ne pas dire pleines de sang)
Elle s'assit sur le rebord à l'opposé s'apprêtant à rejoindre son pénible et ennuyeux poste, car elle savait sa compagnie indésirable à cette étrange femme. Mais avant elle eu une pensée: pourquoi cette femme avait l'air de vouloir dissuader Aya de tuer si elle même ne semblait pas s'y tenir ? Et pourquoi cette femme à l'air si impulsif n'avait encore rien tenté contre elle ?
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MessageSujet: Re: :. dans les rues de Pallengad   Jeu 22 Juil - 19:28

    Jamais la jeune garde ne saurait combien elle était passée proche de la mort. Jamais elle ne saurait que la jeune femme aux cheveux de rubis avait pris sur elle pour ne pas la transpercer d'un bon coup de poignard bien placé. Jamais elle ne saurait que El' avait saisit son mouvement du coin de l'œil, bien trop recherchée et pleine de sang pour ne pas être constamment sur ses gardes, les meilleurs assassins n'œuvrant que quand on ne s'y attend le moins. Ledit poignard, sorti de sa manche, fut rengainé avant même que l'elfe ne s'en rende compte. El' savait qu'une seconde d'inattention coutait la vie à quelqu'un, et ne tenait pas à perdre sa tête bêtement. Mais la garde, lui ayant prouvé sa bonne foi et, aussi, sa stupidité (certains auraient dit sa pureté, mais le monde est dur et il est stupide de se voiler la face), elle s'était retenue, évitant même de se jeter de côté et de choir du toit. Elle eut un sourire fin. Si ca n'avait pas été un jeu, la garde l'aurait peut être touché, si elle l'aurait voulu, mais toucher ne suffit pas. En tout cas, El' ne tenait pas à se mettre un garde à dos, surtout une elfe, car quoi qu'elle en dise, ce sont de fiers combattants. Plus rapides que les humains, plus sensibles, aussi. Elle même devait à sa part animale cette rapidité et cette sensibilité irréelles. Sans elle, elle serait morte depuis longtemps.

    Elle écouta le bonsoir de la jeune garde d'une oreille distante. Elle était contente qu'elle ait renoncé à ses projets de grandeur et de fidélité pour sa patrie, qui n'étaient qu'un baratin pour engager les jeunes crédules. Elle reprit la parole doucement.

    "La vie n'est pas un échiquier géant, ou je n'y aurais pas ma place. J'ai la mobilité d'une reine, l'apparence d'un pion, l'étrangeté d'un cavalier et l'importance d'un roi. Sans nous, qui mangeons sans nous faire voir, ce pays serait autrement différent. Sans nous, oreilles et armes des rois et des riches, le monde serait bien différent, oui. Alors arrête de te prendre pour un pion, et soit une reine à ta façon. Il n'y a rien de mieux que la liberté. Mais rappelle toi. La reine est celle que l'on cherche toujours à éliminer en premier. "

    Sentant, par un sixième sens animal, les questions que se posait la jeune garde, elle glissa sur le dos et se tourna vers elle, ses yeux de sang plantés dans ceux, d'un bleu azur, de la jeune elfe. Dans ses yeux, indifférence. Neutralité. El' n'exprimait jamais rien avec son corps, c'était un langage si facile à déchiffrer pour peu qu'on en ait le mode d'emploi... Elle parlait avec les mots. Après tout, ils étaient là pour ça. Et que de multiples significations peut avoir un simple mot, une simple phrase... C'est tellement plus amusant ! Sa voix, toujours atone, rien que murmure, se perdit dans la nuit.

    "Tuer n'est pas un jeu, comme tu le penses. Il faut tuer comme on le veut et non pas comme les autres le veulent. Des morts, il y en a partout, et si on ne saisit pas sa chance, quelqu'un d'autre le fera. Autant faire en sorte que ce que l'on fasse rapporte. Et ne crois pas tous ceux qui saisissent leur chance sont stupides. Une mort n'est jamais stupides, et les accidents encore moins. Crois tu que le fait qu'un homme tombe de cheval et lègue sa fortune à son jeune ambitieux de fils soit naturel ? Non. Mais ledit fils trouvera toujours quelqu'un, alors autant que ce soit fait dans les règles de l'art. Car si la vie n'est pas un jeu, la mort en est un."

    Elle laissa échapper un petit soupir. Elle avait été élevée pour tuer des gens. Sa tante elle même l'avait éduquée, c'était une affaire de famille. Un jour, peut être éduquerait elle quelqu'un, elle aussi. Elle sursauta intérieurement. Elle n'avait jamais songé à cette idée, mais voilà qu'elle formait dans son esprit des multitudes d'idées. Pourquoi pas ? Bon, elle n'était pas emballée à l'idée de se trimballer un mioche stupide et malhabile, mais pourquoi pas ? Après tout, elle mourrait bien un jour, pourquoi personne ne lui succèderait ? Mais, là encore, l'idée de se trainer un morveux stupide ne l'enchantait pas. Bon, pas encore, pas tout de suite. Elle y repenserait plus tard. C'était réglé. Elle regarda la jeune femme. Elle allait partir et -enfin !, la laisser tranquille, seule, en tête à tête avec les étoiles ses sœurs et son amie la lune. Mais avant...

    "Quel est ton nom ?"

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