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 ~ Les portes [A archiver]

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MessageSujet: ~ Les portes [A archiver]   Dim 20 Sep - 13:46

/!\ Ce n'est pas Shiro qui est joué ici.


Stonefolm. Terre de guerre, royaume des anges déchus. À ce qu’on dit.
Et on en disait beaucoup de choses… Les rumeurs courraient à Myridia, parfois véritables mais souvent paroles inventées de toutes pièces, car on n’osait s’aventurer dans les royaumes. C’était une ville neutre et se joindre, ou seulement avoir l’idée de choisir un camp était considéré comme un acte terrible. La guerre était presque un sujet tabou, et les histoires sur les familles royales se chuchotaient discrètement, après avoir vérifié que personne n’écoutait… du moins c’était le cas chez les nobles neutres. Ainsi, les mégères s’en donnaient à cœur joie, rapportant les détails alléchants énoncés par ceux qui avaient eu le courage de se rendre dans une des capitale belliqueuse. Kazuko écoutait d’une oreille discrète mais attentive ces murmures venteux, sans trop y croire. Pour lui, seuls les livres étaient source de vérité. Mais on disait aussi, et cela importait plus que tout autre chose aux yeux de Kazuko, que la bibliothèque de Stone’ était une vraie perle. Il en savait peu de chose, juste quelques mots ou allusions attrapées au vol, mais la simple évocation de cet endroit réunissant les plus beaux ouvrages de ce monde faisait briller son regard d’habitude glacial. Et le seigneur Gargondor avait dû le remarqué car c’est lui qui lui offrit pour la première fois la possibilité d’accomplir ce rêve futile : pouvoir se rendre en cette immense salle aux rayons chargés de concentrés bonheur.

Il s’était mis en route au plus vite, ne pouvant faire attendre plus longtemps son regard avide de belles lectures. Chevauchant un cheval que son mécène lui avait confié, Royaumes dans une poche et la fameuse lettre à la mains, il prit le chemin en direction de Stone’. Il y a des écrits beaux par leur langue, et ceux beaux par leur sens. Sur ce bout de parchemin, l’encre était fade mais l’attention si douce… Gargondor lui avait donné l’occasion de se rendre à la fameuse bibliothèque sans toutefois attirer une quelconque animosité de Pallengad. En effet, voir un neutre s’introduire dans un château ennemi peut être considéré comme une hostilité. Il n’est d’ailleurs plus considéré comme impartial… Et ça, Kazuko ne le voulait pas. La paix, voilà sa voie. Ainsi, comment se rendre à un royaume, et plus encore dans le bâtiment central de son système politique sans craindre de passer pour un allier des leurs, donc des représailles ? Voilà le droit que lui conférait la lettre : allier sa loyauté à la paix au désir de visiter la pièce…

Le temps était froid et humide. Le fracas des vagues déchaînées en arrière plan donnait un effet encore plus terrible au château qui se dressait sur le ciel gris, enveloppé d’une brume épaisse. Kazuko descendit élégamment de sa jument alezane et l’emmena aux écuries du château en la tenant par la bride. S’il eut un coup d’œil curieux à ce mystérieux spectacle, toutes ses pensées étaient focalisées sur la journée à venir. Il avait chevauché une partie de la veille et toute la nuit mais ne ressentait nullement le besoin de dormir. Seule la journée à venir comptait. On ne lui posa pas de questions, et s’était tant mieux, avant l’entrée dans le vestibule des visiteurs. Un garde l’interpella, suspicieux. Son compagnon de garde eut un rictus mauvais et soupesa sa hache, lui faisant comprendre ses intentions s’il n’était pas en règle. Le jeune écrivain cacha son angoisse derrière un masque de froideur sereine et leur tandis le papier qu’il avait soigneusement transporté. Ce n’était pas certain que l’un des deux hommes sache lire mais lorsqu’ils l’eurent entre les mains, leur air de satisfaction méprisante se mua en un dégoût déçu. On lui rendit sa lettre et il pu rentrer. L’un des deux hommes armés l’accompagna même pour lui montrer le chemin. Et c’était tant mieux car les couloirs étaient un vrai labyrinthe ! Ils marchèrent un moment, franchissant multiples portes et escaliers, avant de stopper net devant deux battants immenses de bois sculptés. Le garde lui indiqua que c’était là ce qu’il cherchait et le salua d’un grognement avant de repartir à pas lourds. Lui se faufila dans l’entrebâillement de la porte. Celle-ci se ferma derrière lui dans un grincement sinistre. Kaz’ sourit : il y était.

