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 Hier [PV Kyohei]

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Akane Shibata
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MessageSujet: Hier [PV Kyohei]   Mar 10 Nov - 22:18


- Akane ?

Akane vit sa mère entrer dans sa chambre, toute contente.

- Tu sais que Madame Itamura va passer ?

Elle se contenta de hocher la tête sans décoller les yeux de sa fenêtre.

- Elle a un fils de ton âge qui va venir aussi, il s'appelle Kyohei. Ils viennent discuter.

Elle porta son regard sur sa mère, au ton qu’elle adoptait la petite fille comprit que son rôle allait être de faire en sorte que Monsieur ne s’ennuie pas trop. Soyons francs, Akane n’était pas très douée pour les relations sociales et les autres enfants en gardaient une image plutôt distante, ses parents le savaient mais ils n’étaient pas surs que se soit par timidité ou par inintérêt. Sans doutes un peu des deux. Elle n'était pas enchantée de cette visite à dire vrai.

Un grincement atteint ses jeunes oreilles, on ouvrait la porte d’entrée. Elle entendit son père accueillir quelqu’un et sa mère se précipita en bas. La petite sauta au bas de son lit et descendit les escaliers d’un pas lent, en bas ses parents faisaient entrer madame Itamura et son fils tout en lui faisant signe de venir saluer les invités.

Akane, si on lui avait demandé de décrire son hôte, aurait répondu qu’il s’agissait d’un garçon assez commun mais en vérité elle se trouvait troublée en l’approchant. Il dégageait une aura de bien-être, on avait l’impression de pouvoir trouver le bonheur rien qu’en lui prenant la main. La petite se sentit un peu décontenancée au fur et à mesure qu’elle s’approchait et sa moue ennuyée se transforma peu à peu en une expression à la fois surprise et ridiculement bouleversée. Ce sourire … Ce n’était pas un sourire hautain, c’était tout le contraire, mais elle se sentit soudainement tellement inférieure, tellement rabaissée, que son visage se tordit d’horreur. Cachée derrière la robe de sa mère elle regardait le garçon d’un air méfiant, gardant de bonnes distances.

- Akane ? Qu’est-ce qu’il y a ? demanda son père inquiet

Elle ne pu répondre, même en trouvant les mots juste elle ne pouvait pas accuser Kyohei de sourire pourtant elle était prête à éclater en sanglots. Elle se contenta d’afficher un sourire forcé, elle pria un instant que ce garçon rayonnant ravale sa joie, qu’il parte très loin, qu’il garde son bonheur pour lui.

- Rien du tout.

Va-t-en

- Je suis un peu fatiguée

Hors de chez moi

- Mais ça va aller

Avec ton air supérieur

Puis elle lâcha la robe sa mère et s'inclina.

- Je suis ravie de faire votre connaissance

On ne veut pas de toi ici

- Sachez madame

Ne revenez plus jamais

- Que vous êtes la bienvenue ici

Disparais

Les parents de Akane étaient assez fiers d’en avoir fait quelqu’un de poli, mais l’écart flagrant entre ses pensées et les politesses accentué par cette colère soudaine, gratuite et inexpliquée la frustra encore plus. Elle n’était pas vraiment en colère, elle se forçait à l’être, nourrissant cette indignation sans réelle raison. Attaquer pour mieux se défendre.

Ainsi elle se retrouva coincé entre ses parents et lui sans savoir quoi dire, la gorge nouée par cette irritation feinte. Elle sentit qu’on lui agrippait l’épaule et qu’on la poussait gentiment vers l’avant, l’empêchant ainsi de retourner s’enfermer dans sa chambre. Un lourd silence s’installa devant la réaction de la petite fille distante et sa mère l'incita silencieusement à prendre la parole. Mais l'air s'alourdissait de seconde en seconde c'est pourquoi Monsieur Shibata prit quelques initiatives :

- Je n'avais pas vu à quel point il faisait beau dehors. Tu ne sors pas beaucoup en ce moment, n'est-ce pas Akane ?

Akane ne daigna pas répondre.

- Et si tu allais un peu te dégourdir les jambes avec Kyohei ?

Oh, ça serait très sympa, mais avec quelqu'un d'autre ça serait encore mieux. Elle vit son père les prendre par l'épaule et les mettre dehors sans leur demander leur avis.

- Profitez en pour faire connaissance, d'accord ?

Et la porte se ferma, laissant Akane toute seule pour affronter le sourire de Kyohei. Elle resta plantée là à se demander quand elle pourrait rentrer à nouveau un petit moment puis se retourna et commença à errer sans but, se dirigeant vers la maison du voisin dans accorder un regard à son hôte, faisant mine de l'oublier. Mais bien sur le terrain trempé par les pluies de la semaine passée ne lui accorda pas ce loisir plus de quelques secondes et elle dérapa. Son pied fut emporté par sa propre pression et fila droit devant lui avec une vitesse prodigieuse, abandonnant Akane qui bascula en arrière et tomba avec une grâce infinie sur les fesses dans la boue. Sans oublier le cri de surprise sur aigue. Décidément tout le monde s'était passé le mot pour lui faire passer une super journée ... Écoeurée elle tenta de se remettre sur pieds sans encombre, ce qui était bien sur trop demander pour le moment puisque le sort lui avait déclaré la guerre. C’est pourquoi lorsqu’elle fut à croupie et prête à se relever ses pieds firent le chemin retour, dérapant en arrière afin de la laisser manger le chemin. Par réflexe elle plaça ses mains devant elle, évitant le carnage. Les nerfs en pelote elle se vit par terre à quatre pattes dans la gadoue, sa robe blanche maculée des pieds à la taille. Très drôle vraiment. Et avec Kyohei derrière en plus ...

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Akane Shibata




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Dernière édition par Akane Shibata le Mer 30 Déc - 20:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Ven 13 Nov - 23:51

- Kyohei ! On y va !
Le garçon bondit dans les escaliers pour retrouver sa mère au rez-de-chaussée et ils se mirent en route. Il arborait un sourire discret qui ne le quittait jamais. Ce n’est pas qu’il était ravi d’aller chez les Shibata. C’est juste qu’il n’arrive pas à trouver de côté négatif à sa vie… Ou peut-être la taisait-il. Bah oui, à quoi bon voir le négatif ? Seul ce qui était bien rendait heureux, alors seul cela comptait. Voilà sa façon de voir…
… à cette époque.

