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 ¤ Le clair de lune et l'oubliée <libre>

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MessageSujet: ¤ Le clair de lune et l'oubliée <libre>   Lun 30 Nov - 22:36

¤ Le clair de lune et l‘oubliée ~
♥️ Les ombres se tordent et trépassent,
Tout à coup, le monde se glace,
Un instant et cieux infinis
Se brisent en un berceau d‘étoiles.
Seul nous guidera le mistral
Car rien n’est plus, tout est nuit
...
    C’est lorsque le soleil quitte son doux lit bleuté que rougit le ciel. Jaloux? Gêné? Emu? Flatté? Nul ne le sait. Nous humains somment condamnés à regarder sans comprendre cette humeur journalière. Les nuages s’empourprent alors de teintes chatoyantes, ravissant nos yeux qui s’assoupissent à leur tour. Sayuki en profitait pleinement, perchée sur un arbre de la Forêt du Dragon. Celui-ci se balançait légèrement sous elle, emporté dans une danse calme et monotone par le vent du soir. Devant les yeux fascinés s’étendait un océan de feuillages frémissants. Tantôt vif, tantôt dépassé, le vert se mêlait aux chauds orangés. Le doré captait merveilleusement les dégradés du crépuscule. Il semblait être un miroir des nues voluptueuses. Le tout offrait un magnifique spectacle, une chorégraphie tranquille des éléments. Une bourrasque plus violente que les autres arracha un léger sourire à la demoiselle. Il était temps. Le ciel s’endeuilla. L’unique source de lumière restante était une lune arrondie, un disque d’argent à l’auréole glacée. Les feuilles en perdirent leurs couleurs, tout se fit bleu. Tout se fit gris. Et noir de ténèbres. Aucune étoile ne s’alluma ce soir là. Elles devaient se cacher, timides, derrière quelques traînées de brouillards. La jeune Kyoujins se leva élégamment, dans un équilibre assuré sur sa branche qui tanguait comme un navire brisant des flots tourmentés. Son aplomb était à la fois stable et fragile. Elle posait ses pieds nus l’un devant l’autre avec une extrême assurance, telle une funambule, tout en se sachant jouet du destin. A tout moment, un souffle sournois pouvait la perdre dans le vertigineux vide qui s’ouvrait devant elle. Mais Sayu’ n’avait pas peur. La belle s’amusait à mettre sa vie en péril, sans but évident, juste histoire de s’offrir une vague d’adrénaline. Doux était ce sentiment de danger la frôlant, savoureux était cette sensation de fierté insoumise qui la menait face au péril évident. Elle se riait de cette distance qui la séparait du sol. Elle s’en était toujours moquée. Ainsi était-elle. Sans frayeur aucune à deux doigts de la chute. Certain disent que la peur est une protection, une mise en garde appréhendant le mal pour mieux y échapper. Celle qui s’improvisait acrobate, là-haut sur sa fine branche, n’était pas de cet avis. Sayuki pensait, en y croyant dur comme fer, que qui s’invite au bal du risque en se faisant confiance attise la fortune.