Devant lui s’étendaient des rayons à perte de vue en profondeur et jusqu’au haut plafond. Ils étaient couverts de livre. Partout. Immenses étalages se dressant de part et d’autres d’étroites lignes de vides. On aurait dis que c’étaient des murs formés de piles d’ouvrages anciens, menaçant de s’écraser à tout moment. Mais mourir étouffé sous une avalanche de livre ne faisait pas peur à Kaz’ : pourquoi pas ? C’était plutôt une belle mort ! Il avait eu l’occasion de publier son recueil de poèmes et de réflexions, de mettre par écrit et de partager ce qu’il avait autrefois gravé de manière éphémère dans la neige. Son livre, Hiver d’une nuit, ferait un bout de chemin, peut-être, avant de se fondre dans l’oubli mais qu’importe. Il ne s’attendait pas non plus à ce qu’il se trouve ailleurs que dans la petite librairie de Myridia… Il avait rendu tangible ses rêves enneigés, s’était l’essentiel. Et aujourd’hui, à part retrouver Fubuki, il n’avait plus vraiment de raison de vivre. Ou si, lire peut-être ? Et écrire, encore…

Un silence étonnant régnait. Il fut presque mal à l’aise de le briser de ses pas hésitant mais il était impossible de résister à la tentation. Oubliant tout le reste, il se laissa avaler par la bibliothèque. L’odeur de l’encre, du bois et du papier usé flottait dans l’air. C’était délicieux. Le jeune homme marcha droit devant, ailleurs, le regard pétillant flânant sur les tranches de livres, lisant les noms au vol, repérant quelques connus ou inconnus, avec une certitude irréelle : il les lirait tous ! Cette idée le rendit ravi, bien qu’elle soit totalement improbable : il faudrait bien plus qu’une vie entière pour avoir cet immense privilège. Pourtant… il voulait rencontrer chaque mot, apprécier chaque tournure de phrase, respirer chaque histoire, connaître chaque auteur. Il voulait vivre à travers ces livres. Il voulait emprunter chaque porte que cet endroit idyllique lui offrait…

Kazuko fit courir le bout de ses doigts sur une rangée de livres. Ce contact lui arracha une grimace d’envie. Il ferma délicatement sa main sur une couverture, au hasard. Rival des saisons. Ce nom ne lui disait rien, ni celui qui avait battit cette œuvre. Parfait. Il aurait aimé prendre toute une pile de livres pour les lire à la chaîne mais résista à cette tentation. Un par un, c’était mieux. Prendre son temps, surtout. L’écrivain reprit sa route vers l’endroit où l’on pouvait s’asseoir. Du coin de l’œil, il aperçut un bureau, dans un coin, où un jeune homme de son âge ou presque travaillait. Se rend-t-il seulement compte de sa chance ? songea Kazuko. Il s’apprêtait à quitter les rayons quand son cœur fit un bon. Son regard avait accroché à un ouvrage d’apparence assez neuve, et à la bordure blanche. Etait-ce… ? Non, impossible. Il dut se mettre sur la pointe des pieds pour l’attraper. L’étonnement lui fit faire un pas en arrière quand il lut son titre : Hiver d’une nuit.


Dernière édition par Shiro Nagazaki le Mar 22 Déc - 22:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~ Les portes [A archiver]   Lun 21 Sep - 17:59

Un jour comme un autre à la bibliothèque de Stonefolm, un homme travaille distraitement, sur son bureau, entre une pile de livre et un encrier, une petite plaque sur laquelle est inscrit: Kotaro Nagaï

Kotaro avait reçu le matin même la livraison de nouveaux livres. Même s'il se portait plus sur l'étude de textes anciens, il appréciait de voir la tradition littéraire perpétuée malgré les troubles du monde. Il avait rangé les nouveaux livres de façon approximative en fonction de leur thème tout en notant leur emplacement afin de pouvoir les retrouver. La routine. Kotaro se plongea dans un recueil de poésie écrit quelques siècles plus tôt, quelques vers élégants retenaient son attention pour un instant puis il reprenait sa lecture, il était toujours étonné de voir l'apparente facilité avec laquelle les auteurs traduisait leur pensée tout en respectant les règles d'écriture, strictes à l'époque. Après un certain temps, le clocher voisin le rappela à son travail. D'un soupir il posa son marque page et referma la reliure avant de jeter un regard aux alentours pour s'assurer que tout était normal. C'était calme comme on peut toujours l'espérer dans une bibliothèque.
Alors, qu'il classait les cas de livres non rendus, un homme entra dans la pièce. Banal soit mais Kotaro ne le connaissait pas et il connaissait tout le monde dans cette bibliothèque, cela suffit à éveiller sa curiosité. Il reporta son attention sur sa paperasse tout en gardant un œil sur le nouvel arrivant qui s'était déjà dirigé vers les étagères.