Sur le chemin de terre battue, menant à la maison de leurs voisins chez lesquels ils étaient invités, l’enfant se tourna vers sa mère :
- On n’est jamais allé chez les Shibatas…
Sa mère acquiesça en silence, parcourant quelques mètres de sa foulée gracieuse avant de répondre, l’air absente :
- C’est vrai, et je le regrette… Ils sont charmants !
La route devenait un peu plus accidentée, avec la boue crée par les trombes d’eau qui s’étaient abattues dans la semaine. Elle continua avec un rire ravi :
- Tu verras, ils ont une fille de ton âge !
Cette précision fit stopper Kyohei un instant, ce qui amusa Mme Itamura :
- Allons, tu vas pas faire le timiiide…
Non, bien sûr que non et elle le savait bien. Il était tout sauf timide. C’était juste qu’il ne la connaissait qu’à peine. Elle était plutôt réservée… La seule parole qu’elle lui avait adressée était ‘’bonjour’’. Polie mais pas bavarde. Peut-être ne serait-elle pas vraiment enchantée de voir Kyo’ débarquer chez elle…
Mais bon, il ferait en sorte de ne pas être de trop. Agacer les gens, ce n’était pas vraiment lui. Il se mettrait dans un coin avec un air détendu et ça passerait tout seul…

C’est un peu hésitant qu’il passa l’encadrure de la porte d’entrée, mais ne le laissant pas paraître, avenant comme à son habitude. Un sourire affiché sur ses lèvres, l’air assuré.
Apparemment ce n’était pas au goût d’Akane qui eut une moue mi-surprise mi-ennuyée par ce comportement. Elle semblait craintive, ou voulant simplement garder ses distances, car elle resta en retrait auprès de ses parents. Ceux-ci s’inquiétèrent brièvement de sa conduite mais elle se reprit en saluant poliment ses hôtes. Si Mme Itamura sembla convaincue, Kyo’ était loin de l’être, sentant comme une froideur camouflée dans ses paroles.
Malgré sa fausse tranquillité extérieur, le jeune garçon se sentit presque étouffé tant l’air était lourd. Un silence plus que pesant s’était installé. Heureusement, Mr Shibata prit les choses en mains et brisa le malaise en proposant aux deux enfants de sortir. Kyohei en fut soulagé, même s’il se doutait que ce n’était pas le cas d’Akane… Il se sentit poussé dehors et, la seconde d’après, se retrouvait seul avec elle, avec le silence de retour. ‘Se dégourdir les jambes’ et ‘faire connaissance’, voilà les objectifs… Après un temps d’incertitude, elle se mit en marche d’un pas qui ne mentait pas. Elle n’avait aucune idée d’où aller, quoi faire, quoi dire. Ou si. Elle voulait retourner chez elle, au calme, isolée dans sa chambre, et c’est tout.

Alors qu’elle lui tournait le dos, Kyohei s’aperçut qu’il souriait toujours et effaça aussitôt ce masque désormais inutile et apparemment plutôt malvenu. Il fit quelque pas dans sa direction, faisant mine de la suivre : c’était ça ou rester planter là comme un idiot.
Soudain, elle dérapa sur le sol détrempé et se retrouva assise dans la boue. Par réflexe, Kyo’ s’était propulsé en avant, pour la rattraper peut-être bien que cela semblait tout à fait bête vu la distance qui les séparait, par pur instinct donc, mais c’était trop tard. Il effectua un rapide pas en arrière aussitôt la jeune fille à terre, gêné.
Car oui, on s’inquiète tout le temps de son apparence en craignant le regard des autres, mais oubliant alors que l’autre est bien trop occupé à surveiller sa propre image...
Finalement, Kyohei décida de lui venir en aide, la voyant avoir du mal à sa relever. Elle était à présent à quatre pattes dans la boue, laquelle l’avait aussi recouverte, avec un air dépité. Il lui tendit une main d’assistance.

Puis tout arriva très vite. Un aboiement furieux, une ombre énorme bondissant sur lui et une douleur fulgurante le long de son bras. Un chien. Celui des Shibatas. Il avait du entendre le cri de la jeune fille, voir un inconnu près de sa petit maîtresse et… vouloir la défendre.
Sa morsure féroce à la hauteur du poignet arracha un cri à Kyo’. A sa taille d’enfant, le canidé lui semblait un monstre immense. La terreur l’inonda aussitôt, accompagnant la souffrance… Panique. Puis une chaleur, soudaine. Et un feu, inattendu. Sortis de nulle part.
Non. Sortis de… Lui.
Sa main gauche, dans un geste défensif et désespéré, s’était abattue sur l’animal. Une main si faible… enflammée.
Le chien relâcha sa prise puissante et bondit en arrière, couinant d’un air apeuré. Sa fourrure prit feu comme du petit bois sec. Il eut beau se démener… C’est dans un râle terrible qu’il s’écroula dans la boue.
Figé par l’effroi, Kyohei observa le corps se consumer. Puis s’éteindre, n’étant plus alors que la triste image d'un animal gravement blessé et fumant encore, dégageant une horrible odeur de chair brûlée.
Mais l’enfant avait oublié le sang qui s’écoulait abondement de sa blessure béante.
Il en oublia même la victime agonisante, la boue glacée et souillée, la senteur nauséabonde.
Il en oublia la jeune fille, seule témoin de ce cauchemar.
Tout n’était que feu, en lui.
Invisible à maintenant, mais bien présent.
Oh, il s’en rendait compte aujourd’hui : ce feu avait toujours existé.
Il n’était pas né à cet instant, il s’était juste éveillé après une longue hibernation.
Feu meurtrier et bienfaiteur.
C’était à la fois effroyable et… enivrant.
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Akane Shibata
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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Jeu 19 Nov - 21:50


Akane resta dans la boue quelques instants, désabusée sans savoir quoi faire jusqu’à ce qu’une main se présente. Une main amicale, avenante, mais d’un geste décidé et bref elle l’écarta sans un regard. L’attention lui plaisait bien mais elle ne pouvait pas l’accepter, elle n’avait pas besoin de son aide. Pas l’aide d’une personne comme lui.
Et puis il y eu un aboiement sauvage. Oak ? Akane tourna la tête. Oui un bestiaux comme celui là ça ne se trouvait pas partout. Elle était contente de le voir, peut-être même soulagée. Pourtant Kyohei ne lui avait rien fait … Mais soulagée quand même, elle s’était sentie attaquée, presque humiliée. Oak allait corriger ça. Mais corriger quoi ? Elle vit son chien bondir sur Kyohei et lui lacérer férocement le bras avec ce grognement résolu qu’elle lui connaissait. Oak pouvait tuer un sanglier, c’était un chien agressif qui protégeait avec dévotion les habitants de sa maison, un cambrioleur y avait perdu une jambe et y aurait laissé l’autre si Monsieur Shibata n’était pas intervenu. Une fois qu’il était partit dans sa foulée il était difficile de l’arrêter, il était dangereux. Réellement dangereux.
Sa première idée fut de tenter de calmer Oak par ses propres moyens. Sur le papier c’ était une idée intéressante mais la mise en pratique demandait plus de compétences qu’elle n’en avait déjà.

- Oak ! Arrête !

Pour tout avouer c’était la première fois qu’elle entreprenait une chose pareille c’est pourquoi elle ne savait pas vraiment comment si prendre sinon imiter les méthodes de son père. Elle sauta sur ses pieds afin de pincer son chien par le bas du dos. C’était comme ça qu’il faisait toujours.

- Arrête !

Mais ça ne servait à rien. Sa seconde idée fut d’appeler à l’aide mais elle n’en eu pas le temps. Le poil du chien s’enflamma d’un coup et d’une manière inexplicable. Akane retira promptement sa main sans comprendre et vit l'animal reculer avec un couinement d’horreur. La petite fille avait finit par se faire à l’idée que celui qui vaincrait Oak en combat singulier n’était pas encore né. Et pourtant c’était bien lui qui se débattait à quelques mètres d’elle, lançant des jappements hystériques pour finir par se laisser tomber sur le chemin. Pétrifiée, elle resta sans bouger à regarder le mince filet de fumée qui s’échappait du corps inerte et agonisant. Puis elle se tourna vers Kyohei, les yeux écarquillés. En apercevant l’avant bras ensanglanté elle porta ses deux mains sur sa bouche, étouffant un cri de stupeur, à la fois gênée et horrifiée et puis elle vit ça. Ca ressemblait à du feu mais ça dévorait sa main gauche. Non. C’était du feu.
Akane recula, ses yeux allaient de son chien à la main enflammée. Oak avait brûlé.