    Son chemin audacieux la mena d’arbre en arbre, comme un agile écureuil errant. L’obscurité croissante, à mesure qu’elle s’enfonçait dans les bois, l’engloba finalement pour de bon. Elle ne pouvait plus voir qu’à une très courte distance. Finalement, le hasard fit qu’elle se perdit entre les rameaux d’épineux. Elle décida alors de retourner à terre, préférant éviter de s’égratigner trop les pieds des aiguillons désagréables des vieux pins. Sayuki rejoignit la froide pénombre qu’abritaient les branchages. Ceux-ci s’agitaient à présent au-dessus d’elle, comme furieux. Ici, le vent ne soufflait plus ou très peu, filant silencieusement dans le vide étrangement glacé, où seuls quelques troncs se dressaient. On aurait dit les piliers immobiles d’un toit de feuilles. L’atmosphérique était à la fois lourde et étonnement apaisante. La Forêt du Dragon avait toujours attiré la jeune fille. C’était plus fort qu’elle : les rumeurs qui couraient à son sujet aiguillaient sa vive curiosité depuis sa plus tendre enfance. Que de tapages pour un bosquet… Mais elle, elle aimait croire à ces contes pour enfants. Elle chérissait même les moments où elle avait frémit d’effroi, lorsqu’on lui racontait l’histoire d’un voyageur de passage agressé par une armée de trolls, une princesse égarée enlevée par une vicieuse goule, et tant d’autres effrayantes anecdotes. Pourtant, maintenant qu’elle y était, la tranquillité fut sa seule réponse à sa présence. Elle en fut presque déçue. S’avançant à pas lents sur les feuilles mortes et humides, elle observa autour d’elle, dédaigneuse. Voici donc la fameuse origine de toutes ces rumeurs. Cela n’avait rien d’angoissant. Il est vrai que l’absence de vrai lumière, hormis les rayons blêmes de la lune qui filtrait à travers les feuillages, donnait une ambiance particulière aux alentours. Mais c’était tout. Sayu’ commençait à douter qu’elle ait à se servir de son sabre. Dommage, elle se serait amusée. Et ne la traitez pas d’insouciante : la battre ainsi munie de son arme acérée n’est qu’un rêve incapable si l’adverse n’est doté de pouvoirs. Sa vitesse est telle qu’elle n’est alors plus qu’une brise tournoyant, impalpable et… implacable. Un véritable feu-follet. Comment alors craindre un pitoyable loup-garou?

    La légère brume qui flottait dans les sous-bois s’épaissit. Dans un léger soupir contraint, elle reprit sa route vers Myridia. Non qu’elle en sache la direction précise mais si, avec un peu de chance, la brise quasi-imperceptible n’avait pas changé de sens, alors elle devait aller avec Sayu' et non contre elle, comme elle l’était à l’allée. Elle croyait en son sens de l’orientation, cela devrait suffire. Ses pas étaient étouffés par l’épaisseur des feuilles sur le sol. Pourtant, on n’entendait qu’eux, à par les chuchotements coléreux des arbres taquinés par le vent au dessus de sa tête. Elle sentait chaque brindille sous ses pieds, bruissant doucement à son contact. C’était délicieux. Pas autant que l’adrénaline, peut-être, mais tout de même. La senteur mi-sucrée mi-acide de la nature parfumait l’air, et cela suffisait à la rendre heureuse. Malgré tout. Malgré ses recherches sans fin et sans vraiment de résultat, pour l’instant. Cela, qui lui occupait si souvent l’esprit, revint avec hargne. Pourtant, cette pensée avait été chassée quelques instantes grâce à son périlleux cheminement. Et la voilà de retour, avec les désagréments qu’elle entraînait… Son cœur battit plus fort, angoissé. Arriverait-elle à les retrouver un jour? Agir seule était du inutile. Non, pire, c’était du suicide. Elle avait besoin d’eux. Pour combattre cette royauté bâtie sur le mensonge et la violence. Faire tomber les couronnes, et faire de ces personnes ailées des gens comme les autres… Ou pire. Ces tyrans, elle les connaissait. Ceux de Pallengad, elle les avait vu de près. Elle leur avait parlé, souris, ris. Aujourd’hui, la jeune fille au sang royal le regrettait profondément. Après avoir connu le peuple, après la vie par leurs regards misérables et abandonnés des hauts placés… Non, ils méritaient bien pire. Ils méritaient de voir leur monde se bouleverser, enfler, hurler, puis s’éteindre. Ils méritaient la cruelle vision de leur peuple se soulever, les atteindre, les pourfendre. Mais avant, il fallait convaincre ces gens qu’ils en étaient capables, que leur nombre et leur volonté suffirait à changer la face du monde. Que si ‘on’ les disait vulnérable, c’était parce qu’'on' avait peur d’eux. Que leur situation était injuste, et qu’il ne tenait qu’à eux de la renverser. Les Kyoujins montreraient la voie. Ils leur suffiraient de suivre.