Sans pouvoir se concentrer sur ses papiers, Kotaro étudia l'homme qui avait les yeux perdus dans les rayonnages. Il avait l'air étranger, ce petit quelque chose indéfinissable mais que tout le monde repère au premier regard. Le bibliothécaire n'avait pas d'à priori sur les étrangers sinon la certitude évidente qu'ils venaient d'ailleurs, de loin même, ce qui somme tout n'a pas grande importance. Mais Kotaro avait remarqué quelque chose avec les étrangers de passage à la bibliothèque, c'étaient souvent des érudits qui venaient à Stonefolm pour y visiter spécifiquement la bibliothèque, ceux-ci étaient aisément repérable, l'étonnement, apparaissait sur leur visage à l'instant même ou ils passaient la porte. On reconnaît les touristes car ils ont toujours le regard en l'air. Un homme de la ville serait venu voir directement Kotaro pour lui demander si sa commande était arrivée mais un touriste prenait toujours le temps de s'émerveiller et de flâner le long des rayons.

L'homme s'arrêta soudain et attrapa un volume un peu plus haut dont la tranche blanche paraissait neuve, stupéfait.

*Ah un collectionneur donc*

Parmi les touristes, il y avait ceux que Kotaro appelait des collectionneurs, ils venaient spécialement dans cette bibliothèque réputée pour y trouver un ouvrage rare et le lire ou en faire faire une copie. Néanmoins il n'avait jamais vu un collectionneur trouver aussi vite l'objet de ses désirs. De plus il reconnut l'ouvrage, Hiver d'un nuit, une œuvre d'un jeune auteur de Myridia, il l'avait rangé ce matin même.

*Curieux tout de même, cet homme vient spécifiquement ici pour trouver cet ouvrage qui sort de la presse et qu'il aurait probablement pu trouver ailleurs*

Tandis qu'il s'approchait, il s'aperçut une lueur de fierté qui perçait dans le regard de cet homme qui semblait déborder de bonheur. L'incompréhension croissante, Kotaro aborda l'étranger.

- Euh... excusez moi, vous avez besoin d'aide?

Pas de réponse, le regard fixe sur le livre, l'homme semblait faire abstraction du monde extérieur. Le bibliothécaire décida donc de le laisser profiter de cet instant qui semblait si important et se recula. Mais alors, l'homme cligna des yeux, repris ses esprits tandis qu'il abaissait l'ouvrage, aussi Kotaro décida de retenter sa chance, il dit alors à voix basse mais sure:

- Bonjour monsieur, je suis le bibliothécaire et je serais ravi de vous aider, vous devez être de passage car je ne vous ait jamais vu. A qui ai-je l'honneur au fait?

[HRP] J'ai peur qu'on ait pas vraiment le même niveau de rp mais bon Wink [HRP]
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MessageSujet: Re: ~ Les portes [A archiver]   Mar 22 Sep - 21:10

[T'inquiètes pas c'est juste moi qui m'étale Wink]

Son bonheur était tel face à cette improbable surprise qu’il ne sut vraiment comment réagir. Alors il ne réagit pas. Parfois, le silence sait dire bien plus que les mots. Un cri d’étonnement ou un balbutiement comblé n’était pas vraiment approprié au lieu, ni à lui-même. Seul son regard différa de sa froideur habituelle, avec, perçantes de ses ténèbres sereines, deux étoiles vacillantes. Cela aurait pu paraître idiot d’être si ému à la vue de ce livre quelconque mais justement, pour Kazuko, il n’était pas quelconque. Et plus précisément, les circonstances dans lesquelles il l’avait trouvé ne l’étaient pas. Il trouvait ce recueil, ses propres écrits, banals, aux mots fades, sans arriver à savoir si c’était parce que c’était lui qui l’avait écris ou si c’était un fait. Pourtant savoir que ce livre avait trouvé sa place dans une si majestueuse bibliothèque le rendait… fier peut-être ?

L’écrivain fut soudain tiré de sa rêverie par quelqu’un qui s’adressait à lui. Il releva vivement la tête, ayant tout à coup retrouvé son calme, et reconnu le jeune bibliothécaire. Apparemment, il avait été repéré ! L’inconnu semblait presque intrigué. Peut-être y avait-il plus d’habitués qu’autre chose qui se rendaient ici… Aïe, étranger en vue ! Tous aux armes ! Mais bon, il paraissait plus serviable que méprisant. Kazuko se prit à penser que tous les habitants de Stonefolm n’étaient peut-être pas si mauvais… C’est que des bruits courraient comme quoi les personnes de ce Royaume étaient à l’image de leur roi. Roi que l’on définissait comme cruel, sombre et dédaigneux. Mais bon, qui sait vraiment ce qu’il en est ? Si ça se trouve, Kyoya était un gentil nounours généreux… Euh, une seconde. Les nounours ne font pas la guerre.