- Qu’est-ce que …

Elle ouvrit la bouche pour crier mais resta muette d’effroi. À l’expression de Kyohei elle devinait qu’il était aussi surprit qu’elle mais il semblait plongé dans une sorte de fascination béate qui l’effrayait encore plus. Sans s’en rendre compte elle prenait de plus en plus de distance, animée par une prudence primaire qui s’étendait en une peur sourde, évoluant en terreur. Puis elle prit une grande inspiration et cria, appela son père du plus fort qu’elle pouvait, serrant poings et pinçant les paupières comme pour hurler plus encore. Elle cria sans discontinuer jusqu’à ce qu’elle entende la porte de sa maison s’ouvrir grand, les mères poussèrent un cri de stupeur tandis que son père restait sans voix devant le corps inanimé de son chien.
Un silence tendu s’empara des lieux, pas seulement tendu en fait. Disons un silence d’incompréhension surprise et impuissante envers l’animal à terre du côté des parents. Pour Akane c’était plutôt un silence froid, un lourd regard interrogateur et apeuré. Son père, frustré, s’agenouilla et posa une main sur le ventre de Oak puis soupira. Akane l’entendit se relever puis l’approcher lentement, lui prend les épaules et lui chuchoter :

- Akane ? Tout va bien ?

Mais non, Akane n’allait pas bien du tout. La bouche entrouverte, les jambes paralysées et les bras flageolants, elle tremblait comme une feuille. Elle ne répondit rien, elle voulu crier encore, les mots se bousculèrent sur sa langue et moururent sur ses lèvres, elle voulut le dire mais ne savait comment tourner les choses, du feu était apparu et avait mit Oak au tapis. Mais le feu venait de Kyohei, c’était une certitude aussi inexplicable qu’inexpliquée.
La mère de Kyohei prit son fils près d’elle aussi, lui parlant doucement, lui demandant des explications. Doucement Monsieur Shibata poussa sa fille en avant, murmurant à son invité :

- C’est incroyable.

Mais Akane souhaitait tout sauf se rapprocher de ce garçon là. Elle se débattit un peu mais son père ne comprit pas et la pressa encore plus. Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait Akane sentit son angoisse augmenter à une vitesse fulgurante et faire place à une panique épouvantée. Elle parvint jusqu’à être assez près de Kyohei pour le toucher en tendant la main et son effroi ne parvint pas à la tenir tranquille. À son tour la fille se projeta en avant et lui mordit la main. (Une impression de déjà vu ?) Une larme coula le long de sa joue et roula jusqu’à la commissure de ses lèvres, ses yeux fixaient le vide avec une expression d’horreur peinte sur ses jeunes traits. Plus loin Oak demeurait blessé, agonisant, on n’en distinguait plus qu’une masse cuivrée qui empestait la chair brûlée. Cauchemardesque.
Elle entendit ses parents stupéfaits crier son nom. Elle ferma les yeux, resserrant encore son étreinte. Si il revenait à l’idée à Kyohei de se servir de ce dont il avait usé contre l’animal elle serait défigurée. C’eut été bien dommage …


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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Lun 23 Nov - 20:39

La réalité le frappa de plein fouet, comme un seau d’eau froide qu’on lui aurait versé sur la tête. C’est une question d’Akane, empreinte de terreur et d’étonnement, qui le tira brusquement de son béatement.
Qu’est ce que…
Kyohei aussi se posait la question, a un autre degré. Il se demandait comment il avait fait ça, même si au fond il le savait. Et puis il y avait son bras invalide, d’où s’écoulait un filet de sang. C’était la première fois qu’il se blessait ainsi. Mais ce ne serait pas là dernière, ah ! ça non… La douleur s’empara vivement de lui, dès qu’il retrouva sa lucidité. Son monde se brouilla d’un éclair aveuglant. Puis il y eut un cri aigu, lui perçant les tympans, un cri de terreur pure. Il releva son regard crispé pour en voir la source. Elle semblait décidée à avertir tous les êtres vivants à des kilomètres à la ronde. Encore couverte de boue, celle qui avait tenté d’arrêter Oak avait changé de camp. Ou peut-être n’avait-elle à aucun moment été dans le sien…
Les parents des enfants arrivèrent sur cette note acérée. Affolés d’abords, puis silencieux. Un lourd et glacial silence de deuil, un silence révélant leur angoisse d’incompréhension. Mr Shibata semblait furieux. Il rejoignit l’animal agonisant avant de s’inquiéter pour sa fille. Oui, vous avez bien lu. Cela c’est passé dans cet ordre là et pas un autre.

La mère de Kyo’ le prit à part. Elle semblait calme, mais jetait un regard troublé à son fils. Il crut même l’entendre souffler ‘ça devait arriver’… Elle le serra contre lui, rassurante. Pourtant, il la sentait fébrile. Elle se pencha d’ailleurs à son oreille pour lui murmurer :

- Je te protégerai.

Au lieu d’évanouir son appréhension, l’enfant sentit celle-ci se décupler à la révélation. Elle avait deviné ! Ou alors… Mme Itamura avait toujours su. Que lui cachait-elle !?
C’est incroyable.
Le garçon trouvait aussi. Effrayant mais incroyable. Heureusement, Mr Shibata n’avait aucun moyen de savoir que c’était lui qui avait déclanché le feu. Seul… Seule Akane le savait. Kyohei lui lança un regard inquiet. Elle semblait dans un état second, tremblante. Pire encore, lorsque son père la poussa vers lui, la panique sembla s’emparer d’elle. Epouvantée, voilà ce qu’elle parut être. Assez pour… le mordre !
Cette réaction étonna Kyohei. Et toutes les autres personnes présentes aussi. Il eut un mouvement de recule mais les dents emprisonnaient sa main. Devenait-elle folle ? Oui, sûrement. Mais il y avait de quoi, en y repensant. Son voisin au sourire éternel venait de carboniser son chien, un traumatisme qu’elle ne serait pas prête d’oublier… et lui non plus ! Surtout si ces deux morsures laissaient des cicatrices… x)
Elle serrait tant qu’il eut peur de se faire casser une phalange. Les parents, après un instant de surprise où ils ne firent rien, percutèrent : Mr Shibata agrippa sa fille par les épaules et voulut l’attirer en arrière, un air d’incompréhension dépassée sur le visage.

- Aka ! Qu’est ce qu’il te prend, lâche-le !

