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 Echapatoire [ PV Hana ]

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Jun&Yui Itô Nishimura

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MessageSujet: Echapatoire [ PV Hana ]   Dim 8 Mar - 1:01

Prêt à se brûler les ailes pour quelques étincelles.

La cour était tellement ennuyante. Ces femmes qui se pavanent. Ces hommes qui tentent de les attirer. Tout ça, j’en étais tellement loin, tellement. Sortir. M’éloigner d’ici. Perdre pied peut être, qui sait ? Moi qui avais toujours aimé cette montée d’adrénaline lorsque je sentais le danger, ici, j’en manquais affreusement. J’étais désespérément à la recherche de ce frisson, de cette impression. Je savais qu’une servante allait encore aujourd’hui entrer, faire mon lit, me préparer un bain. Et je n’en avais pas envie. J’avais toujours cette impression que quelqu’un pénétrait dans mon intimité. Ma chambre. Et puis, je détestais avoir des gens à mon service. Service. N’étais-je pas assez grand pour faire les choses moi-même ? Si je descendais dans les cuisines pour me servir à manger je me ferais encore regarder de travers. Alors à quoi bon ? Oui je me foutais de ce que l’on pouvait penser, mais faire parler, je le faisais déjà assez souvent. Regarde-le. Il ne regarde personne. Il a l’air tellement froid. Tellement glacial. Qui est-il exactement ? Et ses yeux. Regarde ses yeux. Ils n’ont pas la même couleur, c’est étrange. Ne m’avait-on pas assez fait comprendre dans ma jeunesse que je ne méritais pas de vivre ? Quoiqu’à présent ce n’était plus la même fascination. A présent, je les attirais. J’étais trop lointain, trop mystérieux, pour ne pas être fascinant, tentant. Alors ? Ces regards posés sur moi, ce n’était pas de la moquerie. C’était une sorte de jalousie inacceptable. Se croit-il trop bien pour nous parler ? Pense-t-il que son allure est trop noble pour qu’il s’approche de nous ? Pourtant, qu’est ce qu’elles donneraient ces vieilles bourgeoises pour m’avoir un soir, rien qu’un soir. Ou plutôt, une nuit. Mais le plaisir de la chair me tentant de moins en moins. Solitaire ? Pas réellement. Mes soirées avec Kaito ou Kyoya étaient trop nombreuses pour parler de solitude. C’était plutôt une sorte de solitude éteinte. Une solitude lorsque je pensais à mes relations. Certaines passaient pour une nuit. Certaines. Quand je les voyais, eux, à prendre n’importe qu’elle femme disant oui. Oui, elles disaient toujours oui. C’était des servantes. Un peu des prostituées plus pratiques, puisqu’elles font aussi le ménage. Je soupirais en glissant un verre entre mes doigts buvant quelques gorgées et le reposant sur le piano qui ornait ma chambre. Sauf que le verre tombait au sol. Eclatait. Les débris de verres se rependaient comme l’alcool. Tant pis, je nettoierais plus tard. Plus tard. Ce n’était pas que je ne voulais pas le faire, c’est juste que là, je pensais à autre chose, je voulais faire autre chose. Mes doigts frôlèrent les touches blanches et noires pour finir par se poser réellement. Entamant une mélodie qui enveloppait toute la pièce. Qui m’enveloppait. Chaque note se prenait de moi, comme si le monde extérieur était inexistant et tellement futile. Il était futile, quoiqu’on en dise.


« Entrez. »
Dis-je sans pour autant m’arrêter de jouer.


On avait toqué. Et oui. Il était l’heure pour les servantes de servir ces nobles paresseux et orgueilleux. Oui, je crachais dans la soupe, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. C’était plus fort que moi. Beaucoup trop fort. Je m’arrêtais enfin de jouer et me tournais vers la servante. Hana. Ses cheveux rappelaient beaucoup trop sa mère. Son visage rappelait beaucoup trop sa mère. Mais ses yeux. Ses yeux avaient la ténacité, l’envie, de son père. Comment arrivait-il à la cacher aux yeux de tous ? J’imagine que nous n’étions que deux à savoir sa véritable identité. Et j’imagine aussi qu’elle ne savait que j’étais au courant. Elle ne savait sûrement rien de moi. Mis à part ma réputation, qui n’était plus à faire. Froid. Inaccessible. Je me levais du piano et évitais les débris de verre. Pas un mot à son égard ne sortait de mes lèvres.
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Hana Inokuma
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Dim 8 Mar - 20:47

[ Le poème n’est pas de mwa =) Sinan, j'espère que ça te va ]

    « Ou suis-je ?
    Qui suis-je ?
    Pourquoi je suis dans le noir ?
    Je ne peux rien voir,
    Tout est flou et incompris,
    Comme je le suis.
    J’ai peur, j’ai froid.
    Je n’ai plus aucune foi.
    Je pleure, je cris.
    Je suis meurtrie.
    Je cris ton nom,
    Mais personne ne répond.
    Tu n’es pas là…
    Et tu ne seras plus jamais là,
    Pour moi.
    Je te perds,
    Je me perds.
    Reviens-moi ma chère mère… »


    Hana sortit des cuisines où elle avait aidé les autres servantes à préparer le repas des nobles. Elle avait passé toute sa journée à faire des vas et vient à travers le palais. On l’arracha à sa tâche en l’envoyant s’occuper de la chambre d’un des résidents du château. Munit d’une serpillière, d’un seau remplit d’eau et d’un balais, la jeune femme se dirigea dans les différents couloirs, montant plusieurs escaliers avec peine. Elle se retrouva finalement dans une longue allée où couchaient les nobles et la « famille royale ». Le souffle saccader par l’effort qu’elle venait de faire, la frêle fillette avança machinalement vers la grande porte en bois massif, où était sculptée de nombreux motifs. Elle s’arrêta dans on hélant, entendant un son émanant d’un piano. Quelqu’un devait en jouer. Elle ferma doucement les yeux, écoutant un court instant ces quelques notes de musique et laissa son cœur et son esprit vagabonder aux grès de leur envies… Ainsi, elle put reprendre une respiration presque normale. Les battements de son cœur se calmèrent. Elle posa sa main droite sur sa poitrine, du côté gauche. Ses pensées se hasardèrent au plus profond de ses souvenirs…

    Finalement, elle se ressaisissait d’un coup. Il ne fallait surtout pas qu’on la surprenne à flâner ainsi, car elle demeurait aux yeux de tous, une pauvre servante en aillons. Une sorte de Cendrillon qui attend qu’on vienne la délivrer… Hana avait posé à terre, tous ses ustensiles de ménage. Elle toqua trois légers coups contre le bois de la porte. Elle entendit un « entrer » et s’exécuta aussitôt. La fillette pénétra dans la chambre. Hana lança un regard discret au jeune homme qui s’y trouvait, ne préférant pas s’attarder à l’observer. Il se trouvait à côté du piano où était éparpillé des morceaux de verre brisé. Le tapis qui se trouvait juste en dessous était taché d’un liquide rougeâtre, du vin sans doute... Elle examina ensuite brièvement l’état des lieux. Le lit était à faire, et quelques affaires trainaient ici et là… Rien d’extraordinaire.

    Hana s’approcha quelques peu, tout en prenant soin de garder une certaine distance de « sécurité » entre elle et le noble. Bien qu’elle n’ait aucune raison apparente de le craindre, de nombreuses rumeurs couraient à travers le château comme quoi certains prenaient du bon temps avec les servantes… La petite princesse était loin d’être de ce genre là. C’est pourquoi elle préférait agir ainsi. De toute façon, qui pouvait bien se soucier d’elle ? Misérable fille – en apparence du moins -.

    L’ange releva ses prunelles azurées vers le jeune homme, posant son regard dans le sien. Elle tacha de ne faire paraître aucune émotion ni sentiment.

    < Je vais m’occuper de votre chambre, monseigneur. Désirez-vous une chose en particulier ? > fit-elle d’une voix douce et assurée.


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Dernière édition par Hana Inokuma le Sam 21 Mar - 16:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Mer 11 Mar - 19:43

Le hasard frôle-t-il ta main au rayon d’une nuit sombre ?