    Sayuki secoua doucement la tête, ébouriffant sa chevelure chatoyante, mais bleutée en cette nuit lunaire. Il fallait qu’elle se concentre sur la direction à prendre. Se pas l’avaient menée à une clairière immense. Assez grande pour contenir un lac, c’est dire! Sa surface tranquille scintillait sous l’astre clair. Émerveillée, la jeune fille s’en approcha. Le vent faisait onduler légèrement l’eau limpide, la ridant avec une délicatesse infinie. Il s’était calmé. Le silence se faisait plus doux, là où la forêt était à ciel ouvert. Il faisait moins froid, aussi, comme si la lune était un soleil aux rayons tièdes. Elle admira quelques minutes le reflet de la lune sur le miroir paisible, puis glissa doucement un orteil dans le liquide. La jeune fille frémit, et l’eau aussi. Soudain, un bruit étrange provenant de la forêt la fit relever la tête. Elle pivota, pas inquiète mais tout simplement curieuse d’en connaître l’origine. Sa main s’était refermée sur la manche de son sabre, par réflexe. Elle s’avança dans l’herbe fraîche, scrutant la pénombre. Après un instant immobile, elle tenta d’une voix qui se voulait assurée :
« Il y a quelqu’un? »
    Pas de réponse… Evidement. S’attendait-elle vraiment à ce qu’un ogre sorte timidement de sous les feuillage et se présente en lui demandant si elle voulait un café? Sayu’ eut un éclat de rire tant elle se sentait idiote. Éclat de rire cristallin qui se répercuta dans le ciel endormi et fit fuir une chouette apeurée. Elle referma sa bouche et passa un doigt sur ses lèvres fines. Son regard amusé parcouru encore une fois le paysage nocturne avant de se détourner. Personne. Alors elle continua sa route, contournant le lac en prenant son temps, le regard perdu dans ses irisations bleutées. Mais un craquement sourd la fit faire à nouveau volte-face, dégainant son arme d’un geste vif. Cette fois, c'était certain: il y avait effectivement quelqu'un. La silhouette qui s'approchait en témoignait.


Dernière édition par Sayuki Aiel le Mar 18 Mai - 12:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ¤ Le clair de lune et l'oubliée <libre>   Mer 30 Déc - 20:19

J'étais immobile ,seul . Où ? Dans un lit , un vieux lit qui grinçait à chacun de mes mouvements .Je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit intérieurment je me jura de faire plus attention au choix des auberges dans lesquels je logeais pour une nuit ou deux tout au plus . Un rayon de soleil vint m'aveuglé soudainement .Par instinc je me cacha la vue de ma main . La journée semblait bien avancé à en croire les rayons du soleil qui m'attaquaient . Je me leva avec non chalence de ce vieu lit abîmé par le temps . Moi qui avait beaucoup d'attirance pour tout ce qui était luxueux ... J'étais mal dans cette vielle auberge miteuse . Je me vêti rapidement et me'avançais vers ce qui semblait être une salle de bain . Mon regard horrifié par la propreté de la pièce s'en détourna rapidement . L'envie de m'arranger m'étais rapidement passer . Il faut dire que le tout formait un résultat plus que répugnant et de toute évidence les normes d'hygiène n'était pas respecté . J'empoignai mon sac et partit de ma chambre . Je traversai alors un long couloir dont le sol était recouvert d'une épaisse couche de crasse quand j'entendis sonner midi . Je n'avais rien à faire de mes journée et cela me désolais . J'arriva rapidement au comptoir sur lequel je déposa une bourse et quitta ce lieu répugnant . Me voila à présent à érrer dans les rues animé de Myridia . J'avais faim mais je n'avait pas suffisement l'envie de me nourrir pour prendre un repas complet si bien que je prit la décision de me dirigeais vers les rues comemrcantes de la ville . J'y arrivai rapidement , devant moi s'étendait de nombreux marchand . Comme d'habitude la foule envahissait ce lieu . Je commença donc la traversée de cette sorte de grand marché en frodant tout prés des étallages . J'étais très attentif aux contenu des étalages vous comprendrez rapidement pourquoi . Je jeta quelques coup d'oeil furtif aux alentours il y avait plein de personnes et c'était parfait . Ma main attrapa rapidement une poire sur l'un des étalages . Poire que je porta à ma bouche mine de rien au beau milieu de la foule . Selon moi plus il y avait de monde plus il était simple de voler . Je n'étais pas d'un naturel voleur mais la faim justifie les moyens (ou pas ) .