Ce qu’elle ne fit pas.
Les deux mère n’osèrent pas intervenir, l’une parce que, même si elle frémissait d’horreur, Akane n’était malgré tout pas sa fille et elle ne pouvait alors rien y faire, l’autre parce que sa stupeur était totale et qu’elle restait figée à quelques mètres de là.
Kyohei leva son bras ensanglanté par réflexe, mais cela déchaîna une douleur qu’il l’empêcha de finir son geste. Impossible pour lui de la repousser. Il se sentit si impuissant que, sans s’en rendre compte, il fit appel à son feu, à nouveau. La sensation désormais familière de sa présence gonfla et répandit une douceur chaude en lui, bénéfique. Le mal s’estompa. Il put lever son bras meurtrit et le posa doucement sur les cheveux d’Akane, un peu hésitant. Après tout, il ne savait pas vraiment comment se sortir de là…

- Akane… Lâche moi, s’il te plait… Tu me fais mal là…

Il s’était exprimé de façon tout à fait innocente, sans aucune colère. Pourquoi le serait-il ? C’est elle qui le haïssait à présent, et non l’inverse.
Entendait-elle seulement ce que Kyo’ lui disait ? Il en doutait presque. Une lassitude irritée le submergea d’un coup et il serra le poing autour d’une mèche pour la tirer en arrière. Brusquement. Il voulait juste qu’il la lâche bon sang !
Enfin, l’étau se défit. Elle fut emportée dans l’élan lorsqu’il la repoussa. Lui-même retrouva son équilibre de justesse. Le couple des Shibatas accourut vers leur fille, mi-inquiets, mi-furieux de son acte :

- Akane !

La mère de Kyohei l’attira vers elle et le poussa vers la maison de leurs hôtes. Il fit les quelques pas qui le séparaient de celle-ci dans un état second. Une fois à l’intérieur, elle prit le premier pan de tissus qui lui tombait sous la main et offrit les premiers soin au bras de son fils. Celui-ci restait muet, peut-être encore sous le choc. Sa mère semblait avoir retrouvé son calme, gérant ses émotions avec une maîtrise impressionnante.

- Voilà, ne le bouge pas trop. Pour ta main, je ne peux rien sans mes crèmes, désolé… Quand on sera rentrés, d’accord ?

Il acquiesça en silence, le regard posé sur sa main tout d’abords rougi qui bleuissait peu à peu. On y voyait encore l’empreinte des dents. Mme Itamura se tu un instant avant de demander doucement :

- Que s’est il passé ?

Kyohei ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit. Alors il secoua la tête et baissa les yeux. Soudain, la porte s’ouvrit sur leurs hôtes.
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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Dim 29 Nov - 0:47


Akane fut propulsée en arrière et atterrit dans les bras de son père, des bras plein d’épines qui se refermèrent sur elle. Elle ne se débattit pas, elle se contenta d’ignorer les réprimandes de ses parents furieux en contemplant le sol d’un air absent. Les lèvres serrées pour réprimer des sanglots terrifiés, encaissant les reproches qui lui importaient bien peu. Ils ne comprenaient pas. Elle ne chercha pas à être comprise, elle ne chercha pas de réconfort ; elle resta coite, sourde à tous remords et plongée dans une rancœur obstinée. Elle ne regrettait pas son geste, elle ne le regretterai jamais.
Tout le voisinage était dehors, inquiet. Tous les regards étaient braqués sur elle, les amis venaient demander si tout allait bien, passant avec une moue dégoûtée devant Oak.
« Bon sang, mais qu’est-ce qui s’est passé … » Un murmure d’interrogation parcouru le regroupement qui s’était formé autour du chien de le petite fille.

- Akane ! Pour l’amour du ciel qu’est-ce qui t’a prit ! Tu es … Il n’y a même pas de mots pour dire ça !

Dans la tête de la petite il y eu un déclique. Pourquoi tout le monde est de son côté … C’est injuste, tellement injuste … D’un coup Akane sentit en elle le besoin d’être soutenue par quelqu’un, un désir assez violent pour gonfler ses poumons et lâcher dans un souffle, les yeux suppliants, le doigt pointé vers la maison :

- Il a fait du feu ! Sa main elle était …

Elle ne parvint pas à poursuivre devant la mine hébétée de tous et sa soudaine volonté d’être aidée vola en éclat. D’un coup elle se sentit atrocement seule. En même temps cela avait été toujours le cas mais là elle se sentit plus isolée que jamais. Il n’y avait personne pour la croire ? Non, certainement personne. Elle aurait voulu pleurer, pleurer encore et encore. Attirer de la compassion peut-être. Mais elle n’y parvint pas, c’était comme quand elle s’était perdue dans le bois, livrée à elle-même. Quand elle s’était perdue on était revenu, on l’avait cherché, elle était retournée à la maison. Mais là elle eu la cuisante impression qu’il n’y aurait personne pour la chercher et pour la ramener à la maison. Elle était toute seule et elle l‘était depuis longtemps.
Le monde devint tout noir et elle se vit au milieu du vide, les mains serrées l’une contre l’autre et avec cette expression d’âme trahie, c’était une prise de conscience trop dure pour elle. Trop dure pour une petite fille qui pensait s’en moquer jusqu’à maintenant. Elle se voulait réconfortée, elle voulait qu’on prenne sa défense, elle voulait qu’on lui apprenne la vie, elle voulait qu’on la prenne doucement dans ses bras, elle voulait qu’on lui dise qu’elle n’était pas seule, elle voulait qu’on lui offre ce qu’elle avait repoussé avec mépris, elle voulait …

Elle voulait qu’on l’aime.

Elle ne tomba pas, elle ne trouva pas la force de pleurer, elle resta juste là. Le monde autour d’elle semblait tourner au ralenti, elle n’entendait plus rien et restait figée en fixant le lointain.

- Du feu ?

Akane secoua faiblement la tête. Ce n’était pas la peine de finir sa phrase. Le couple Shibata se regarda longuement puis haussa les épaules avec un soupir, entraînant Akane dans la maison. La porte s’ouvrit et elle revit le visage de Kyohei. Le père, avant d’entrer, lança à son chien un regard hésitant. Tandis que son épouse pénétrait dans la maison il resta dehors et mit un pied à l’intérieur avec un soupir de regret. Et puis il changea d’avis et tourna les talons avec humeur, laissant mères et enfants entre eux.

- Akane, exigea Madame Shibata avec une pointe d’aigreur, excuses-toi tout de suite.

Il y eu un long silence plombé d'embarras et puis une voix timide prit la parole entre deux hoquets.

- Je suis désolée, souffla Akane sans lever les yeux.

- Je m’excuse pour elle, poursuivit sa mère, je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête vraiment.

La petite fille ne comprenait pas pourquoi personne ne se posait de question sur les évènements responsables de l’état de Oak. On ne prend pas feu par hasard nom d’un chien ! Elle ne releva pas ce jeu de mot de mauvais goût, elle en aurait été plus triste encore.

- Ta chambre t’attend Akane.

Elle contourna Kyohei, lui accordant un regard éteint puis monta les escaliers et entra dans sa chambre sans un mot. Elle s’assit sur son lit, s’adossa au mur et entoura ses genoux de ses bras, elle ne pensait plus à rien. Pendant quelques minutes elle resta comme ça et puis elle entendit un léger grincement auquel elle ne réagit pas.