De quoi était fait mon esprit ? Prenait-il souvent le large ? Me laissais-je souvent aspiré dans l’abyme de la mer trop foncée pour en voir le fond ? Aimais-je cette impression de perdition ? Cette impression que tout est à portée de main et pourtant tellement lointain ? Pourquoi ce goût de l’improbable et de l’interdit me rongeait-il éternellement ? Comme une chose dont je ne pouvais me passer. Mon adrénaline. Ma drogue. Un soupire s’échappait de mes lèvres. Pourquoi n’étais-je pas comme tous ces nobles ? Pourquoi n’étais-je pas aveuglé par la luxure, par l’argent ? Pourquoi n’avais-je pas ce goût avancé pour les femmes ? Pourquoi ne profitais-je pas des servantes comme de vulgaires objets jetables ? Ces questions resteront éternellement sans réponse. Je le savais. Mes meilleurs amis étaient les pires. Etais-je comme eux sans m’en rendre compte ? Inspirais-je aussi la crainte ? Je crois. Parfois certains reculaient en me voyant. Etait-ce mon regard ? Etait-ce mon allure ? Je ne savais pas. Je ne cherchais pas à savoir pour dire la vérité. Hana. Elle était là et pourtant son regard semblait ailleurs. Je crois que c’était le cas de bon nombre de servante, mais elle, c’était différent, il me semble. Ses yeux étaient d’un bleu cristallin. Elle semblait dépourvue de tout mal, de toute conscience. Elle semblait pleine de confiance, de naïveté peut être ? Etaient-ce des apparences quelle se donnait ? Je n’en suis pas sûr. Malgré cette douceur quelque chose de beaucoup trop fort se dégageait d’elle. Quelque chose de beaucoup trop fort pour ne pas appartenir à un de ces anges. L’ange pur. Encore trop pur. Son père était l’ange noir, elle semblait être l’opposé. Un ange pas encore déchu, mais si proche de la fin. Pourquoi la fin ? Le jour où elle passera de l’autre côté, du côté doré, la vie sera beaucoup moins facile que du côté de la servitude. Ces habits de servante lui allaient beaucoup mieux que ceux qu’elle portera plus tard. Elle n’avait sûrement pas besoin de tous ces bijoux, de tous ces tissus. Que voulez-vous ? Les filles des bas quartiers m’avaient toujours semblées beaucoup plus . . . Attirantes. Lorsqu’elles se mettent à toucher de près l’argent, elles finissent par pourrir. Les femmes comme les hommes se mettent à pourrir lorsqu’ils approchent l’argent. Nous verrons bien quelle sera son évolution à elle. Son père la disait beaucoup trop effrontée. Mal élevée. Mais l’avait-il élevée ? Ne l’avait-il pas faite passer pour une servante pour s’éviter tous problèmes ? Se rendait-il compte de sa lâcheté ? Un roi ? Il s’en donnait l’envergure. La mère d’Hana était une servante, il ne fallait pas se leurrer, mais est-ce une raison pour cacher un enfant ? Une enfant. Elle avait grandit seule et il se permettait à présent de la juger. Il se donnait la prétention de vouloir l’éduquer. Il serait tant de se remettre en question, d’assumer ses responsabilités et de ne plus se voiler la face.


« Ne touche pas aux morceaux de verre. »
Soufflais-je.


Ses yeux dont la couleur était celle d’une eau trop claire ou celle d’un ciel trop pur se plongèrent dans les miens, l’un bleu et l’autre gris. Se forçait-elle à ne montrer aucun sentiment et aucune émotion ou était-elle ainsi naturellement ? Je ne saurai le dire. Je ne voulais pas qu’elle touche au verre. Elle risquait de se couper. Elle risquait de faire couler son sang. Ce qui ne serait pas grave me diriez-vous ? Oui. Si je n’étais pas ce que je suis. Le problème est que le sang me donnait envie. Envie d’en avoir plus. Envie d’en boire. Le sang me forçait à devenir un prédateur. Avide de délicates et goûteuses gouttes du liquide vital sur mes lèvres. Risquer cela ? Ce serait tellement inconscient. Je voyais son sot, je voyais son balai, sa serpillère. Je voyais mon lit défait. Je me levais alors, naturellement et me servais un nouveau verre de vin. A côté du mien, j’en remplissais un autre. Il lui était adressé, mais saurait-elle le comprendre ? Le prendra-t-elle ? Je buvais quelques gorgées du mien puis le reposais. Je me tournais à nouveau vers elle. A quoi pouvait-elle penser ?

« Les servantes n’ont jamais compris que je hais qu’on s’occupe de ma chambre, qu’on s’occupe de mon bain, qu’on s’occupe de moi, tout simplement. Chaque matin une autre servante revient et essaye de faire son travail, dans ma chambre. Si je voulais, je pourrais même me servir de son corps. Mais à quoi bon ? »
Dis-je doucement.


M’asseyant à nouveau face au piano, quelques notes s’échappaient. D’autres suivaient, naturellement. Mes doigts semblaient faits pour glisser sur les touches, pour glisser sur un instrument. Je semblais fait pour la musique. Dédié à elle, nuit et jour. Mes doigts se retirèrent. Un dialogue ? Je parlais avec elle ? Moi qui parlais à si peu de personnes. Peut être était-ce dû au fait que son père me parlait d’elle. Oui. Il parlait d’elle. Comment faire avec une enfant de seize ans ? Une enfant. Mais est-elle encore une enfant ? Qui lui dit qu’elle ne s’est pas déjà amourachée ? Qui lui dit qu’elle n’a pas déjà consommé ? Seule elle le sait. Elle pourrait tomber enceinte, par un de ces nobles sans scrupules qui ne sait même pas sa véritable identité mais qui tirerait la situation à son avantage. Elle était en âge. Elle était en âge de tellement de choses. Mais de quoi exactement ?

« Méfie-toi Hana. Le monde des nobles est bien plus dangereux que celui que tu as connu jusqu’à aujourd’hui. »
Comprendrait-elle que je savais ?
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Hana Inokuma
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Jeu 12 Mar - 23:01

    La jeune femme fronça les sourcils aux paroles du jeune homme. Elles la troublèrent quelques peu. C’était bien la première que la jeune servante entendait de telles choses ! Un noble qui ne voulait pas qu’on s’occupe de sa chambre, ni même de profiter de la jeune femme qui en est chargé… Ce devait être l’un des seuls du palais. Hana, dans son insolence habituelle mais point méchante, s’avança de quelques pas vers le jeune homme.

    < Croyez-vous que je fais ça par plaisir monseigneur ? > fit-elle avec un brin de malice dans les yeux.

    Certes, la petite princesse venait de poser une question, mais elle n’attendait pas de réponse. C’était plus une remarque en réalité. La plupart des servantes aimaient leur profession bien que dégradante aux yeux des nobles. Elles y mettaient du cœur et bon nombre espéraient entrée dans les bonnes grâces des « riches » en partageant une nuit de temps à autre en leur compagnie. Cette vie leur convenait parfaitement. Mais c’était loin d’être le cas d’Hana. Elle avait accepté, avec le temps, cette double-vie, mais gardait perpétuellement à l’esprit qu’un jour, tout changerait…. Elle n’avait pas à ce plaindre pour autant, mais elle ne semblait pas faite pour ce genre de chose… Et ça se ressentait. La fillette devenait plus effrontée, plus butée et plus insolente encore qu’auparavant, en grandissant.

    La phrase que prononça le jeune homme par la suite retentit dans l’esprit de la jeune fille. Hana se sentit soudain sous-estimée. Elle ne supportait pas qu’on la mette en garde sur ce genre de chose. Elle se sentait assez grande pour s’en rendre compte toute seule ! Pas besoin qu’on le lui dise à tout bout de champ… Son père lui suffisait largement parce que niveau surprotection, il excellait en ce domaine ! Certes, la petite servante ne pouvait pas le lui reprocher mais… il fallait qu’on la laisse respirer tout de même. La fillette n’était pas aussi naïve qu’elle en avait l’air – ça c’est ce qu’elle pensait -. La méfiance était le mot d’ordre chez elle. Il n’y avait qu’à la voir en présence de ce noble. Elle garde très visiblement ses distances…


    < Je suis assez grande pour me défendre toute seule ! Vous n’avez pas besoin de vous en soucier. > fit-elle un peu sèchement car elle s’était senti irritée par la réflexion du jeune homme.

    Et puis, comme pour se « venger » façon Hana, la jeune fille se dirigea tout droit verre les éclats de verre au sol et se baissa pour les ramasser. Elle n’en faisait décidément qu’à sa tête celle-là xD Mais ça faisait tout son charme (Hana qui s’envoie des fleeeurs xD). La servante commença à saisir minutieusement le verre en prenant garde de ne pas se couper. Malheureusement, une pensé qui lui avait effleuré l’esprit qu’une fraction de seconde lui suffit pour commettre ce qu’elle redoutait. Surprise par la douleur qui la traversa soudainement, Hana lâcha brutalement les éclats de verre qui retombèrent à terre et eut un mouvement de recul vers l’arrière se qui l’obligea à s’asseoir sur le côté. Elle ouvrit sa main devant elle et y vit un filet de sang qui s’écoulait. Elle s’était blessée... La coupure, bien que peu profonde, s’étendait sur l’ensemble de la paume et ensanglantait toute la surface. Le visage de la servante se crispa. De son autre main, elle se tenait celle meurtrit. Au sol, reposait le bout de verre responsable de cet accident. La petite princesse le toisa avec une grimace qui traduisait clairement la douleur qu’elle ressentait.