Tandis que mon esprit vagabondait au grès de mes nombreuses rêveries , mon odorat lui humait une délicate odeur . Celle du miel plus précisément . Hummm ,le miel symbole même de l'enfance mais pas de la mienne , je dois l'avouer . Le miel , cette substance sucrée et agréable produit par des abeilles . Ses petites bestioles à rayures semblant bien inutile aux premiers abords .A partir du nectar des fleurs ou bien du miellat de puceron en général, qu'elles récoltent et entreposent au fur et à mesure dans les alvéoles de la ruche où elles résidents .Il me semble même que le miel est la seul ressource de sucre dans certain pays habité par les populations indigènes .Bien entendu je pouvais me tromper car je n'était pas bien sur de ma dernière affirmation concernant les populations indigènes . Mais je dois bien l'admettre que je m'en contre fiche éperdument d'un coté .Je posa mon regard songeux sur la demoiselle vendant le miel , elle me paraissait préoccupée ,songeuse . Surement avait-elle de sérieux problème ou bien alors de petits problèmes qui au final revenait au même . Car en ce cas je trouver cela irrésistiblement comique . Bien que d'accoutumance courtois et poli ...il y a des instants où le coté comique des choses prennent le dessus sur le dur coté des réalités que j'étais loin d'ignorer . Bien au contraire .J'étais plutôt des hommes conaissant la dur loi de la vie et ses sombres réalités .Oui,malgré mon jeune age ,j'avais vécu bien des événements . Pour certain joyeux (bien que minimes) , pour d'autre atroce ,odieuse voir même abominable . Si seulement je vous en racontez une once vous seriez bien étonné croyez moi .Et encore étonné le mot est bien faible pour désigner l'état de choc dans lequel vous seriez . Je me passa élégamment ma main dans mes cheveux ...Peut - être pouvais-je lui piquer un pot ? Non , une poire passons mais un pot de miel s'en était trop .Je reprit mon sérieux éloignant mes rêveries .

Au bout d'une dizaines tout au plus je quittais les rues de Myridia pour emprunter un petit chemin sabloneux . Adieu Myridia bonjour dame nature . J'avais envie de calme afin d'affiner l'un de mes don . Pour cela j'avais besoin d'une grande concentration et donc de beaucoup de calme . Je marchais , mon regard fixait le sol . Plus j'avançais plus le paysag devenait "naturel"et plus le ciel s'assombrissait . Normal , le temps passait . Trop vite d'ailleurs . Une heure était passé et je voyais enfin se dréssais devant moi la forêt du dragon. Elle était réputée pour la nuit continuelle qui y régnait continuellement et qui la rendait magique . Un fin sourire aux lèvres je pénétrai dans la forêt . J'étais qur qu'ici rien ne pourait me déranger . Mon regard s'émerveillant devant tant de beauté j'en perdait presque l'envi d'affiner mes capacitées . Je me posa donc au pied d'un arbre comme souvent puis je commença à fixer mes mains . Cela dit une voix retentit :

« Il y a quelqu’un? »