Le jeune homme s’inclina légèrement devant celui qui l’avait abordé, soucieux de ne pas passer pour un étranger sauvage et irrespectueux de la bibliothèque. Il avait fait tant de chemin pour y parvenir, il ne manquait plus qu’il se fasse virer par insolence. Un semblant exagéré mais peut-être craignait-il que le personnel du château attendait le moindre faux pas pour se débarrasser des parasites venus d’ailleurs tels que lui… Non, il ne serait pas une gêne. Mieux valait se faire discret. L’ombre est un doux et sûr refuge…
~ Kazuko Amasuki de Myridia, enchanté.

Son regard de glace détailla le bibliothécaire en une fraction de seconde, sans le faire remarquer. Il voulait deviner à qui il s’adressait. Il connaissait son statut mais pas vraiment la personne elle-même. Les nobles, eux, étaient tous les même. Mais pas les gens de l’extérieur, encore moins ceux des autres royaumes… C’était presque une curiosité, un monde à découvrir. Si Kaz’ s’efforçait de paraître sociale avec les hauts placés de sa ville, il n’aimait pas vraiment la compagnie de ces gens suffisants et vaniteux. Ils étaient si rigides, avec leur protocole ennuyeux, qu’être invité à leur table était presque angoissant. Et-ce que c’est la bonne fourchette ? Quel couteau pour la viande? Mais les gens du bas monde, c’était autre chose. Plus chaleureux, plus ouverts, plus détendus, plus… humains ?

A première vue, pas une once de cet air hautain si caractéristique des nobles vaniteux chez son interlocuteur. Une bonne chose. Peut-être même aimait-il ce qu’il faisait, qui sait ? Peut-être aimait-il lire… Mais ça c’est une chose que l’on ne devine pas d’un regard. Il lui proposait même son aide, alors… Et Kazuko accepta avec reconnaissance :
~ En faite je me demandais où trouver les ouvrages traitants de la guerre entre les deux Royaumes…
Il eut un petit froncement de sourcil, craignant peut-être d’avoir l’air agressif en parlant de ce sujet de tension. Mais il tenait à trouvait ce qu’il voulait, cela lui tenait à cœur alors il osa.
~ …et plus précisément sur son origine.

Voilà, c’était dis. Ce thème ne le passionnait mais s’il y a bien une chose qu’il aimerait, c’était comprendre pourquoi on se tapait dessus là dehors. Tant de morts, tant de souffrance… Pourquoi ? Les quelques allusions qu’il avait lues dessus étaient trop floues mais surtout traitaient d’événements trop mineurs pour être les véritables causes. Tout de même, cette guerre durait depuis des générations ! D’où venait cette haine sourde et vivace que se consacraient mutuellement les peuples des deux royaumes ? Quelles pouvaient bien être les racines de ce feu immortel ? La colère ne décroissait pas au fil du temps. C’était presque le contraire. On aurait dis que chaque année rajoutait une bûche à ce foyer meurtrier. La raison véritable de cette rancune farouche, voilà ce qu’il cherchait.

Au fond, l’écrivain se dit que ces recherches étaient veines. L’origine de cette effroyable opposition était sûrement bien la stupide mésentente dont parlaient les livres qu’il avait feuilleté. Un prétexte pour sortir les armes, sans plus. Et c’est alors juste une chose qui contribuait à servir encore l’embrasement furieux : la stupidité des hommes. Se nourrir de sang semblait être dans leur nature. La faucheuse devait bien s’amuser, là-haut. Kazuko l’entendait rire tout bas dans la noirceur de son fatal nuage de mort. Sa voix résonnait en gloussements glacials qui englobaient de monde de cette crainte étouffante et omniprésente qu’apporte la guerre. Chaque flamme de rivalité contribuait à allonger sa funèbre liste de noms innocents.
Quelle immonde bêtise. Alors que les vies s’écoulent comme de vulgaires ruisseaux, il fallait en plus que l’humanité y construise des barrages et y assèchent les rives… Et les autres, qui contemplaient les murailles grises se construirent avec une sorte innocence fasciné, quand se réveilleraient-ils enfin de cette torpeur ?
L’écrivain laissa échapper un murmure, qu’il regretta aussitôt en espérant que le bibliothécaire n’ait rien entendu.
~ Une guerre de vengeance… Mais se rappel-t-on seulement de quoi on se venge ?
Il en doutait…


Dernière édition par Kazuko Amasuki le Mar 29 Sep - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~ Les portes [A archiver]   Jeu 24 Sep - 19:26

[HRP]En manque d'inspiration dsl :s [HRP]


- Kazuko Amasuki de Myridia, enchanté.