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Dernière édition par Hana Inokuma le Dim 15 Mar - 5:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Ven 13 Mar - 23:48

Complètement sauvage. Accroches-toi ou dégages.

Malice ou défit ? Ses yeux semblaient emplis d’ailleurs. Comme si elle n’oublierait jamais qui elle est réellement. Comme si elle attendait le moment. Ce moment. Celui où tout le monde saurait, où le masque tombera. Si elle disait aux gens qui elle était, qui se cachait derrière ce costume de servante, personne ne la croirait, tout le monde la prendrait pour une folle. Elle devait attendre que le roi le fasse, mais combien de temps mettrait-il ? Personne ne pouvait le dire. Mais qu’attendait-il ? Il savait ce que faisaient les nobles avec leurs servantes. Attendait-il que quelqu’un lui vole son enfance ? Attendait-il ce genre de chose ? Ne voyait-il pas le danger ? Fermait-il les yeux ? Parfois, je n’arrivais pas à le comprendre. Souvent même, il faut l’avouer. Par plaisir. Crois-tu que je m’illusionne Hana ? Je ne sais pas la moindre de tes pensées, je ne sais rien de ce qui se passe dans ton esprit. Mais il y a une chose dont je suis sûr, c’est que tu ne prends pas plaisir à ton métier. Ce métier qui n’est qu’une fausse identité avant le grand jour. Ton grand jour. Le savoureras-tu à sa juste valeur ? J’espère. Je le pense. Tu n’attends que ça. Depuis combien de temps maintenant ? Seize ans ? Tu es tellement jeune. Tellement pure. Quel contraste avec la noirceur de mon âme. Le morceau de verre. Elle avait pris ça comme une enfant qu’on défend d’un danger. Comme si je jouais comme son père à lui dire ce qu’elle devait faire. Pourquoi cette future princesse était comme ça ? Pourquoi prenait-elle chaque remarque comme un défit ? Je voyais dans ses yeux aux couleurs du ciel qu’elle ne voulait pas se laisser faire. Qu’elle n’était pas ce genre de servante. Pourquoi lorsque la vie était encore si forte, si palpitante on se sentait si fort ? Comme si le danger à porter de main semblait inoffensif. J’aimais le danger. Je l’aimais atrocement. Mais elle n’était pas consciente de ce qui la guettait si elle finissait par se couper. Se couper. Saigner. Le mot même me donnait envie de frissonner. Je prenais mon verre en main. Quelques gorgées de vin roulèrent à nouveau jusqu’au fond de ma gorge. Je le reposais. Mes yeux se reposèrent sur elle. Pourquoi ne gardait-elle pas son calme ? Pourquoi ne faisait-elle pas le choix de se retirer ? Le choix de se taire, de ravaler sa fierté, malgré tout ce que cet effort pouvait lui peser. Je savais ce que c’était. De ne pas vouloir lâcher les choses. De ne pas vouloir céder. Mais là, c’était la meilleure solution. Ne pas toucher aux morceaux de verre. Je sais que tu es assez grande Hana, je ne me permettrais jamais de te donner le moindre ordre. Ne fais pas ça, c’est tout ce que je te demande. Tu risques bien trop gros. Tu risques trop de choses. Ce serait tellement idiot. Ta vie est courte, ne la diminue pas encore. Sa démarche. Elle était bien trop sûre d’elle. Aucune peur dans ses yeux, juste du défit. Elle se dirigeait vers les débris. Ma main fit un geste vain.


« Hana . . . »
Murmurais-je de façon à peine audible.


Trop tard. Elle les ramassait. Le temps passait. Pas de coupure. Je voulais m’approcher. Trop tard. Le suintement du verre contre sa peau. Son mouvement de recul. Tout s’enchaînait. Je reculais à mon tour. Mon bras se mettait de manière saccadée contre mon nez. Je ne devais pas sentir l’odeur de son sang. Mon autre bras se rattrapait à une commode. Je m’y soutenais, tentant tant bien que mal de ne pas sentir l’odeur qui me rendrait monstrueux. Je respirais difficilement à travers le tissu. Mon poing se serrait progressivement. Ma bouche s’entrouvrait, je tentais de respirer. Ma douche devenait légèrement pâteuse. Elle le réclamait. Lui. Le sang. Non. C’était impossible. Pas maintenant. Elle. C’était la princesse, je serais incapable de cacher son cadavre. Je serais incapable de dissimuler la moindre preuve, c’était la fille du roi et non une inconnue. Il me tuerait. Ma deuxième main se mettait à tenter de me soutenir. Je ne voulais pas m’écrouler sur le sol. Je ne devais pas. Résiste. N’oublie pas de résister. Ne laisse pas cette chose prendre le dessus.


« Je t’avais dis . . . De ne pas y toucher . . . »
Soufflais-je avec difficulté.


L’odeur du sang. Elle glissait le long de mes narines, elle venait me narguer jusqu’à l’intérieur de mon corps. Je tentais de me soutenir, mais mes mains devenaient trop faibles. Maintenant mes avant-bras percutaient la commode à laquelle je me raccrochais. Mes mains tentaient de se raccrocher à n’importe quoi. Je me relevais. Enfin. Ma peau. Elle devenait de plus en plus pâle. Blanche. Translucide. Plus aucune sensation n’atteignait mon esprit. Le froid, le chaud. Qu’est ce que c’est ? J’étais debout. Je renversais la commode. Elle éclatait contre le sol. Les morceaux de bois ne ressemblaient plus à rien. Je m’approchais alors de ma table. La nappe se voyait envoyée au sol. Autres débris de verre. Chandelles brisées. Je ne maîtrisais rien. Je regardais alors par la fenêtre. Mon poing se serrait. Non. L’odeur du sang. Mes cheveux d’ébène prirent alors la couleur de la neige. Trop pure. Cette couleur ne me convenait pas. Mes yeux se posèrent alors sur elle. Ils étaient entièrement noirs. Plus de pupille.


« Sors d’ici. »
Soufflais-je.


C’était mon ultime prévention. La dernière. Dans quelques secondes se serait trop tard. Cours Hana. Cours. Mon corps fut secoué d’un spasme. Je la fixais. Enfuis-toi. Prédateur. J’étais un prédateur à la recherche de nourriture. Le moindre de mes sens venait de se sur-développer de manière à peine croyable. Alors je m’approchais d’elle. Ma main attrapait son poignet d’un geste trop rapide pour qu’elle l’évite. Je la soulevais alors, l’obligeant à se lever. Brusquement, je la plaquais contre le mur, violemment. Je sentais que son corps se meurtrissait sous mes mains. Ma main prenait alors celle qui gouttait. Je léchais doucement de ma langue glacée le sang qui perlait. Mon visage se logeait alors dans son cou de satin. Sa peau était trop douce, trop agréable pour ne pas vouloir y goûter. Mes lèvres se posèrent, faisant sentir, contre sa peau fragile, mes crocs. Alors ma bouche s’entrouvrait, puis s’ouvrait nettement. Je plantais mes crocs dans sa jugulaire, sa veine abondante. La première gorgée fut salvatrice. La deuxième apaisante. Quand s’arrêterait ma gourmandise ?

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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Sam 14 Mar - 16:14

    Hana ne comprit pas se qui se passa. Elle vit le jeune homme s’agiter tout d’un coup, devenir d’une extrême violence. Plusieurs meubles et objets de sa chambre furent envoyés en éclat. Au sol, gisaient des débris de bois, de verre et d’autres choses… Ce n’était plus une chambre, non, c’était un chaos total. Que lui prenait-il ? Qu’avait-il pour réagir comme ça, si soudainement ? Les prunelles de la petite princesse s’affolaient. Elle était pétrifiée sur place, incapable de bouger le moindre muscle. Que faire ? Fuir ? Elle n’eut pas le temps de ce poser la question. Elle vit la chevelure ébène du noble devenir plus clair encore que la sienne. Blanche, immaculé. Complètement l’opposé de l’autre. Comme cela ce peut ? Ses pupilles… elles se dilatèrent à une vitesse incroyable, inimaginable. Elles disparurent totalement. Noirs, totalement noirs étaient ses yeux. Luisants, du à la faible lumière. Inquiétants, menaçants pour la jeune servante. Le pou de la fillette s’accélérait. Les battements de son cœur rugissaient au fond de sa poitrine qui se levait et s’abaissait bien plus vite que la normal. Son souffle, elle avait du mal à le reprendre. Chaque inspiration se devait plus profonde, plus intense. Délirait-elle ? Oui, ce devait être ça… Tout ce qu’elle voyait n’était que pure folie !