Une grimace d'énervement vint s'étendre sur mon visage . Mais bon sang que me voulais les gens ?! Toujours déranger , jamais seul !! Je souffla et ne prit la peine de répondre . Mais un rire cristallin certes , retentit . Ce rire me fit sortir de mes gongs ! Je me leva rapidement sous l'énervement puis empoigna mon sac violement . Je venais de remarqué qu'il y avait un lac et que la nuit était tombé . Je plissai les yeux pour mieux voir en avançant . J'étais très discret comme d'habitude ... en même temps j'étais espion pour les Kyoujins . Cela dit l'agacement qui c'était emparé de moi me trahit . Je ne regardais pas vraiment là où je marchais si bien que j'écrasa une branche qui craqua dans un boucan énorme comparé au calme du lieu . En y repensant ... je trouvais que cette voix m'étais familière . Mais maintenant il était trop tard pour y songer . J'avais remarqué que la jeune femme avait dégainé son arme ... S-U-P-E-R .La seule chose que je pouvais faire été d'avancer et c'est ce que je faisais . C'était probablement dangereux ... Mais tant pis de toute manière je n'avais pas grand chose à perdre . Puis je répondis :

"Oui ... Moi ."
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MessageSujet: ¤ Quand tout à coup, j’osai rouvrir les yeux ...   Dim 17 Jan - 17:58

♥️ Quand tout à coup, j’osai rouvrir les yeux ...
    Sayuki releva la tête lorsqu’elle l’entendit répondre, par delà les quelques feuillages qui les séparaient encore.
« Oui, moi. »
    Lui? Le timbre de sa voix, grave et franche, éveilla en elle un sentiment confus mêlé à des souvenirs. Elle n’eut aussitôt aucun doute que la personne qui s’approchait lui était familière. Elle foula à nouveau l’herbe fraîche de ses pieds déchaussés, scrutant toujours la pénombre des frondaisons. De derrière les branches fournies apparut la grande silhouette à la noble allure qui lui avait été, il y a bien longtemps de cela, si familière. Sayu tint son arme en main, mais sans plus daigner penser une seconde qu’elle aurait à l’utiliser. Son regard parcourait doucement les traits de celui qui se tenait devant elle, sac à la main. Personne n’aurait put deviner qu’un hasard si grand la mènerait à nouveau face à ce visage si indéchiffrable mais tant de fois examinée. Tout cela lui semblait si lointain… Cela faisait des heures, des jours et une année ou deux peut-être qu’elle avait quitté les Kyoujins. Seule, elle avait compris qu’elle ne pouvait rien face à des puissances trop grandes et qu’il lui faudrait à nouveau se lier à eux pour combattre efficacement. Parfois, en se levant le matin, elle décidait alors de fouiller villages et champs à la recherche d’un signe, n’importe lequel, qui lui montrerait à nouveau par où elle devait passer pour arriver à son but. Car elle savait où elle voulait se rendre : auprès de ce groupe qu’elle avait perdu de vue. Mais cela avait été une erreur et retrouver le chemin qu’on a quitté s’avère parfois être une tâche des plus ardue…