*J'ai déjà lu ou entendu ce nom, mais impossible de me rappeler ou. Quoi qu'il en soit, il ne m'est pas étranger.*

Tandis que Kotaro réfléchissait, Kazuko pris de nouveau la parole:

- En fait je me demandais où trouver les ouvrages traitants de la guerre entre les deux Royaumes…

- Ah? vous ne cherchez pas au bon endroit alors, ici sont plutôt placé les ouvrages de poésie moderne. Vous devriez plutôt jeter un œil à la section histoire. Si vous voulez bien me suivre...

Tandis qu'ils avançaient, Kotaro continuait de parler: La guerre comme vous pouvez vous en douter à fait couler beaucoup d'encre. Évidemment, les versions diffèrent en fonction de la nationalité de leur auteur mais nous recensons suffisamment d'ouvrages sur le sujet pour que vous puissiez vous forger un point de vue objectif... Voilà la section histoire, vous devriez pouvoir trouver des livres de l'époque. Tiens d'ailleurs en voilà un, dit le bibliothécaire en tirant un ouvrage dont il lu le titre: Pour l'honneur de Pallengrad, prometteur si vous voulez mon avis.

Kotaro avait tendance a monopoliser la parole lorsqu'on lui demandait conseil mais cela ne semblait pas déranger son interlocuteur qui, pris d'une muette contemplation, ne l'écoutait déjà plus et dont les mains courait déjà le long des reliures. Kazuko lui donna le livre blanc d'un geste distrait

- Euh.. oui, je le garde à votre disposition. Eh bien si vous avez besoin de quoi que ce soit je suis à votre disposition, vous me trouverez à mon bureau. Si vous voulez des informations complémentaires à propos d'une date ou d'un évenement, nous avons des périodiques de l'époque mais ils ne sont pas exposés dans les rayonnage, trop fragile vous comprenez, ils ne sont pas fait en très bon papier.

Tandis qu'il revenait vers son bureau, Kotaro continuait de s'interroger:

*Kazuko Amasuki... ou ai-je vu ce nom?*

Il jeta un coup d'œil rapide aux alentours, le calme régnait entre les étudiants qui planchaient sur des traités divers et les gamins de la ville plongés dans des romans d'aventures. Kotaro trouvait toujours cela singulier que des enfants turbulents puissent devenir si calme dans une bibliothèque ou même, mais cela était plus rare, prendre un livre et rester une après-midi, assis en tailleur, à le déchiffrer. Il se tourna ensuite vers la couverture du livre blanc qui était toujours entre ses mains et lu. Puis il se retourna vers le jeune homme perdu dans les rayonnages, ébahi.
Sur la reliure était imprimé en caractères élégamment inclinés: Hiver d'une nuit par Kazuko Amasuki
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MessageSujet: Re: ~ Les portes [A archiver]   Mar 29 Sep - 21:06

[Alors là pour trouver quelque chose à répondre j'ai eu du maaal x)
J'amène un peu d'action, désolé Wink]

La bibliothécaire le dirigea vers une section plus appropriée à ses recherches, celle de l'histoire. Ou même, de l'Histoire, avec un grands "H", celle dont les fils tisseront le longue et complexe écharpe du temps et de l'avenir des hommes. Des ses aiguilles acérées, elle mêle et entremêle les vies insignifiantes qui se promènent un instant sur terre, et c'est ces chemins si frêles d'apparence qui en s'ajoutant aux autres dans un tourbillon de souvenirs oubliés, créeront les mailles solides du tissu sans fin ni début. Parfois, il y a des trous. Lorsque les écrivains oublient d'écrire, lorsque la mémoire ne veut pas exister, ou lorsque le vieillard préfère se taire. Et de temps en temps, quelqu'un s'éveille un jour avec une unique obsession: combler le néant, rapiécer l'œuvre de l'Histoire. Les origines de la guerre sont au milieu d'un de ces vides dérangeant. Pour Kazuko, c'était plus un passe-temps ou une curiosité passagère, mais il comptait bien résoudre l'énigme qu'on lui offrait. Par les livres.