    Le noble avait une force surhumaine, une rapidité bien plus élevé que simple mortel. Cela ne pouvait pas… Hana n’eut pas le temps d’obéir au jeune homme, de sortir d’ici au plus vite, s’enfuir, partir, courir au loin. Il saisit brutalement et fermement son poignet, la forçant à se relevé. Ses membres tremblaient, tous seuls, ils auraient été incapables de la soutenir. L’ange se fit violemment plaqué contre le mur. Cela l’étourdissait quelques secondes… Elle voyait de plus en plus flou. Oui, sa vision se troublait. Le visage de son agresseur, elle n’y percevait que les traits, plus de détails, des ombres, des formes… Il lui prit sa main ensanglanté et lécha le liquide au gout métallique qui s’y déversait. Comment pouvait-il ? Hana sentit peu après le souffle du noble dans son cou. Elle sentit ses lèvres lui effleurer la peau. Elle frissonna. Tout son corps fut parcouru de frisson. La jeune fille ne respirait plus, elle n’y arrivait pas.

    Soudain, une nouvelle douleur, plus forte que celle de sa paume la traversa. Elle tressaillit. Il… il… avait planté ses crocs à travers sa peau. A présent, le jeune « homme » se repaitrait de son sang. Une sensation inconnu, mais douloureuse se dispersa à travers la fillette. Sans réellement le vouloir, ou même le contrôler, sa tête bascula dans le sens contraire au côté où le noble savourait son « repas ». Se débattre… oui mais comment ? Oui mais pourquoi ? Elle savait qu’elle n’avait pas la moindre chance, pas la moindre espérance de victoire face à lui. Il était bien trop fort, bien trop puissant. C’était un prédateur avide du sang de sa victime, de sa proie. Oui, sa proie, voilà ce qu’était Hana à ses yeux. Son instinct de chasseur semblait dominer en lui. Ce n’était plus un homme mais un animal, un animal affamé. Que pouvait faire la petite et frêle princesse contre une bête assoiffée de sang, de son sang ? Mais peut-être que sommeillait encore, quelque part à l’intérieur de lui, une part d’humanité que la fillette pourrait faire resurgir par de belles paroles. Autant dompter un lion sauvage…

    H
    ana se débattait, gigotait en tout sens. Elle émettait de petits bruits plaintifs, de petits sons de détresse que faisaient les animaux en danger de mort. Mais qui pouvait l’entendre ? Qui pouvait l’aider ? L’ange ne pouvait compter que sur elle-même. Dans un mouvement des plus brutaux et inattendus, elle réussit contre toute attente à se défaire de l’emprise de son agresseur. Malheureusement, elle n’avait pas pensé à ce qui allait s’en suivre… La petite princesse tomba au sol, à même pas un mètre du noble. Elle était faible, si faible… Elle savait que ses jambes ne la porteraient plus. Son corps était meurtrit de l’intérieur. Le prédateur l’avait vidé en partie de son liquide vital mais pas au point de la tuer. La fillette se trouvait le dos contre le sol. Ses yeux étaient rivés sur le jeune homme. On lisait à l’intérieur la terreur. Hana savait qu’elle risquait sa vie. La mort lui tendait la main, elle était la, toute proche. Elle la sentait. Mais si la servante devait rendre son dernier souffle, elle ne le fera pas sans se battre. Elle aimait la vie, elle voulait vivre ! Seize ans… Mourir à seulement seize années… Non, la petite princesse aux cheveux blond platine ne l’acceptait pas. La mort l’effrayait tellement… Et pour elle, l’homme face à elle représentait la mort… Pourtant, quelque part, elle ne savait où, mais c’était là, Hana était persuadée que si il venait à lui prendre son essence vital, c’était contre son grès. Pour elle, l’atrocité humaine était certes très grandes, mais pas à ce point. Hana, petite fleur, petite princesse… Que tu es naïve. Tu ignore tout de ce monde…



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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Sam 14 Mar - 23:54

Ecoute mon cœur battre.

Mes crocs pénétraient sa peau de satin tandis qu’un frisson traversait son corps tout entier. Je sentais la frayeur qui l’emportait sur elle. Certaines victimes s’évanouissaient en croisant mes yeux. Elle ne le faisait pas. Etait-elle plus forte ? Je sentais son corps faible entre mes bras, pourtant je sentais la force de son caractère. Elle ne se laisserait pas abattre, loin de là. Mais à cet instant je sentais son liquide vital glisser le long de ma gorge. Et c’était atrocement agréable. Ma drogue, à cet instant, c’était elle. Et je m’en nourrissais comme si j’avais été affamé des jours et des jours. Plus je buvais et plus son énergie se faisait rare. Je sentais sa force diminuer lorsqu’elle se laissait de plus en plus tomber dans mes bras. Comme si elle devenait sous mes yeux, une poupée de chiffon. Une poupée désarticulée. Sa tête basculait alors. Découvrant entièrement sa nuque. Je doutais qu’elle me laisse le champ libre. Elle n’avait sûrement plus la force de se battre, c’était ça la véritable raison de sa soumission passagère. La douceur de sa peau m’atteignait malgré ma folie, mon envie de sang. Grâce à cette douceur, mon repas n’était que plus agréable. Mon autre main se glissait dans son cou et je profitais de sa féminité, la laissant ensuite glisser sur sa hanche pour la soutenir. Je n’étais vivant à cet instant qui pour ma soif. Et ma soif était supérieure au sang que son corps contenait. C’était bien ça le problème. Si je continuais, je la tuerais. Arrêtes-moi. Arrêtes-moi si tu le peux. Essaye du moins. Ne me laisse pas te prendre ta vie. Ne me laisse pas détruire tes rêves d’enfant. Ne me laisse pas faire ça. Détruire les rêves est la chose la plus monstrueuse. Et d’ici quelques minutes je pourrais détruire les rêves de ton père, de ta mère, et bien sûr, les tiens. Ne me laisse pas détruire ta vie. Ne me laisse pas te détruire. Mes crocs s’enfoncèrent un peu plus loin, un peu plus fort. Je la sentais alors bouger de plus en plus. Je la sentais, tentant désespérément de se débattre. Elle essayait. Elle n’y arrivait pas. Après tout, ma force grandissait tellement lorsque j’étais dans cet état. Il était évident qu’elle aurait du mal à se sortir de là. Je n’étais plus un homme, je n’étais plus conscient de ce que je faisais. C’était une sorte de schizophrénie. Sauf que là, ce n’était pas qu’une personnalité. C’était une nouvelle apparence. C’était un nouvel être. Un nouveau moyen de se nourrir. Une nourriture anormal, tout comme je l’étais à cet instant. Les bruits qu’elle émettait faisaient penser à ceux qu’un animal en captivité en train de subir diverses maltraitances. Je sentais ses nerfs à vif. Je sentais sa douleur. Ses légers gémissements ne me dérangeaient pas. Au contraire. C’était comme un encouragement à me faire continuer. Le voyait-elle ? Qu’allait-elle encore faire ? Je sentais sa force d’enfant tenter de se confronter à la mienne. Comparable à celle d’un géant. Je desserrais un peu mon emprise, me concentrant sur ma dégustation.


« Reste. »
Soufflais-je.


Avait-elle sentis que j’avais desserré mon emprise ? Comment avait-elle réussi à me repousser ? Mes crocs s’étaient brusquement retirés de sa peau. C’était comme un choc pour moi. Je sentais le vide. Je sentais l’envie d’en avoir plus. Mais j’étais comme sonné. On m’avait coupé pendant mon repas. Elle tombait au sol. Encore trop proche de moi. Mes yeux se posèrent sur elle. Mes yeux la transperçaient. Son dos contre le sol. Comment résister ? Elle s’offrait quasiment à moi. Sans le vouloir, évidemment. Doucement, je m’approchais. Doucement, je me penchais. Une de mes mains se glissait dans sa nuque. Je relevais alors une partie de son corps. Repoussant quelques mèches de son cou, je nichais mon visage sur sa peau. Je respirais doucement son odeur. Mes crocs plongèrent à nouveau, je prenais encore son sang. Un spasme me secouait. Je lâchais alors mon emprise. Je tombais sur le sol, secoué de nombreux spasmes et tremblements. Je penchais la tête en arrière. Une crise ? Mais une crise de quoi ?
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Hana Inokuma
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Dim 15 Mar - 5:25

    La jeune fille observa, complètement impuissante, le noble venir tranquillement vers elle. Il semblait d'un calme imperturbable, ou du moins, serein. Comme si il avait comprit qu'Hana n'aurait jamais la force physique de s'enfuir, et par conséquent, il aurait tout le temps pour finir ce qu'il avait commencé, son repas... Les membres de la fillette étaient pétrifiés, figés. Elle avait comme l'impression de ne plus les sentir, de ne plus les commander. Elle voulait réagir, essayer de se mettre à l'abri quelque part, n'importe où, mais elle n'y arrivait pas... Quelque chose l'en empêchait. Mais quoi ? La douleur ? Sans doute. La peur ? Surement. La petite princesse ne pensait plus. La mort la guettait, c'était tout ce qui occupait son esprit. Il y a tant de choses qu'elle aurait aimé faire avant de quitter ce monde... Mais une chose se plaçait en première ligne. Sa mère... Oui, la revoir. Juste une fois, pourvoir l'embrasser, la serrer contre elle. Lui dire ces simples mots : « Je t'aime. » Qu'elle le sache, qu'elle l'entende. Passer de l'autre côté ? Non. Pas question ! Pas comme ça.