    Et voilà que ses pas imprudents retrouvaient un sentier de terre battu. Sayuki espérait de tout son cœur que celui-ci était adjacent à la route vaillante mais secrète qu’elle désirait tant parcourir une nouvelle fois… Elle n’oserait jamais avouer que rien ne pourrait troubler son bonheur de l’instant, trop fière sûrement pour admettre sa faiblesse. Cette même faille creusée par son erreur ancienne de changer de direction. Elle remercia juste mentalement la fortune de lui donner un signe qui faisait renaître son espoir… Comme quoi, Daiki portait bien son nom. Peut-être que, grâce à lui, elle pourrait reprendre le contact avec des alliés auxquels elle avait tourné le dos. La jeune fille garda ses iris écarlates posés sur lui et osa un sourire. C’était alors plus une expression victoire qu’un réel air de soulagement, car c’était cela : elle avait joué risqué en voulant retourner sur ses pas, et maintenant un nouveau pion s’avançait. La partie était loin d’être terminée, car elle ne faisait d’ailleurs que commencer… mais son farouche combat pour retrouver une trace des rebelles avait porté ses fruits. Bien sûr ce n’était pas elle qui était venue à Daiki mais qu’importe, le résultat était là. Elle n’avait jamais désespéré face à l’absences de pistes, écouté les silences avec attention et levé le poing lorsqu’un autre aurait baissé les bras. Elle estimait avoir assez vaillamment combattu pour s’attribuer ce triomphe, qui serait sans doute bien maigre face aux suivants. Elle ne doutait pas, elle ne doutait plus… car elle avait remporté sa première manche contre le destin.
« Daiki, cela fait bien longtemps! »
    Sa voix enjouée chassa le silence qui s’était installé dans l’air nocturne comme un détonement aurait fais fuir une nuée d’oiseaux. Elle ne savait pas trop comment aborder cette rencontre soudaine mais savait par contre très bien où elle voulait en venir. Sayuki rengaina soigneusement son épée avant de couvrir le peu de distance qui les séparaient avec sa grâce naturelle, afin de pouvoir discuter sans hurler. L’atmosphère si particulière qu’offrait la nuit rendait cette retrouvaille encore plus mystérieuse. L’air frais, agité par un vent ténu, jouait avec les feuillages et l’herbe frissonnante sous ses pieds. Ses cheveux eux-mêmes se balançaient à la fragile musique du souffle aérien. Le bleuté pâlot qu’offrait l’astre lunaire rendait le paysage quasi-irréel. La forêt endormie les entourait de son presque silence léger, et tout dans cet instant nocturne tendait à la naturelle sérénité du lieu. Elle espérait que cela serait propice au but qu’elle s’était fixé : demander à Daiki delà réintroduire dans le groupe. Si seulement il pouvait… A vrai dire, elle n’osait même pas imaginer que celui-ci ait aussi quitté leurs rangs. Si tel était le cas et bien voilà qui constituait un obstacle à son dessein. Mais quelque chose lui disait que cela ne pouvait être le cas : après tout, Daiki était trop fier pour rejoindre le côté rangé du monde… mais peut-être l’était-il aussi trop pour gentiment obéir à Seiichi. C’est en grande partie pour cela que Sayuki s’était détournée. Non seulement elle avait une trop grande soif de liberté pour se laisser diriger comme un être inférieur, mais en plus les manière de leur chef ne lui plaisait pas. Elle trouvait derrière son visage impassible quelque chose de sournois. Jamais elle ne lui avait donné son entière confiance et un jour une petite altercation c’était mué en véritable dispute. Cela avait était la goutte d’eau de trop dans un vase déjà trop plein, elle s’en était allé. Voilà une des seule chose qu’elle ne regrettait pas : lui avoir tenu tête. Bien sûr sa haine contre les royautés la poussait à revenir mais il resterait sûrement toujours une mésentente entre elle et leur leader. Plus qu’une légère divergence d’opinion, la jeune fille avait l’impression que celui-ci ne leur disait pas tout. Il cachait son jeu et elle redoutait le moment où il abattrait les cartes. En faite, elle craignait surtout que non seulement les familles royales ne soient déchues sur le coup, comme prévu, mais que eux aussi, ses alliés, se retrouvent piégé. Elle avait peur de n’être qu’un pion à ses yeux. Mais quelque soit la suite des évènements, elle lui échapperait. Elle avait réussi à s’échapper d’entre ses mains un jour où il avait oublié de rétracter ses griffes, et elle en serait capable une seconde fois, le jour venu.