Tout en avançant, son interlocuteur avait engagé une conversation (ou plutôt un monologue) sur le rapport en l'écrit et la guerre. Le jeune écrivain écoutait avec attention, puis le remercia distraitement quand il se retrouva face à un rayonnage fournis de livres qui promettaient de renfermer tout ce dont il avait besoin. Déjà, ses doigts couraient sur les reliures, le regard absorbé par les lettres qu'il croisait, déchiffrant à toute vitesse les titres et les auteurs. Il aurait aimé tous les ouvrir et se plonger dedans pour ne plus en ressortir, les engloutir en enfilade pour dévoiler, enfin, la clef sanguinolente d'une guerre sans merci. Il se rendit à peine compte de son geste lorsqu'il donna le livre qu'il avait en main à celui qui l'avait amené là. Ses paroles restèrent un peu brouillées, comme en arrière plan, mais Kaz' en comprit le sens général et le signifia d'un mouvement de tête, l'air quelque peu absent.

Kazuko dut hélas choisir ses lectures. Un choix difficile, pas la peine de le cacher. C'était comme devoir décider de quel monde il allait parcourir. Imaginez un voyageur de l'espace qui, dépliant sa carte spatio-temporelle sur la table, indique une planète du doigt, une parmi des milliards d'autres étoiles, en disant "nous irons découvrir ce monde aujourd'hui.". Et bien, même si la comparaison est un peu abrupte... C'est à peu près ça. Il devait aussi intéresser aux auteurs: leurs origines, leurs camps, donc leurs points de vue, car se seraient ses compagnons de voyage, ou même ses commandants de bord. Effectivement, l'écriture du monde est rarement objective... Il fit un choix tactique: prendre des auteurs très variés, de royaumes opposés et variant âges, époques, et classes sociales, pour pouvoir se forger son opinion à lui.

En tout, cela fit dix livres. Un bon nombre quand on sait la taille d'un seul de ces volumes! Le jeune homme en casa même dans sa sacoche pour éviter de tout renverser, et se dirigea vers la zone de travail. S'installant sur une table libre, il eut un coup d'œil aux alentours. Tout semblait calme et serein, on ne parlait pas, chuchotait à peine, et même de très jeunes lisaient en silence. Cela faisait plaisir à voir... Il sortit de son sac en bandoulière une feuille qu'il déplia soigneusement, puis son encre et sa plume noir de jais. Non qu'il voulait écrire, mais peut-être prendre des notes s'il tombait sur un passage touchant à ce qu'il recherchait en particulier, où une information précise et fiable dont il aurait l'occasion de se resservir... Le premier livre fut ouvert. Sa couverture de cuir usée portait le titre Pour l'honneur de Pallengad. C'était celui que lui avait conseillé le jeune bibliothécaire. Et, d'après son petit discours, il s'y connaissait bien et s'il avait eut l'idée que cet auteur était assez prometteur pour être proposé, alors Kazuko lui faisait confiance. C'était son rôle ici après tout non? Il se mit alors au "travail". Kaz' ne vit pas le temps passer: des minutes? Des heures? Qu'importe, il voyageait dans un monde parallèle où le temps n'existait plus.

Soudain, la tranquillité du lieu fut chamboulée par une agitation, ténue d'abord, puis de plus en plus perceptible. Cela tira le jeune écrivain de sa lecture. Il releva la tête avec un air frustré. Une odeur de fumée mua en un instant cette expression en légère angoisse: le feu? Il se leva d'un bond, voyant que déjà certaines personnes se dirigeaient vers l'extérieur, par précaution. Ils avaient une mine inquiète et incertaine, ne sachant trop s'ils étaient atteints de paranoïa ou si effectivement quelque chose ne tournait pas rond. On s'esquivait sans bruit et sans avertir personne, de peur de s'être tromper et d'affoler tout le monde pour rien. D'autres restaient à lire, sans s'apercevoir du léger changement. Tout rester d'un calme surprenant. Mais pour Kazuko c'était une certitude: un feu brûlait quelque part. Il le sentait, il l'entendait. Ses deux sens s'étendirent jusqu'à recouvrir toute la pièce avant qu'il n'ait eu le temps de s'y préparer. Il tressaillit, sa vision tourna trouble puis tout disparut brutalement. A présent, il entendait chaque respiration des personnes alentour, chaque page que l'on tournait dans un bruissement assourdissant, et, là bas, le crépitement d'une flamme naissante. Il sentait l'odeur devenue écœurante des vieux livre et du papier jauni, le bois sans âges des rayonnages et, là aussi, la senteur de parchemin brûlé qui lui prit la gorge. Mais il ne voyait absolument plus rien. Que du noir. Aveugle.