    Hana sentit le jeune homme la redresser un peu, pour mieux la vider de son essence vital. Pour la seconde fois, elle sentit son souffle parcourir la peau pâle de son cou, de sa nuque. Puis... ses crocs. Pointus, dangereux, meurtriers. Voilà ce qu'ils étaient... des armes. La jeune servante, à bout de force, ne réagissait même plus à la profonde souffrance qu'elle ressentait. Mourir, elle allait mourir... Seule, loin de sa mère, de son père... Loin des gens qu'elle aime... Seule, elle allait gravir le court chemin qui la séparait de l'au delà... Petit à petit, la fillette s'abandonnait à la mort. Son esprit ne cherchait plus à résister. A quoi bon quand son corps ne pouvait plus se battre ? Immobile, tel un pantin, elle se laissait manipuler par son agresseur. Doucement, lentement... elle fermait les yeux. Le noir se faisait autour d'elle, le néant l'entourait. Une vague de froid intense parcourut son corps. Alors, est-ce ça, la fin ? Mais... contre toute attente, par miracle devrais-je dire, l'homme qui buvait son sang glissa à terre, aux côtés de la jeune fille. Hana, ne sentant plus son emprise, ouvrit les yeux. Son corps était maculé de sang. Sa robe était tachée de rouge. Quelques mèches de cheveux l'étaient aussi. Une vision d'horreur. C'est ce que toute personne pénétrant à cette instant dans la chambre aurait vue...

    L'ange se retrouva de nouveau à terre, son corps tout entier au sol. Faiblement, très faiblement, elle tourna son visage en direction du jeune homme. Lui, balançait sa tête vers l'arrière. Il semblait être traversé par des sortes de spasmes, des tremblements... Que lui arrivait-il soudainement ? Sa soif était-elle assouvie ? Non, certainement pas. Un prédateur ne laisserait jamais une proie encore en vie derrière lui après y avoir gouté. Hana s'étonnait d'encore pouvoir respirer. Ses prunelles étincelaient de terreur, de frayeur. Elle profita de ce retournement de situation pour ramper contre un des murs de la pièce. Ainsi, elle s'éloignait du noble, elle s'éloignait du danger mortel. Derrière elle, la fillette avait laissé une trainé rouge. Le liquide au goût métallique permettait nettement de retracer le « chemin » empreinté par la jeune fille. Elle tenta se s'agripper contre la paroi de la chambre pour se redresser. En vain... Ses mains, couverte de sang, traçaient de multiples trait rougeâtre sur la façade. Elle y dessinait sans le vouloir la marque de ses doigts fins, de sa paume. Trop faible, la servante oublia cette idée et se laissa lentement retomber au sol. Elle porta son index et son majeur accompagné de l'annulaire dans sa nuque. Ils ne tardèrent pas à sentir deux trou, pas d'une grande circonférence, mais profonds... Quand Hana les retira et posa son regard dessus, elle vit qu'ils étaient totalement ensanglantés. La douleur était tellement forte que la petite princesse commençait à presque ne plus la sentir. Elle avait froid, oui, atrocement froid... Il ne fallait pas qu'elle s'évanouisse, il fallait qu'elle s'accroche au peu de vie qui lui restait. Petite ange, petite fille... Bat-toi ! Bat-toi pour la vie !

    La servante reposa ses iris azurés sur le jeune homme. Il... il semblait mal. Enfin, surement en meilleur état qu'Hana... C'était étrange, on aurait dit, à le voir ainsi, qu'il faisait une crise de quelque chose sans savoir de quoi. Peut-être se battait-il avec lui même ? Avec son « soi humain » et son « soi animal » ? Pour se contrôler, pour ne pas achever de se nourrir, de se repaitre du sang de la fillette. Ne pouvant rien faire pour sauver sa propre vie, car incapable de fuir ou tout simplement de se cacher, la jeune fille revint en rampant vers le corps de son agresseur. Que risquait-elle ? La mort. Mais qu'elle reste là où elle était, ou qu'elle se rapprochait du jeune homme, cela ne faisait plus aucune différence. Seule la forte volonté de survivre de la petite princesse lui permettait de se maintenir en vie.

    Quand elle se retrouva juste à côté du noble, elle s'agrippa fermement aux vêtements du jeune homme, comme pour s'empêcher de tombé dans le gouffre, le gouffre de la mort. Hana ne pouvait se battre contre cela indéfiniment, ainsi. Si on la laissait dans cette état, elle ne survivrait probablement pas jusqu'à l'aube. Des contractions se firent de plus en plus nombreuses à travers ses muscles frêles. Ce n'était plus la peur qu'on lisait dans son regard, mais plutôt la supplication de lui venir en aide. De ne pas la laisser s'en aller. Si l'ange aurait été en mesure de parler, elle aurait dit : « Pitié, aide-moi. Sauve-moi. Je ne veux pas mourir... Je t'en supplie. ». Ses yeux remplaçaient les mots... La jeune fille luttait de toute ses forces, de toutes son âme pour ne pas que ses paupières se referment, car si c'était le cas, elle savait qu'elles ne se réouvriraient plus jamais... Hana pouvait percevoir les battements du cœur du jeune homme, mélangés aux siens. Ensemble, ils formaient un véritable symphonie... Mais son pou se faisait plus faible et plus discret que celui du noble. Il ne tarderait pas à s'arrêter définitivement...

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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Mer 18 Mar - 23:08

Dans mes bras, les secondes te semblent des heures.

Excuse-moi. Je ne sais pas d’où vient cette seconde nature, je ne sais pas d’où vient ce second corps. J’ai la sensation de perdre tout ce qui me faisait avant. J’ai la sensation de plus être moi, pourtant. . . Pourtant je sens que je ne suis pas complètement un autre. Excuse-moi. Je ne voulais pas planter mes crocs dans ta peau si fine, si douce, si pure. Mais je n’ai pas pu m’en empêcher, alors ne cris pas. Je t’en pris, ne hurle pas. Serre les dents. Sens mes lèvres, mais ne sens pas mes crocs. Sens la douceur de ma bouche. Ignore la dureté de ce qui vient de s’enfoncer dans ta peau. Je . . . Je suis humain. Je ne suis pas un monstre. Je ne veux pas être un monstre. C’est de sa faute. C’est elle. Elle me ronge de l’intérieur. Elle s’attaque à chacun de mes sens, les rendant plus forts, plus précis. Elle fait de moi un prédateur, aux aguets. Mon cœur bat tellement vite. Trop vite. Plus vite que la normale. Mais cela ne me dérange pas, c’est mon rythme cardiaque quand je suis dans cet état. Hana. Ferme les yeux Hana. Ferme les yeux et laisse toi bercer par le rythme de mon cœur. L’entends-tu Hana ? Laisse-le t’emporter ailleurs. Laisse-le te donner l’impression que ce que je suis en train de faire n’est pas mal. Laisse-le. Laisse mon souffle te donner l’impression que je suis un homme. Que je suis celui qui ne te fera jamais de mal. Que je suis celui qui t’apaises et pose sa main sur ton front lorsque tu fais des cauchemars. Pense que je suis un père. Pense que je suis un frère. Pense que je suis un ami. Pense que je suis un amant. Non. Pense que je suis ton père. Pense que je suis ton frère. Pense que je suis ton ami. Et enfin . . . Pense que je suis ton amant. Parle-moi Hana. Oui. Parle-moi. Laisse ta voix douce comme du miel se glisser dans mon oreille. Laisse-la me pénétrer, laisse-la m’envoûter. Parle-moi comme s’il ne nous restait que ça. Comme si la vie devait s’éteindre si des mots de ta part ne venaient pas s’échouer dans mon oreille. Parle-moi sans t’arrêter. Ta voix douce doit me bercer jusqu’à que le calme se soit éprit de la moindre de mes veines. Ecoute-moi Hana. Ecoute la moindre de mes paroles. Ecoute le moindre de mes mots. Ecoute-moi comme si seule ma voix pouvait te tenir en vie. N’oublie pas. Malgré tout le mal que je suis en train de te faire endurer. Malgré toutes les choses qui sont en train de te traverser l’esprit. Malgré toute la haine que tu es en train d’éveiller envers moi. Je sais. Je sais que peu à peu, tu es en train de me haïr. Du plus profond de ton cœur. Je crois que je ne pourrais jamais rien faire contre ça. Je ne sais même pas si j’essayerai de me faire pardonner. Je n’en sais rien. Je n’ai jamais fais ce genre de chose, je crois. Mais . . . N’oublie pas. N’oublie pas la sensation de mes crocs. N’oublie pas la douleur de la morsure dans ton cou dénudé. N’oublie pas la sensation de ton sang qui s’en va. N’oublie pas l’appréhension. N’oublie pas . . . L’odeur de la mort.