Je veux qu'on m'aime

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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Sam 2 Jan - 0:58

Qu’elle s’excuse. Voilà ce que voulait la mère d’Akane. La femme voulait qu’elle lui demande pardon, à lui, celui qui avait brûlé son chien sous ses yeux. La question ne portait pas, pour l’heure, sur l’origine du feu. C’était pourtant la chose la plus étrange et la plus dramatique de l’histoire mais non, on aurait dis que le plus important pour Mme Shibata était que la jeune fille bouleversée explique son acte, pourtant si bénin à côté de l’horreur qu’avait commis Kyohei. Celui-ci n’osa la regarder. Elle semblait détruite par ce qu’elle avait vécue, mais sans larmes. Elle obéit à sa mère, dépitée. La Madame en rajouta une couche, apparemment honteuse du comportement de sa fille, qui fut envoyée dans sa chambre. Le regard qu’il lui capta un instant semblait vide, à la fois ailleurs et dépassé. Il s’en décrocha pour fixer le parquet. Qu’était-ce à cet instant l’horreur qui le prenait ? Sentiments de peur et de dégoût qui se mêlaient. Il tentait de comprendre ce qui l’envahissait. C’était pour le moment sa principale préoccupation, mais cela ne durerait pas longtemps…

Une soudaine agitation à l’extérieur attira leur attention. Kyohei aperçut du mouvement, puis ce fut quelques cris. Des pleurs. Les parents sortirent à grands pas, la mine agacée ou inquiète. Le jeune garçon les suivit, ne sachant où se trouvait sa place à cet instant. Il jeta un coup d’œil à la vision du village qu’il avait de l’entrée et son visage se peignit d’étonnement. Une bonne dizaine de cavaliers se trouvaient là, encerclant un groupe de gens qui ne pouvaient que supplier face aux lames qu’on leur pointait dessus. D’autres soldats, car il s’agissait bien de soldats, sortaient des chandeliers de cuivre et l’argenterie d’une maison, pour les entasser sur une charrette déjà bien remplie. Que faisaient-ils, payer un impôt ayant trop tardé ? D’après la panique qui s’empara des adultes présents, ce n’était pas vraiment ça. Non, c’était bien pire. Sa mère prit la parole la première :
- Ces monstres de Pall…
Sa voix tremblait de haine et de terreur. La seconde plus tard, tous s’engouffraient dans la maison pour se cacher.

Une inquiétude pesante s’installa sur le petit groupe. Une question se lisait sur toutes les lèvres : que faire ?

Mais ils n’eurent pas le temps de réfléchir. La porte s’ouvrit à la volée. Ou disons plutôt qu’elle éclata en lambeaux de bois par un violent coup de pied. Trois ‘’monstres de Pall’’ entrèrent. Leurs sourires malsains étaient de mauvais présage. Le plus grand, un chauve couvert de cicatrices et ayant l’air du chef de la joyeuse bande, brandit son épée massive sous le nez du père qui avait quitté Oak. L’horrible bonhomme cracha :
- On embarque tout. Tout ce qu’il y a de la valeur, tout ce qui brille, et les jolies femmes si vous avez…
Un rire graisseux s’empara de ses deux compères. Apparemment ils prenaient beaucoup de plaisir à faire leur travail. Voler, ou plutôt piller, et soumettre les peuples sous leur joug tyrannique… Tout cela pour leur foutu Roi qui mangeait du raisin sur son trône d’or massif, trône payé grâce aux confiscations de guerre. Des objets que le peuple avait acheté grâce à leur maigre salaire, gagné à la sueur de leur front… Et ces trois là n’étaient que des pions. L’un deux dévoila ses rares dents jaunes pour lancer :
- A GENOUX !
Tous obtempérèrent. Avaient-ils réellement le choix ?

Kyohei ne ressentait plus rien. La scène semblait se passer sous ses yeux sans qu’il n’en fût vraiment un personnage. Tout cela était si terrible. On en parlait souvent, de la guerre, des épées, des ‘’autres’’… Mais jamais il ne s’était retrouvé en une telle posture. Non seulement un feu intérieur qu’il ne connaissait pas s’était emparé de lui pour torturer un chien de sa morsure, mais en plus le front Pallengadien était arrivé jusqu’à leur paisible village. Il serait bientôt entre leurs mains féroces, il serait bientôt vidé de sa pauvre fortune, il ne serait bientôt plus rien qu’un tas de ruine abreuvé de sang et de larmes amères. Tous étaient mués, à terre, l’échine courbée. Kyo’ suivait à peine le mouvement des trois pilleurs. Le chef les surveillait, l’édenté farfouillait les pièces du bas, et le dernier, d’une maigreur impressionnante, prit le chemin de l’étage. Quand son pied se posa sur la première marche grinçante, un frisson perceptible parcourut les parents de celle qui se trouvait à l’étage.
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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Dim 3 Jan - 19:13


Le grincement provenait du bas et il était suivit de plusieurs autres, on montait. Avec un peu de chance c’était son père qui, non content des paroles de son épouse, venait lui faire la morale. Akane resta sur son lit jusqu’à ce que les escaliers sois franchis et attendit. Mais personne n’entra, elle ne pu percevoir que des tintements métalliques sur le palier. Son père s’amusait avec les deux vases qui bordaient la cage d’escalier.

- He ! Attrape ça !

Et à présent il commençait à balancer les vases d’un étage à un autre. Voilà, il était devenu complètement barge. La petit fille n’avait plus envie de se faire réprimander, elle avait eu sa dose tout à l’heure, alors elle se leva, prit la chaise prévue à cet effet – oui, elle le faisait régulièrement – et la calla en dessous le poignée pour la bloquer puis alla se rasseoir sur son lit. Elle savait ce qui se passerait ensuite, il allait crier un peu et se lasser au bout de cinq ou dix minutes à tout casser. À tout casser oui.
Car il n’utilisa pas la poignée.
Il se contenta d’enfoncer la porte avec le talon. La partie inférieure de la porte vola en éclats qui se dispersèrent dans la pièce avec un bruit sourd. Cet homme n’était pas son père. Akane ne leva pas les yeux, elle continua a observer le mur en face, un peu trop surprise pour avoir peur. Il fit le tour de la pièce, prenant parfois un livre pour le jeter à l’autre bout de la pièce en grognant. Et puis, d’un coup, il se retourna.

- Toi, tu bouges pas.

Akane, obéissante, ne bougea pas. Elle jeta juste un œil à ce qu’il restait de sa porte, il s’en passait des choses en bas. Effectivement les vases n’étaient plus là. Ils se faisaient piller ? Elle était paralysée de peur mais gardait une expression froide, comme absorbée par le mur. Une fois qu’il eut fait le tour de la chambre il se plaça devant elle, haut de ses maigres jambes et de son buste cadavérique.

- Debout !

La petite, bien que conservant son flegme, ne trouva pas le courage de faire un geste. Elle livra un modeste effort mais ne pu se résigner à se lever. Les mains secouée de tremblements, elle fit mine de se plonger encore un peu plus dans sa contemplation. Elle ne pouvait pas.

- Hé ! Obéis quand je te parle !

D’une main décharné il la saisit pas les cheveux et la tira violemment en avant. Akane se leva dans un cri aiguë et s’arqua en gesticulant afin de se libérer de cette emprise. Il tira de plus belle avec un rictus cruel, content de son effet. Sans réfléchir, elle saisit une brisure de bois et frappa avec toute la force que ses petits bras pouvaient lui fournir dans la tempe de son adversaire qui recula en jurant et en se tenant la tête.
Une tentative aussi bien téméraire que profondément inutile.
Quelques secondes après elle descendait les escaliers, tenue par les cheveux par ce même homme. Elle criait et se débattait mais quelques coups dans les jambes parvinrent à la calmer.