Tout ceux avec un peu de nez avaient quitté la bibliothèque. Les autres, à écouter leur souffle régulier et leur cœur reposé, ne semblaient pas s'inquiéter du moins du monde. Kazuko fit un pas hésitant, les yeux grand ouverts sur les ténèbres. Puis un autre. Et c'est de cette démarche hésitante qu'il atteint les premiers rayonnages. Ensuite, en se guidant à l'aide de ces rangées alignées, il continua sa route vers l'origine du feu. Celui-ci était petit, et n'avançait guère. D'après la fumée, c'était du tissu qui brulait. Et lorsqu'il aurait atteint le papier... Et lui? Lorsque Kaz' serait devant le petit début d'incendie, que ferait-il, avec sa cécité passagère? Il jura sans bruit, cherchant vaguement une solution. Des bruits de pas attirèrent son attention, derrière lui. Kazuko ne se retourna pas, à quoi bon? Il ne voyait rien! Mais il s'adressa à la personne inconnue:
~ Je crois qu'il y a un début de feu par là...

Le Myridien se sentit complètement idiot à cet instant: la personne le prendrait surement pour un fou, avec ses paroles sans fondement apparent et sa démarche douteuse. Aussi il décida de ne plus y faire attention. Son plan devint celui-ci: trouver l'origine du feu en restant à distance, s'assurer que ce n'était pas à origine volontaire et... Hurler à l'aide >_<. Il avança, ses deux sens restant aux aguets. Refoulant la panique de son aveuglement brutal, il se concentra sur son objectif. Il marcha un bon moment, quelle grande bibli, bon sang!, craignant de plus en plus que les flammèches croisent du papier susceptible de les transformer en incendie dévastateur. C'est à ce moment qu'il commença à se prendre pour un fou. Tu as lu trop de livres, mon pauvre! Tu rêves de choses qui n'existent pas! C'est le noir qui te fait flipper au point de te croire transformer en héro à la recherche d'un feu meurtrier? Il avait l'impression d'avoir parcouru des kilomètres. Pas étonnant que personne n'avait vu ce qui se passait, c'était tout au fond du fond du bout du monde! L'air devint pesant. Alors, vérité ou illusion de folie? Bientôt, il le saurait, bientôt... Quelques mètres. Il arrêta nette sa démarche saccadée.

Le feu était là. Sa vision lui revint aussi violemment qu'elle était partie. Le rougeoiement des flammes, toutes proches, le fit bondir en arrière. S'était un pan de rideau qui se consumait avec hargne. Derrière, des instruments délicats en cristal et autres verreries. Et après encore, un soleil humide mais cuisant d'un milieu de journée à Stonefolm. Cela pouvait tout à fait être de source naturelle, un hasard idiot, des coïncidences... qui coïncides trop? Oh, ce n'était pas le moment de se poser de telles question! Ce n'était que le rideau pour l'instant, et bientôt... Et bien le bois de la table, le bord du meuble, le coin du rayonnage, les livres... Les livres?! L'écrivain oublia ses yeux meurtris quelque secondes pour penser à l'essentiel: avertir le...
Ah, il était déjà là.

[Mince, j'ai fais un peu beaucoup trop long en faite ~]
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MessageSujet: Re: ~ Les portes [A archiver]   Mar 29 Sep - 23:39

[HRP] Super de l'action, cool... MAIS TU FAIS CRAMER MA BIBLI!!!!!!! WAAA A L'ASSASSIN!!![HRP]

Kotaro décida de laisser Kazuko profiter de la bibliothèque et de l'aborder une fois qu'il sortirait ou, plus probable, une fois qu'il devrait fermer la bibliothèque et en sortir les derniers lecteurs. Il revient donc à son bureau et déposa le livre à la couverture blanche dans un coin. Il revint à son travail routinier, à savoir, ranger consciencieusement les ouvrages à leur place, dans les bonnes étagères. Un travail fastidieux et sans fin mais Kotaro s'en accommodait car le privilège de travailler dans cette bibliothèque valait tout les sacrifices. Il partit à l'assaut des rayonnages avec une petite pile de livre sous le bras. Ces rondes ou il rangeait les livres lui permettaient également de vérifier que tout était calme.
Lorsqu'il revint à son bureau pour reprendre son livre après cette courte phase de travail, il trouva Akiko, l'une des habituées qu'il connaissait bien. Elle avait l'air assez inquiète. Lorsqu'elle l'aperçut, son visage s'éclaira:

- Kota'yaunmecbourréquidisaitqueyavaitlefeuquelquepart!