Mon écorchée est vivante.

Mes yeux entièrement noirs la suivirent. Elle ne marchait pas, elle rampait. Chacun de ses gestes étaient saccadés. Elle voulait survivre. Elle voulait s’enfuir. Mes spasmes me secouaient et je sentais des frissons me traverser l’échine. Mais je la voyais toujours. Le sang ne s’arrêtait pas de s’échapper de son corps si frêle. Survivrait-elle ? La princesse. C’était . . . La princesse. Je tentais de me redresser. Je tentais de me relever. Je voulais la rejoindre. Lui reprendre du liquide vital ? Qui sait. Mais je retombais contre le mur. Violemment. Et mon dos s’appuyait contre lui comme il pouvait. Je penchais légèrement la tête en arrière. Sa main s’était imprimée sur le mur. J’entendais les mêmes frottements qu’il y a quelques minutes. N’était-elle pas partie ? Pourquoi ? Pourquoi n’avait-elle pas trouvé la force ? Elle revenait. Et bientôt, je sentais ses mains s’accrocher à ma chemise. Je sentais ses doigts fins et brûlants contre ma peau glacée. Il faut dire que ma chemise s’était déchirée et était pleine de sang. Et je la sentais. Hana. Elle s’accrochait désespérément à mon corps. Elle s’accrochait à moi. Elle voulait survivre. Elle voulait vivre. Mais pourquoi s’accrochait-elle alors à son bourreau ? Etait-elle masochiste ? Hana. Ne sois pas idiote. Fuis-moi. Fuis-moi comme la pire des maladies. Fuis-moi Hana. Sauve ta vie. Sauve ton avenir. Sauve ce qu’il te reste. Et pourtant je la sentais. Encore proche. Trop proche. Je sentais alors son corps se laisser reposer sur le mien. Ses yeux étaient-ils encore ouverts ? J’entendais son cœur avec une exactitude déconcertante. Lutte Hana. Mais moi. Moi, je devais lutter. Bien plus qu’elle. Je devais résister. Je devais faire revenir la vie dans ses joues pâles. Et je devais me retrouver. Retrouver l’être humain en moi. Kaito. Aide-moi. Kaito. Tu es le seul. Reste-moi. Sauve-moi. J’approchais mon bras secoué de spasme de ma bouche. Ma bouche s’ouvrait. Mes crocs se découvraient. Je me mordais. Brutalement et violement. Un gémissement rauque m’échappait. Mes spasmes augmentaient puis se stoppaient d’un coup. Nettement. Mes cheveux reprenaient alors leur couleur ébène, sombre. Mes crocs disparaissaient. Peu à peu, les battements de mon cœur se calmaient. Enfin, mes yeux reprirent leur couleur initiale. Et enfin, le brouillard qui s’était accaparé mon esprit, disparaissait. Et seulement maintenant, je repensais à Hana. Je sentais à nouveau son corps. Et ses battements de cœur, lointains, atteignirent mes oreilles. Je prenais sa tête dans ma main et passais mon autre bras sous elle. Sereinement, je la soulevais. L’emmenant jusqu’au lit. La couchant dessus. J’arrachais son corset. Ces robes de servantes. Si quelqu’un entrait, il me prendrait pour un monstre. Meubles cassés, sang étalé et maintenant son corset déchiré. Mes mains se posèrent machinalement contre sa cage thoracique. J’appuyais.


« Hana . . . »
Murmurais-je.


Mes mains exercèrent une nouvelle pression. Je devais lui insuffler de l’air. C’était une nécessité. J’appuyais encore, une nouvelle fois. Mon visage se penchait alors sur le sien. Mes lèvres rencontrèrent les siennes. Malheureusement pour elle, mon baiser n’était pas celui du prince charmant. C’était celui d’une créature qui tentait de se racheter. Respire Hana. Je séparais mes lèvres des siennes.

Attrape la vie Hana.
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Hana Inokuma
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Jeu 19 Mar - 18:04

    Malgré tous les efforts fournis par la jeune fille, ses paupières s'abaissèrent, lentement... Elle se trouvait immobile, allongé au sol. Seul sa poitrine qui se relevait tout doucement témoignait que son sang circulait encore dans ses veines. Ses muscles s'étaient détendus, elle était prête à accueillir la mort et à lâcher la vie à jamais. Non Hana, ne t'en va pas... Autour de la fillette s'étendait le néant. Il faisait noir, tel une nuit sans étoile. Où était la lumière ? Où était l'espoir ? Où était la vie ? Disparus... Est-ce trop tard ? Est-ce finit ? Non, pas encore. La petite princesse respirait toujours, faiblement, mais elle respirait. Ses yeux ne percevait plus rien que cette profondeur infini, ce trou sans fond. Ses sens l'abandonnait petit à petit tout comme ses forces. Mais pourtant, elle se sentit soulevé soudain. Aucune brutalité, aucun empressement. Puis on la déposa sur quelque chose de doux, de moelleux dans lequel on s'enfonce facilement. Un lit, sans doute. Du bout des doigts, la fillette caressa cette matière soyeuse et délicate. Serait-ce la dernière chose qu'elle ressentirait ?

    * Petit à petit je meurs
    Un peu plus chaque heure
    Adieux bonheur
    S'estompe mon malheur
    *

    Quelques gouttes de sang perlaient encore le long du corps meurtrit et frêle de la servante. Les draps étaient taché eux aussi. Quel douce mort après tant de souffrance et de violence... Aurait-on eut pitié d'elle ? De ce pauvre être à l'agonit ? Que sais-je... Pourtant, elle était là, allongé comme la belle au bois dormant attendant que son prince charmant vienne lui offrir son premier baiser d'amour pure pour ainsi la sortir de son long sommeil... Elle n'était pas seule, elle percevait encore le souffle du noble. Elle entendait encore battre son cœur. C'était lui qui l'avait installé ici, mais c'était aussi de sa faute si Hana se trouvait au bord de l'abysse. Il lui arrachait d'un seul mouvement son corset qui lui serrait le buste. La jeune fille peut ainsi prendre une profonde respiration. Elle se sentit soudain plus vivante qu'il y a quelques secondes. La mort avait reculé de quelques pas seulement. Le jeune homme posa sa main sur la cage thoracique de l'ange. Il exerça une première pression relançant ainsi son cœur qui se s'éteignait silencieusement. La vie t'appelle Hana, l'entends-tu ?

    * La vie me quitte
    Je prends la fuite
    La mort me tends les bras
    Alors je stoppe le combat *


    Un deuxième pression, mais plus forte cette fois. Puis une troisième... La fillette eut la soudaine impression de manquer d'air. Elle avait beau inspiré le plus profondément qu'elle en était capable, l'air ne semblait ne plus pénétrer dans ses poumons. Le manque d'oxygène se fit de plus en plus pressant. Pourquoi s'accrocher à la vie, quand la mort nous tend les bras ? Le noble vint délicatement poser ses lèvres contre celles d'Hana. Était-ce lui, le prince charmant qui allait lui redonner le souffle de la vie ? Était-ce lui, l'homme, le simple mortel qui la ferait émerger du néant ? La jeune fille saisit ce baiser car il signifiait son dernier espoir. La mort la guettait, elle la traquait sans merci. La servante fuyait aussi vite qu'elle le pouvait, mais quand la mort la rattrapait, la petite princesse lui faisait face, contrant chacune de ses offensives plus dévastatrices à chaque fois. Mais la fillette savait désormais qu'elle n'était plus seule dans cette guerre.