- C’est la gamine qui t’a fait ça ?

- Non, je me suis pris une branche à cheval.


Pour Akane cette image était encore plus ridicule mais apparemment il valait mieux pour sa fierté s’être fait avoir par une branche que blessé par une petit fille. Ceci dit mensonge ne fit pas taire les sourires moqueurs de son équipier et de son supérieur pour autant. Elle vit sa maison de faire vider de ses biens en peu de temps et pu juste entendre

- Kyohei …

Un murmure à peine perceptible noyé de larmes terrorisées. Quand les maisons seraient pillées, certains des villageois, pour ne pas dire la totalité, seraient abattus sans indécision. Personne n’y pouvait rien, ils étaient trop bien armés pour pouvoir espérer leur tenir tête. Mais Kyohei avait son feu, lui.

- S’il te plaît … Aide nous …

Le chef se retourna d’un bon et se rapprocha lentement des enfants avec un regard suspicieux.

- Alors, on fait des messes basses ? Qu’est-ce que vous avez dis ?

Il saisit le menton de Kyohei et avança son sourire crasseux.

- Hein ? Qu’est-ce que vous avez d-…

- Ne le touchez pas !


Une voix féminine et décidée s’éleva. Akane tourna la tête, c’était la mère de Kyohei entourée de ses parents qui tentaient de la dissuader d’opposer toute forme de résistance. « Arrêtez, c’est de la folie ! » mais elle n’écoutait pas et défiait les soldats du regard.
Le geste d’une mère qui protège son enfant, quoi de plus honorable ?
Pourtant, pourtant …
C’était une erreur.

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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Mer 20 Jan - 23:49

Le pillage continuait tranquillement. Les soldats semblaient assez guillerets, pas inquiets pour le moins du monde. Ils avaient même l’air d’y prendre du plaisir, s’amusant à commenter leurs trouvailles, jouant à celui qui trouverait le gros lot et raillant du mieux qu’ils pouvaient tout ce qu’ils pouvaient. Des vases furent descendus de l’étage. Kyo’ pensa qu’il pourrait peut-être s’en servir comme arme de défense si cela tournait mal… Quoique seul un idiot se battrait avec un vase. Puis soudain on entendit un craquement sourd comme du bois qui se brise d’un coup. Tous sursautèrent, même celui aux dents pourries qui grogna ensuite en continuant de fouiller l’armoire qu’il était en train de dévaliser. Il sembla y avoir quelques cris, là-haut, sûrement des ordres que vociférait le fil de fer à Akane. Kyohei se mordit la lèvre inférieure, tristement angoissé par la situation présente. Mais heureusement, les Palliens ne semblaient pas vraiment agressifs. Oh si, bien sûr ils profitaient de leur supériorité pour s’imposer, se moquer et mépriser les habitants mais, s’ils usaient la force, aucun n’avait encore dégainé sa lame. Ou du moins, le sang n’avait pas été versé. Pas encore…

Le garçon releva discrètement la tête lorsque des pas se firent à nouveau entendre dans l’escalier. Le maigrelet, l’air furibond, tirait Akane par les cheveux. Celle-ci se débattait vaillamment, l’air paniqué, et ses cris faisaient sans aucun doute blêmir ses parents d’horreur. Puis elle se tus, contrainte car réprimée par un vilain coup de pied, et fut amenée avec les autres prisonniers provisoires, à genoux. Celui qui l’amenait prétexta un coup de branche pour expliquer la trace sanglante qui lui parcourait la tempe. Fraîchement sanglante. Kyo’ eut un doute quand à l’exactitude de ce qu’il racontait, quasiment persuadé que la blessure était trop récente, si récente même qu’elle n’existait pas encore avant qu’il ne monte à l’étage. Kyohei eut une pensée honteusement narquoise : Akane avait dut lui opposer de la résistance et voilà ce qui lui en avait coûté, tout simplement. Pauvre bougre, le voilà obligé de mentir pour préserver sa fierté déjà bien entachée.

La jeune fille fut contrainte de regarder le sol elle aussi, tandis qu’on vidait son chez-elle de tout ses biens. Une aura de terreur pesait sur du groupe, mais seule elle pleurait. Elle pleurait pour eux, en quelque sorte. Soudain, un souffle discret percuta Kyohei. Quoi, elle lui parlait ?

- S’il te plaît … Aide nous …

Il n’eut même pas le temps de réfléchir au sens de ses mots et encore moins de répondre que le meneur du groupe de soldats se tourna vers eux avec un regard mauvais. Il s’approcha en faisant planer une menace sur un sourire fourbe et siffla sa question comme un serpent crachant son venin. Kyohei sentit tout son corps se transir d’effroi, et lorsque ses doigts osseux lui prirent le menton, l’obligeant à redresser là tête, il crut voir sa fin arriver.

- Ne le touchez pas !

Cette exclamation entraîna une sensation glaciale qui parcourut le dos du garçon. Plus encore que sa peur précédente, celle des représailles contre sa mère l’ensevelit sous trois tonnes de d’anxiété. Les parents d’Akane semblaient eux aussi la connaître, la pressant de s’excuser. Et ce sentiment était plus que justifié. C’est ce que lui prouva la gifle monumentale que reçut Mme Itamura. Elle en perdit l’équilibre et dû s’appuyer au mur pour ne pas tomber.

- Sale insolente !

Si celle-ci gardait son calme, deux des trois hommes étaient rouges de rage. Le troisième, plus sérieux, n’en était pas moins le plus menaçant. C’était le chef, hélas. Il toisa la jeune femme avec dégoût. A nouveau, sa voix reptilienne s’insinua dans l’esprit de Kyo’, froide comme la mort elle-même.

- Tu veux pas qu’on l’touche hein ?

L’expression qu’eurent alors ses deux complices laissa largement aux détenus l’occasion de deviner la suite. Kyohei ferma les yeux, présageant un coup. Celui-ci vint. Il prit le choc en plein visage. Sa tête lui tourna un long moment où il ne perçut plus que les ricanements des soldats. Il reprit peu à peu ses esprits, se rendant compte qu’il était presque affalé sur le planché, et se redressa en grimaçant. Sa lèvre devait être enflée. En tout cas, sa gencive altérée lui laissait un goût de fer sur la langue. Il rouvrit progressivement les yeux, et s’aperçut que sa mère s’était à nouveau levée. Celui qui l’avait frappé avait totalement perdu son sang froid et se tenait le poignet avec la bouche tordue en un rictus figé de douleur. L’avait-elle… ? Kyohei sentit tout son corps se paralyser. Elle aggravait son cas ! Les trois soldats, à son plus grand désespoir, dégénèrent leurs armes. Ils ne savaient certainement pas les manier à la perfection, sinon il ne serait pas là à s’occuper d’une mission si médiocre, mais qu’était le tranchant d’une main face à celui, même maladroit, d’une épée ? Ils encerclaient la jeune femme, ne faisant à présent même plus attention aux quatre autres qu’ils savaient soumis. Il leur fallait juste calmer cette rebelle… Ainsi que leur besoin de frivole vengeance… Kyo’ tremblait. Son cœur appelait à l’aide.