    Sayuki ne voulait les rejoindre que parce qu’elle savait que, en dehors de Seiichi, elle pouvait compter sur ceux-là. Elle avait besoin d’eux car seule elle ne pouvait rien face aux pouvoirs trop grands, et atteindre son but : rayer de la carte ces fous égoïstes et arrogants qui se prenaient pour des dieux. Elle voulait, avec eux faire la guerre à la guerre. Mais les autres se rendaient-ils compte de l’étrange fourberie cachée de leur meneur? La jeune fille savait que Aiji vouait une haine sans merci aux deux monarchies. Malgré son caractère volage et son goût pour les femmes, ses facultés leur étaient très utiles pour déceler les secrets auxquels ils avaient besoin. Il menait donc la même quête qu’elle, et n’était pas forcément à la botte de Seiichi, voilà un bon point. Quand à Kaoru… de ce côté-là, cela risquerait de poser plus de problèmes. Le jeune noctambule admirait leur chef plus que tout, apparemment, alors voudrait-il croire à l’hypocrisie de ce dernier? Pas si sûr… Elle doutait fortement qu’elle puisse le convaincre, et puis c’était celui qu’elle connaissait le moins. Il était plutôt effacé, dans l’ombre de son idole. Elle appréhendait cela. Si ses doutes étaient fondés, Seiichi pourrait facilement se servir de lui. Mais après tout, tant de temps s’était écoulé… Peut-être que la situation avait changé… Peut-être aussi qu’il était déjà trop tard…
« Tu es toujours avec eux? »
    Sayuki chassa son doute désagréable, car si sa réponse était négative alors tout son soudain enjouement n’aurait servi à rien. Elle lui, d’ailleurs? Faisait-il autant confiance à Seiichi que Kaoru? Non, son avis était sûrement plus mesuré. La jeune fille appréciait assez Daiki, bien qu’il passait son temps à la charrier, surtout parce que certaines facettes de son caractère ressemblait au sien. Dans le petit groupe de résistant, c’était celui qui lui ressemblait le plus, sans pourtant qu’ils soient spécialement proche. Si Sayuki était réellement attachée aux membres des Kyoujins, le temps pouvait avoir effacé ce qu’il en restait. Pour eux, elle était peut-être devenue une parjure… Pourtant elle les considérait toujours comme ses meilleurs alliés. La meilleur preuve en était que penser à ce passé proche qu’elle avait partagé avec eux éveillait une nostalgie, qu’elle n’assumait pas certes, mais bien existante. Alors revoir Daiki lui était particulièrement rafraîchissant. Et rassurant, peut-être. Même si elle ne savait pas encore sa réaction, au moins se sentait-elle moins… seule. La jeune fille sentit un grand vide la séparent de son passé pourtant proche. Peut-être que le Kyoujin saurait le combler

« Que s’est-il passé après mon départ? »


Dernière édition par Sayuki Aiel le Mar 18 Mai - 12:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ¤ Le clair de lune et l'oubliée <libre>   Lun 1 Fév - 13:57

Quelques secondes à peine passèrent que je regrettai déjà d'avoir signalé ma présence en répondant à cette petite interrogation . Bien sur cette voix ne lui était pas inconue elle lui était même familière mais cela valait-il le coup de prendre tant de risque ? . Je venais de me rendre compte que peut-être aurais-je dût la question sans réponse car après tout cette femme en vue de sa voix était armé contrairement à ma personne . Je ne manquais pas de force et j'étais plutôt bien batît mais contre une lame si sa propritétaire se débrouillé bien je ne valais quasi rien . Deux solutions s'offraient à moi en cas de bataille : la première la fuite , la seconde se battre . J'avais fait mon choix mais à présent je tentais de voir le bon côté de la situation .Si cette voix m'étais famillière c'était que je connaissais à coup sur la personne dont elle émanait et par conséquent je pouvais envisagé que cette rencontre tourne bien . Qui sais , la chance me sourira peut-être pour une fois . Je plissais une nouvelle fois les yeux , décidémment je n'y voyais quasiment rien et cela m'agaçait . Je distinguais non pas sans peinne que la jeune femme avait encore son arme en main .cela s'annonçait mal mais il fallait faire avec . Finalement ,je décidais de m'avancer , cela n'allait servir absolument à rien de rester tapissé derrière les feuillages . Pourquoi ? A vrai dire cette décision j'avais opté pour cette prise de risque sur un coup de tête . D'une habitude plutôt réfléchit je dois avouer que cela ne me ressemblait pas mais qu'importais en l'instant . J'avançais donc vers cette femme de mon allure altière , noble . Plus j'avançais et plus je voyais en détail cette femme . C'était comme si un nuage de brume avait décider de me boucher la vue quelques minutes auparavant et qu'enfin il avait laisser place . Peu à peu la familliarité de la voix se mêlé à la familliarité de cette silhouette . J'étais maintenant sur et certain de connaitre cette personne . Ses pupilles teintées de rouge ce visage .Enfin je la reconnue . Cela faisait bien longtemps que je ne l'avait pas vue mais je ne pouvais m'enpêcher de me laisser envahir par un sentiment de joie profonde .Bien sur ce sentiment était fort bien dissimulé et mon visage semblait de marbre .D'ailleurs visiblement je n'étais pas le seul à être enjoué car la demosielle sourira légèrement certes mais tout de même . Puis d'une voix enjoué elle prit la parole :