    * Pourquoi résister ?
    J'ai pourtant essayé
    Je me suis défendue
    Mais maintenant je me suis rendue *


    Luttant, toujours et encore, Hana saisit fermement les couvertures en dessous d'elle. Son corps se pliait de douleur. Comme le noble tout à l'heure, sa tête bascula violemment en arrière, son buste de souleva puis retomba contre la surface du lit. Ses membres étaient endoloris, contractés. Tous les muscles de la jeune fille s'étaient unis pour se battre et repousser la mort. La scène se reproduit plusieurs fois de suite, puis... plus rien. Qui avait gagné ? Qui avait prit le dessus sur l'autre ? L'ange entrouvrit très doucement ses yeux azurés. Pour la première fois depuis le début des hostilité pour gagner le droit de vivre, Hana aperçus de nouveau la lumière. Elle sortit du noir, elle sortit de l'ombre. Ses prunelles pétillaient. La souffrance demeurait, mais la mort s'était éloigné suffisamment loin pour qu'on soit assuré que la jeune fille survive. Elle posa ses iris sur le visage du jeune homme, penché au dessus d'elle. Ce dernier avait reprit son visage initial. Ses cheveux était ébène, ses yeux avaient perdu cette chose si terrifiante. Ils était de nouveau l'un bleu, l'autre gris. L'homme avait faillit lui donner la mort, et pourtant, il l'avait sauvé. Que penser ? Était-il réellement ce monstre assoiffé de sang ou ce prince charmant qui venait de déposer son baiser éternel sur la petite princesse ?

    * Mon corps est meurtrit
    Mon visage a pâlis
    Mes forces sont partis
    Plus d'espoir, c'est finit *


    Il restait assez d'essence vital à la jeune servante pour vivre, mais point assez pour se permettre de parler, ou même de bouger. Juste respirer, voilà ce que pouvait faire Hana, respirer... Sa main réussit à se déposer délicatement dans celle du noble. De sa faible force, elle la serra. Un léger sourire vint égailler le pâle visage de la jeune fille. Il s'estompa bien vite, mais avait tout de même eut le temps de porter son message à bien. Il signifiait < Merci... >. Un simple mot, certes, mais dont le sens était d'une puissance inégalable. Aucune parole n'aurait pu remplacer ce sourire...

    * Je ne connais rien de ce monde
    Et pourtant, je me dirige vers ma tombe
    Pourquoi maintenant ?
    Mon être est encore innocent *


    Un frisson traversa le corps de la jeune fille. Derrière le léger linge blanc qui lui restait pour couvrir sa peau de porcelaine, on pouvait y apercevoir ces formes féminines, ces rondeurs, ces courbes si bien sculptées. Tout ce qui faisait d'une femme, une femme. Tout ce qui la rendait si désirable aux yeux d'un homme, aussi saint et pur soit-il. Le plaisir charnelle était une chose présente en chacun de nous, inscrit, imprimé dans nos gènes. Les Hommes avaient dépassé se simple désir d'assurer leur descendance. Ils avaient trouvé en cela ce plaisir indescriptible et inimitable. Une sensation unique, une excitation sans pareil. Quelque chose de puissant, quelque chose de profond... Pourquoi chercher à poser des mots dessus quand on peut le découvrir par soi-même ? Pourquoi chercher à en donner une définition précise quand on peut en tirer ses propres expériences, bonnes ou mauvaises ? L'amour, c'est quand deux êtres n'en forment plus qu'un. L'amour, c'est quand deux corps s'assemblent. L'amour, c'est... magnifique. Aller au delà de ses limites, aller au delà de ses frontières... Aller au septième ciel.

    * Je veux rester
    Je veux apprendre à aimer
    A tant de plaisirs je souhaite gouter
    A tant de merveilles je désire toucher *


    Un second frisson, plus long, plus intense traversa Hana. Elle avait affreusement froid. La fièvre, la fièvre montait. Impossible de la stopper, impossible de l'arrêter. Elle était déjà là. La jeune fille savait que mille couvertures ne seraient pas suffisantes pour la réchauffer. Elle tremblait de plus en plus. Son front n'humidifia. Sa peau était brulante et pourtant, elle avait froid comme si tout son corps baignait dans de la glace. La respiration de l'ange se saccada, son rythme cardiaque augmenta vivement d'allure. Le souffle chaud, le souffle bien trop chaud de la fillette se dispersait dans l'air. Elle avait du mal à avaler sa salive, elle avait du mal calmer son corps en ébullition. La fièvre était violente. La petite princesse ne cessait de se tortiller dans tous les sens. Mais quand cela finira-t-il enfin ?


    [ Mini poème by mwa ^^ ]

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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Dim 22 Mar - 0:31

Ferme les yeux, mon ange.

L’ange blond reposait sur le lit. Comme un ange trop pur à l’agonie dans un monde trop sombre. La réalité serait-elle si noire que tu ne voudrais plus l’affronter ? Ses cheveux méchés de rouge avaient un air effrayant. Ce rouge qui était du sang. Et oui. Effrayant. Te souviendras-tu de tout Hana ? Serais-je effacé de ton esprit ou au contraire irrémédiablement présent ? Serais-je un monstre ? Serais-je un prince ? Brusquement, ses mains se rétractèrent, saisissant la couverture moelleuse qui se présentait à son dos. Que lui arrivait-il ? Je savais que seulement peu d’air atteignait ses poumons mais je ne m’attendais pas à une réaction aussi brutale. Mais peut être était-ce la preuve qu’elle se battait avec la mort ? C’est ce que j’osais espérer. J’osais. A peine. Je l’observais, silencieusement, ne me mêlant pas de son combat intérieur. Ce n’était pas par lâcheté que je ne faisais rien, mais c’était son combat. Et puis, comment aurais-je pu parvenir à l’aider ? J’étais perdu. Un gosse perdu. Un vagabond. Dis-moi ce dont tu as besoin. Dis-moi ce que je dois faire. Dis-moi le sacrifice qui te soulagerait. Dis-moi Hana. Sa tête basculait vivement en arrière. Un élan me poussait vers elle, mais je m’arrêtais avant de la toucher. Non. Ne la touche pas. Tu risquerais d’encore la déranger. Tu risquerais d’interrompre son combat. Tu risquerais beaucoup trop de choses. Je regardais ses mouvements saccadés qui semblaient douloureux. Hana. Ne te laisse pas faire. Ne te laisse pas avoir. Les bras de la mort sont si froids. Les bras de la mort n’ont aucune douceur. Je sais que je suis froid, mais préfère ma froideur à la sienne qui te perdra. Hana. Son buste se relevait brusquement. Comme dans un spasme. Comme si elle était . . . Possédée. Elle avait ces réactions violentes de ceux qui abritent un deuxième esprit. La mort tente-t-elle d’acquérir ton corps ? A-t-elle l’audace de te revendiquer ? C’était . . . Effrayant. Je ne savais pas comment arrêter ce qui se passait devant mes yeux. Je ne savais pas comment arrêter ces horreurs. Comment empêcher ce qui était en train de lui arriver ? Non. Elle ne pouvait pas mourir comme ça. Pas dans ma chambre. Le remord me rongerait jusqu’à la fin. La fin de quoi ? La fin de qui ? Son père, le roi. Il me tuerait s’il apprenait. Il me tuerait déjà s’il apprenait que j’avais presque entièrement vidé sa fille de son sang. Mais l’homme ne me faisait pas peur. Non, le roi ne m’effrayait pas. Alors ? La raison de ma crainte ? Hana ne devait pas mourir. Hana ne pouvait pas mourir. Moi qui voulait qu’un jour, son père assume et la reconnaisse. Ce ne pouvait pas se finir comme ça. Elle ne pouvait pas mourir en tant que servante. Oui, la question n’était peut être même pas son âge. Il fallait qu’on sache. Il fallait que tout le monde sache qui elle était. On voyait qu’elle voulait être reconnue. Mais une jeune fille de seize quelle qu’elle soit, n’avait pas le droit de mourir ainsi.


« Résiste. »
Soufflais-je, à demi-mot.


Plus rien. Plus aucun mouvement. Le silence. Avait-elle vaincu ? Etait-elle vaincue ? Ne pas savoir était plus dur à encaisser que d’apprendre sa mort. Ses yeux. Ils rencontrèrent les miens. Et ses yeux brillaient. Je laissais mes yeux dans les siens. Sentant son soulagement. Elle avait réussi. Je ne souriais pas. Savais-je sourire ? Je ne sais pas. Tout ce que je savais, c’était que j’étais atrocement soulagé. Pourtant, je restais impassible. Froid. Je m’étais retrouvé. Pendant que mes yeux s’attardaient dans les siens, quelque chose me toucha. Sa main. Que faisait-elle ? Pourquoi faisait-elle ça ? Pourquoi . . . Prenait-elle ma main ? Je . . . Les gestes de tendresse et moi étions de parfaits étrangers et elle venait de faire le genre de chose auxquelles je n’étais vraiment pas habitué. Je voulais retirer ma main. Son étreinte passagère me faisait l’effet d’une brûlure. Un geste interdit et proscrit de la vie humaine. Alors, arrête. Jun. Retire ta main. Ne la laisse pas empiéter sur ce territoire, sur ton territoire. Mais son sourire. Son sourire si doux, si . . . Retirer ma main serait comme la repousser brutalement. Cette jeune fille ne méritait pas de tels gestes.