A l’aide…

Instinctivement, ses yeux se détachèrent de la scène pour se poser sur Akane. De l’aide ? Lui ? C’était cela qu’elle lui avait demandé… Supplié… Mais que pouvait-il ? Cette prière était si… inconcevable ! Comme s’il… non ! Pensait-elle vraiment à son feu ? Cette chose étrange et incontrôlable qu’il avait tardivement découvert… Il en était incapable… Il ne pouvait qu’en appeler au ciel… ciel… ciel… Aide moi…

Aide nous…

Ces mots. Ses mots.
La peur et la colère se mêlaient. Il était perdu. Rien n’était plus sûr sauf… Cette flamme minuscule qui apparut dans sa paume. Sous le coup de l’émotion, elle voulut bien rougeoyer plus fort. Son alliée. Kyohei bondit en avant, sans réfléchir, fonçant comme un forcené sur le premier venu. Celui-ci se trouva être l’osseux qui eut un hurlement grinçant en sentant une présence brûlante dans son cou. Il fit volte-face en agitant mollement son arme mais une main ardente comme du fer rouge se plaqua sur ses yeux. Il réussit à l’ôter en frappant son possesseur au genou avec le plat de son épée. Kyo’ boitilla en arrière, engourdi de cette douleur qui s’ajoutait à celles de sa main et de son bras déjà dégradés. Son adversaire eut un couinement surpris en se rendant compte que l’un de ses yeux n’était plus qu’une orbite remplie de chair brûlée. Le mal était fais et le Pallien atrophié avait lâché son manche pour tenir son visage défiguré avec épouvante. Le chef de la vicieuse troupe aboya au dernier de punir la femme pendant qu’il s’occupait du ‘’garnement’’. Le garçon jeta un regard affolé vers les Shibatas. A présent, le plus imposant se dirigeait vers lui sans sembler craindre d’ajouter des cicatrices à sa collection. Le léger étonnement qu’il sembla ressentir en apercevant le feu ne fut que de courte duré. Non, il savait très bien que Kyo’ ne pouvait pas grand-chose contre lui. Surtout si son subalterne arrivait à attraper sa mère…
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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Mar 26 Jan - 22:09

Le coup d’envoi de l’attaque avait été donné peut de temps avant l’aube, le jeu du moment prendre l’ennemi par surprise. N’ayant pas dormi de la nuit comme la plus par part des grands hommes militaires Stonefolmiens Kyoya avait passé sa nuit à donné ses directive pour l’assaut du lendemain. Tout devait être fait, aux seconds prés et aucune erreur n’était tolérée. Bien sur le roi ne doutait nullement en l’expérience de ses hommes mais il se devait d’être quoi qu’il arrive ferme.
A cheval sur une falaise surplombant la bataille son regard haineux ne fixait pas les troupes, non ses iris sombres étaient comme bloqué dans celle de son cher adversaire, remit sur pied depuis peu. La dernière fois que les deux jeunes seigneurs avaient croisé leur lame l’un d’eux avait failli y perdre la vie. L’ange noir avait juste finement coupé les ailes de l’ancien ange blanc. Comme il chérissait cette image, image de sang, Kenji comme vaincu, à quelques secondes prés il l’aurait presque tué … Agonissant sur le sol, Pallengad enfin sous les ordres de Stonefolm. Mais tout ne s’était pas passé comme ça non … Suite à une bataille sans gagnant il était de rigueur que les deux hommes les plus gradés se battent afin de définir le vainqueur. Les deux rois s’affrontaient donc pendant plus d’une heure, jouant sur le sol comme dans les airs, de ruse en coup bat tout était permit, c’était une question d’honneur, d’étique de simple gloire. Une vieille haine, cultivée depuis leur plus tendre jeune. Kenji fit alors la faute de tourner le dos à son adversaire, sautant sur l’aubaine celui-ci trancha de façon net son plumage, lui infligeant une chute vertigineuse. Tombant net sur le sol il n’était pas mort, voyant leur chef ainsi les soldats de Pallengad se précipitèrent à son secours empêchant l’ange noir de l’achever.
Enfin …
Voyant que Stonefolm avait l’avantage le souverain décida qu’il était temps de partir, Kyoya n’aimait pas vraiment regarder les batailles trop longtemps, méfiant envers l’ennemi ce démon serait prés à lui tendre un piège. Levant le bras pourqu’on fasse place, lui et son escorte rentrait donc au camp mais avant le monarque désirait voir son amante, rien bien étonnant enfaite. Miyuki il l’a connaissait depuis pas mal d’année maintenant, suffisamment d’ailleurs pour lui avoir fait un enfant. Tout avait commencé dans une auberge elle était nulle autre que la fille du propriétaire des lieux et lui passait simplement pour faire une alte pour la nuit avec ses hommes. Tout se fit assez rapidement entre eux, une attirance réciproque, une alchimie qu’on ne connait qu’une seule fois dans sa vie. Il l’a voulait, elle le voulait. Elle ne savait pas qui il était réellement et n’hésita donc pas à s’abandonner à lui cette fameuse nuit. Un début qui depuis n’a jamais connu de fin, ils se recouvrèrent et bien sur finirent par s’aimer. Elle le complétait et inversement, elle était une femme pleine de vie, pétillante, une croqueuse d’homme, l’un l’égale de l’autre. Face à elle il jouait sur un terrain de jeu, elle savait comme si prendre mais lui aussi, enfin un adversaire à sa taille avait-il pensé.
La troupe avait pour habitude d’abandonner leur chef une fois dans le village mais ce jour là … Tout était différent …
Le feu … des cries … des hurlements …
L’ange sombre fronça les sourcils à la vu de cette épaisse fumée, lançant encore plus rapidement leur monture au galop que ce passait-il ?
A la vue de l’anarchie qui régnait ici la troupe comprit rapidement, mettant sur le champ un visage sur les coupables. Un éclaireur partit chercher du renfort alors que les militaires se déployaient déjà dans les rues. Kyoya quand à lui suivit d’un homme de confiance se dirigea un peu sur la droite, allant chez sa maitresse, seul soucis … sa maison était vide. Sortant de la chaumière il entendit la voie d’une femme, un son aigu et de détresse. Jun l’homme qui accompagnait le roi pointa une maison un peu plus loin, les deux dégainèrent leur épée et s’y rendirent. La porte était ouverte et en entrant le tableau n’était pas dés plus joyeux. S’imposant dans la pièce par sa forte carrure l’ange avait un regard dés plus glacé qu’il posa sur celui qui tenait Miyuki, reconnaissant ce visage. Un couple était également à genoux ainsi qu’une petite, il reconnue également Kyohei, son fils.

« Qu’es ce que tu fais ici Kyosuke ? Tu ne devrais pas plutôt soutenir tes soldats sur le champ de bataille … Ah oui j’oubliais tu ne préfères pas voir le massacre qu’on est entrain de vous infliger … »

Un sourire narquois sur lisait sur le visage de Kyoya. Au même moment un grand nombre de soldat prirent le contrôle du village, encerclant la maison également. La lame du roi était pointée sur le front de celui qui était le capitaine de l’armée de Pallengad. La colline était sous contrôle Stonefolmien maintenant et les pilleurs étaient faits comme des rats.