« Daiki, cela fait bien longtemps ! »

Oh que oui ça faisait longtemps . Je me surpris même à penser que le hasard faisait parfois bien les choses car pour une fois qu'il ne m'apportais pas les pires crasses imaginable .Je devais bien avouer que mon plus fidèle compagnon était l'infortune . Mon regard parcourant le visage de la demoiselle qui s'était fait oublier pendant un bon moment ne put s'empêcher de remarquer qu'elle rengaina son arme . Une bonne chose sait-on jamais . Dés l'instant ou je la reconnue j'avais de suite écarté ses plan de" secour ", je la connaissait suffisemment bien pour savoir qu'elle ne s'en prendrais pas à moi . Rien que pour tout ses instants passé au saint des Kyoujins elle ne pouvait pas . De sa démarche toujours aussi élégante qu'autre fois elle se rapprocha de ma personne . Je me passa rapidement la main dans mes cheveux un sale tique . Je ne sais pourquoi mais j'avais l'impression que Sayuki avait un but précis . Cette expression ... semblait plus victorieuse que heureuse , comme si cette dernière m'avait chercher .Je doutais fortement qu'elle ne me cherche que moi . Cela dit qu'elle cherche les Kyoujins j'en doutais nettement moins . C'est vrai qu'elle était partit de notre groupe de rebelle mais pour moi elle en faisait toujours parti . Puis une nouvelle fois brisant de nouveau le silence religieux de la forêt elle dit :

« Tu es toujours avec eux ? »

Ah ! Une fin sourire de fierté mêlé à un profond sentiment de victoire vint alors orner mes fines lèvres . J'étais quasi persuadé qu'elle allait me aprler des Kyou . Peut-être souhaitait-elle de nouveau nous rejoindre . Personnellement c'est ce que j'espérais ; c'est vrai je n'avais plus personne à charrier maintenant . Mon regard fixa alors le sien . Sa simple présence réanimer en moi une profonde envie de la revoir parmis nous . Peut-être n'en avais-je pas l'aire mais presque chaque membre des Kyoujins ètais pour moi une personne très cher .C'était les seuls avec qui j'oubliais la majeure partie de mes soucies dont une partie de moi même profondément enfouis .Seul Seiichi m'étais totalement indifférent . Cet homme bien que notre chef ne m'inspirais pas confiance je savais qu'il cachait quelque chose mais cependant je ne sais ce qu'est cette chose . De plus c'esst le seul à là réveiller . J'inspira profondément puis "revint" à l'instant présent . J'allais répondre quand Sayuki me devança :

« Que s’est-il passé après mon départ ? »

Mainte chose . Plein de petite chose mais une seule grande affaire . A savoir la capture du prince l'emplumé de Stonefolm . Je m'appuya avec mon élégance habituelle contre un arbre et de ma voix au ton suffisant mais calme je lui répondit :

" Oui , toujours . En ceux qui concerne les événements ultérieur à ton départ seul un peut-être qualifié de majeur . Je dois dire que ce n'était pas une mince affaire . "
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