Décidément son débit de parole l'impressionnerait toujours. Comme d'habitude, Kotaro ne compris rien à ce qu'elle racontait, il rit et lui demanda:

- Tu pourrais parler plus lentement? J'ai rien compris à ce que tu viens de me dire. Et au fait, tu sais pas qui j'ai vu aujourd'hui? Le gars qui a écrit le livre que tu a lu hier, tu sais, Kazuko Amasuki, l'auteur de Hiver d'une nuit. J'essayerai de lui demander s'il veut venir boire un café avec nous ce soir, ce serait génial nan?

- Hein? C'est vrai? Génial!

Puis elle réalisa que tout « géniale » que pouvait être la visite de l'écrivain, ce n'était pas la priorité. Elle se reprit:

- Nan c'est pas génial, on s'en fiche! Il y a un mec qui avait complètement bourré qui m'a dit qu'il y avait le feu quelque part! Je sais pas si c'est vrai mais il faut vérifier et surtout lui expliquer que la bibliothèque, c'est pas le bon endroit pour décuver.

- Tu est sure? Je n'ai vu personne comme ça entrer...

- Oui, je l'avais jamais vu avant mais il avait un accent bizarre et il marchait de travers

- Ton bonhomme bourré, sa doit être M. Amasuki dont je t'ai parlé. Attend, viens, on va vérifier que tout est normal. Par ou est il parti?

Akiko pointa le doigt entre deux rangées de livres, ils s'y engouffrèrent tout deux. Alors qu'ils s'avançaient, Kotaro perçut effectivement comme une odeur de brulé.

*Oh non, pas du feu, pas dans la bibliothèque*

Il aperçut alors de la fumée au dessus d'un meuble et commença à courir. Lorsqu'il arriva devant le rideau enflammé, il paniqua, mais un instant seulement.
Un pan de rideau brulait, les flammes ne se rependait pas très vite sur la vieille étoffe mais le problème était là, si on ne faisait rien, dans quelques dizaines de minutes, la bibliothèque serait une fournaise, et ses trésors, un souvenir.
Après cet instant de stupeur, il se reprit. Méthodiquement, la marche à suivre apparut dans son esprit: D'abord, crier. Ca c'était facile.
Kotaro inspira une grande goulée d'un air enfumé et cria à plein poumon

- AU FEU !!!!!!!!!!!! FUMIO, NOBORU, VENEZ M'AIDER A LA SECTION PALEONTOLOGIE

Il espérait que la panique des lecteurs fuyant l'endroit alerterait des secours, que l'un des fuyards lui explique ce qui se passe.
Ensuite, la seconde priorité c'était de s'occuper du Myridien, il avait lancé un bref regard à Kotaro au moment ou il arrivait mais ne semblait pas réagir. Le laisser avec l'incendie qui s'annonçait... enfin, mourir dans un incendie alors qu'il venait pour la première fois, ça ferait vraiment tache quoi.
Tandis que l'adrénaline l'envahissait, il cria à Akiko:

- Occupe toi de lui, je sais pas ce qu'il a mais il a pas l'air bien.

- D'accord, elle s'avança vers l'écrivain le sourire au lèvre et lui dit en lui attrapant le bras, Vous savez, j'ai lu votre livre, j'ai trouvé ça très bien et...

Kotaro la coupa.

- Akiko?

- Oui?

- Sois gentille, tes mondanités tu les gardes pour plus tard d'accord.

- D'accord.

Fumio et Noboru jaillirent du coin du rayonnage, c'étaient deux habitués eux aussi. Ils arrivèrent rapidement, guidé par la fumée qui s'échappait du rideau. Ils trouvèrent Kotaro en train de taper sur le tissu, la main devant la bouche pour ne pas respirer la fumée nocive. Lorsqu'il les vit, le bibliothécaire sortit du nuage noirâtre.
Troisième priorité, sauver les livres important.

- Super les gars, virez moi touts les ouvrages à partir de la 10ème étagère, ceux sont ceux pour lesquels nous n'avons pas de copies.

Ils se mirent immédiatement à la tache, comprenant l'importance que ces livres ne brûlent pas.
Quatrième priorité, arrêter ce feu.
Kotaro reprit une bouffée d'air plus ou moins pur et replongea dans la fumée. Il avait beau taper sur le rideau, le feu continuait, inexorablement, de consumer l'étoffe. Il adopta donc une autre stratégie, s'il ne pouvait pas éteindre le feu, il pouvait au moins éviter que celui-ci ne se propage, il entreprit donc de déplacer la table en dessous du rideau dont le bois s'enflammerait en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Tandis qu'il sortait de la fumée pour reprendre un peu son souffle, il entendit Akiko:

- Kota', je crois que M. Amasuki va mieux.

*Parfait, même s'il ne nous aide pas, il pourra au moins partir d'ici seul.*

- Dit lui que s'il veut nous aider, il est le bienvenue
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