«Lache la et l'enfant aussi… »

La pointe grise appuyait de plus en plus sur la peau pâle de cet homme et si l’homme qui accompagnait son roi ne lui avait pas dit de stopper son geste, il l’aurait tué…

« Sir les enfants … »
« Tu mériterais de moisir dans t’es entrailles comme ton roi pourriture, fiche le camp … »
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MessageSujet: Re: Hier [PV Kyohei]   Ven 28 Mai - 23:16

[Pas reluuu *note*]

- Tu mériterais de moisir dans t’es entrailles comme ton roi pourriture, fiche le camp …

Et bon appétit bien sûr … La pourriture fit mine de se retirer tout en manifestant une certaine soumission – plaisant – puis prit le chemin la porte lui même, malgré le fait que la personne qui l’avait chassé semblait prit d’une incontrôlable envie de lui botter la croupe en passant. Le reste du groupe se retrouvait un peu prit de court du coup, chacun avançant prudemment pour ne pas se prendre un coup d’épée maladroitement perdu. Dehors plus personne ne criait. Le village était devenu brutalement silencieux. En jetant un œil par les fenêtres on pouvait voir des soldats qui se dirigeaient doucement vers une extrémité de la route, pourvu que ça les sorte de là. Il enfourchaient leur monture avec un regard en retrait et attendaient. Ils ne pouvaient rien faire, une petite dizaine de cavaliers les encerclait en silence. Il était probablement prévu que la charrette où avaient été entassés les biens des maisons resterait à l’intérieur du village, les individus étaient juste priés de quitter le coin. Plutôt sympa. Tout le monde sortait de chez soi pour voir la fin de l’histoire, les mains jointes, les oreilles grandes ouvertes. Tout le monde attendait, personne ne savait quoi mais tout le monde attendait. Chacun voulait probablement entendre que tout allait bien, peut importait du moment que ça pouvait les rassurer.
Car la peur était encore là, et elle resterait encore pas mal de temps.
Le type qui était venu à leur aide sortit à son tour, et adressa un petit signe à l’homme qui l’accompagnait qui lui même fit geste à toutes les villageois présents. Un message était passé. Akane ne comprenait pas ce qui se préparait, d’un coup les occupants perdus prenaient un air grave et hochaient la tête d’un seul geste. Et ses parents aussi adoptaient cette attitude sentencieuse.

- Akane, retourne à l’intérieur.

Maman avait prit sa voix de décisions sans appel. Il était inutile de discuter.

- Allez dépêche toi.

Alors elle recula lentement sans lâcher l’action extérieure des yeux. C’était la même chose chez les voisins d’en face, les plus jeunes rentraient. Il y avait quelque chose que les enfants ne verraient pas. Mais il y aurait une exception. Akane fronça les sourcils et fit demi tour avec un regard pour Kyohei qui s’était fait jeter aussi. Libre à lui de la suivre, il faisait ce qu'il voulait.
Cela fait elle se dirigea sans bruit dans la cuisine. La porte menant au dehors n'était même pas fermée, elle put sortir sans la moindre difficulté et faire le tour pour atteindre la rue. Le tout était de rester discrète, qui savait ce qui se passerait si les voisins la prenaient en train de frauder. Elle ignorait si le Truand, ennemi juré de tout ce qui prenait aisément feu, l'avait suivi ou non, en fait ça lui était égal. C'était la suite de l'action qui l'intéressait. Un second message passa. Cette fois ce furent les soldats qui approuvèrent, leurs captifs baissèrent la tête. Il sembla que certains avaient peur, d'autre fixaient l'horizon d'un air résolu et décidé. Ils attendirent, attendirent.
Et une lame tomba sur la gorge de l'un d'entre eux, suivie de toutes les autres. Des hurlements rauques, étouffés, du sang qui s'écoulait au compte-goutte sur la terre boueuse, une flaque sanglante qui se formait autour de chaque petit groupe, des chevaux affolés, et l'un qui criait :

- VIVE PALLENG-...

Ou plutôt qui s'apprêtait à crier juste avant qu'une épée ne s'abatte sur sa poitrine.
Charmant spectacle pour le moins inattendu et d’autant plus attrayant.

- Akane ! Tu ne m’écoutes donc jamais ?!

Kanna Shibata était rouge de rage. Sa fille, quant à elle, ne parvenait pas à se détacher de la mare de sang qui se propageait sur le chemin un peu plus loin, visiblement passablement surprise par le fait que sa mère soit apparue derrière elle en criant. Cette dernière la saisit par les épaules et la retourna vers elle sèchement, plantant un regard furieux dans les yeux de Akane.

- Il est temps que tu apprenne à m’obéir jeune fille !

Regard fuyant, mains qui cherchent à s’occuper et qui asticotent un doigt de la conjointe, un peu comme si Aka ne savait plus où se mettre à présent. Elle regardait fixement par terre en tentant désespérément de faire quelque chose de ses dix doigts.

- Je …

Ca commençait sur une note quasiment inaudible et elle marqua une pause.

- N’espionnerai plus. Jamais.


C’était sincère. La mère la dévisagea en silence puis poussa un bref soupir avant de la prendre dans ses bras. Soulagement des deux côtés.
Mais on peut toujours revenir sur sa parole.
Même à contrecoeur.

_____________________________________________

- Et bien, je crois que notre après-midi …

Un peu défectueux l'après-midi, certes. C’est le père qui reprit.

- Bon je crois que tout le monde est un peu choqué, je pense qu'il vaudrait mieux que chacun se retrouve un peu avec soi-même ...

Une façon masquée et polie de dire à la voisine de foutre le camp. Celle ci hocha la tête en serrant son fils contre elle.

- Nous nous reverrons, j’en suis sûre.

- Et … encore pardon … pour ce que Akane a fait à fait à votre fils …


Ca allait la suivre longtemps cette histoire. On ne manquerait pas de le rappeler à chaque petit imprévu. Au moindre problème ça retomberait sur la table, ça ne faisait pas pli. D'ailleurs, on parlait à la mère plutôt qu'au fils. Ils semblaient plus désolés de l'impact que puisse avoir ce comportement sur l'adulte. Donc on ne s'adressait pas au premier concerné.
Son père se pencha vers l'Impolie de service et lui intima d’un air mécontent :

- Fais leur une belle révérence.

Une révérence, ben voyons. Elle s’inclina avec une lenteur calculée en tenant l’avant de sa robe. Ce truc là, ça ne lui servirait probablement jamais à rien. Monsieur son Père ne lui avait pas ordonné ça que pour être poli avec les invités, c'était surtout pour montrer que lui et son épouse savaient enseigner l'art de la courbette. Par contre les giclures de gadoue rendaient mal sur le blanc ... Elle lança à Kyohei un regard haineux. Toi, je t’interdis de me regarder.
À l'extérieur chacun venait reprendre ce qui lui avait été prit. Ils devaient se demander ce qu'ils allaient bien pouvoir faire de cette charcuterie à cheval à présent, parce que à l'entrée du village comme ça, ça n'invitait pas au tourisme. Oak devait toujours être devant la porte car tout le monde s'accommodait d'esquiver le perron des Shibata avec un air écoeuré. Ca aussi il allait falloir changer.


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