« Repose-toi. »
Dis-je froidement.


Etre froid. Etre inaccessible. C’était ma barrière pour me protéger du monde extérieur. Je voulais la laisser se reposer le temps dont elle aurait besoin. Dans ce lit, dans cette chambre, elle ne craignait rien. Absolument rien, tant qu’elle ne saignait pas une nouvelle fois. Mes yeux restaient dans les siens ou vagabondait sur la chambre en désordre. Pas une fois je ne me permis de laisser mes yeux glisser sur sa peau. Pas une seule . . . Peut être. Mais une seule fois seulement. Sa peau avait l’air d’une douceur sans pareille. Sa peau avait l’air affreusement agréable. Le linge blanc auquel avait place le corset pouvait me sembler absolument superflu durant quelques secondes. Me serais-je permis de le retirer ? Non. Mais je ne pouvais que remarquer que ses formes étaient absolument féminines, sensuelles et donnaient envie à n’importe quel homme normalement constitué de la rendre un peu moins sainte. Lorsqu’un frisson lui secoua l’échine. Que lui arrivait-il ? Elle dégageait une chaleur fiévreuse et pourtant tremblait fortement. La fièvre. Je retirais ma main de la sienne et me levais rapidement. Je la portais dans mes bras et ouvrais le lit. Je la glissais dedans, après lui avoir encore retiré des vêtements jugés superflus. On se réchauffait toujours plus vite sans trop de vêtements et une grosse couverture. Je cherchais alors un verre d’eau. Remontant sa tête je laissais l’eau glisser entre ses lèvres. La recouchant j’enroulais un peu plus les couvertures autours de son corps meurtrit.


« Ne me laisse pas tomber Hana. »
Murmurais-je en la regardant.


Une serviette imbibée d’eau. Je la posais sur son front inondé. Cela devrait la soulager temporairement. Les minutes passaient et rien ne disparaissait. Je tournais en rond. Lui jetant des regards en biais. Je paraissais toujours froid, mais intérieurement, je bouillonnais. Mes nerfs étaient à fleur de peau. Et merde. Je retirais ma chemise ensanglantée. J’hésitais un dernier instant. Si le roi l’apprenait, il me tuerait. Tant pis. Il ne savait même pas s’occuper de sa fille. J’entrais avec elle dans les draps et l’attirais à moi. Ses tremblements devaient se calmer. Je retirais la serviette de son front. Elle ne servait à rien. Mes bras passèrent autours d’elle. L’attirant contre mon torse.


« Calme-toi. »
Soufflais-je.
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Dim 22 Mar - 3:17

    Des gouttes de sueur perlaient sur le front de la jeune fille. Tout son corps brulait, tout son être bouillonnait de chaleur qui s’apparentait à la fièvre grandissante. Sa peau s’était humidifiée. La température corporelle de la frêle servante frôlait les quarante degrés. Une température bien trop élevé et dangereuse. Elle rendait la respiration d’Hana difficile, comme si quelque chose l’empêchait de reprendre son souffle à l’intérieur même de ses poumons. Ses yeux demeuraient malgré tout dans ceux du jeune homme. Elle cherchait en lui la force qu’en elle, elle ne semblait pas trouver. Une bataille de plus, une bataille de trop… Puis sa main se séparait de la sienne. La fillette le vit se lever dans une précipitation qui la surprit presque. Il prit le corps meurtrit de la demoiselle et la glissa délicatement dans les draps de satin. Il lui retira le fin tissu qui recouvrait sa peau de porcelaine. La jeune fille ne montra aucun signe de résistance. Étrangement, elle se sentait en confiance désormais. On dit que les yeux sont le reflet de l’âme… C’est sans doute pour cela, que la fillette était libérée de toute crainte envers le noble. Au plus profond de ses prunelles, au delà de la froideur extérieur, elle lisait une certaine tendresse, une certaine douceur inqualifiable. Elle n’était pas commune aux autres, elle était particulière, elle lui était propre. Lire dans le cœur d’un homme… Une chose que savait faire Hana. On ne parlait pas de pouvoir surnaturel, il ne s’agissait que d’intuition, rien de plus.

    * Aime-moi ce jour
    Enfante l'amour.
    Caresse mon âme
    Allume ta flamme. *


    Puis il disparue de son champ de vision. Il revint bien vite, tenant un verre remplit d’eau limpide. Il alla vers elle, la soulevant doucement afin de la faire boire. Le liquide passa entre ses lèvres rosâtres et brulantes et glissa dans sa gorge. Il était froid, si froid. Il la fit frissonner une nouvelle fois, là rappelant plus vivement à la vie, à la réalité. Le jeune homme recouvra des couvertures un peu plus la jeune fille.
    Te laisser tomber, non je ne veux pas… Mais reste avec moi, mon prince. Tu m’as fait frôler la mort, tu m’as ramené à la vie. Tu as racheté la faute dont tu n’étais point coupable.
    Il déposa un linge humide sur son front bouillant. Le mal s’apaisa quelque peu mais revint aussitôt. Il s’agitait, elle souffrait. Il se déplaçait nerveusement à travers la pièce et pourtant, il paraissait si froid. Comme si rien ne l’atteignait, comme si quelque chose autour de lui empêchait quoi que ce soit et quiconque de l’atteindre. Il était… inaccessible. Mais pourtant si proche. Hana cligna faiblement des yeux. Elle observait ces vas-vient incessant. Finalement, il retira sa chemise déchirée et ensanglantée comme le reste de la chambre d’ailleurs, puis se glissa à ses côtés, dans le lit. Elle sentit qu’il l’attirait au près de lui, au près de son corps, de son cœur. Ses bras protecteurs l’entourèrent, la chaleur aussi. Sa peau touchait la sienne. Sa poitrine contre son torse. Un homme contre une femme… Une femme ? Un enfant dans le corps d’une femme. Innocent et pur, tel est ton âme, tel est ton corps. Pourquoi laisser quelqu’un te prendre cette pureté, cette innocence ? Pourquoi gouter aux plaisirs charnels ? Pourquoi vouloir grandir petit ange ?


    * Aime-moi ce soir
    Offre-moi l'espoir,
    Au bout du couloir
    S'estompe le noir. *


    Se réfugiant un peu plus entre les épaules du jeune homme, son souffle chaud se dispersa sur sa peau. Ses yeux se fermèrent. Elle se savait en sécurité, le danger avait été écarté. La fièvre se calma. Plus de tremblement, plus de frisson. Le mal s’en était-il allé ? Il semblerait, oui.
    Mais toi, ne t’en va pas… Reste-là, au près de moi… Que je suis bien dans tes bras.
    Les mains d’Hana se placèrent entre son corps et celui du noble. Elle, était si frêle, si faible. Et lui, si grand, si fort. L’ange ouvrit sa paume et la posa dans une extrême tendresse sur torse du jeune homme, du côté gauche, sur son cœur. Elle l’entendait battre, elle le sentait battre. Les pulsions étaient profondes et intenses. Elles berçaient la petite princesse. Une douce mélodie que lui chantait la nature. Une délicate berceuse qui s’infiltrait dans son oreille. Les paroles n’étaient pas utile, le son seulement. Tant de douceur après tant d’horreur… Est-ce normal, que de tels contraires se côtoient ? N’est-ce pas une erreur ? Une folie ? Mais pourquoi s’en priver ? Que pouvait-on bien risquer ?

    * Allume l'étoile
    D'une nuit sans voile.
    Embrasse mon sein
    D'un baiser satin. *


    Hana fredonna un air délicat, un murmure léger qui s’envolait à travers le temps, à travers l’univers. Il se dispersait et atteignait celui qui l’accueillait. L’entends-tu mon prince ? Ne reste pas sourd à ma voix, laisse-là t’envelopper, laisse-là t’entourer. Allons ensemble sur ce nuage qui nous attend là-haut. Grimpons dessus afin de nous éloignez des cruautés de ce monde. Disparaissons de la surface, le ciel nous appelle…


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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Dim 22 Mar - 23:07

L’ange aurait-il perdu la raison pour étreindre le démon ?

Crois-tu que la vie ne tient qu’à un fil et que ce ne sont que des circonstances, des pensées, des gestes, qui nous sauvent chaque jour ? Crois-tu qu’à quelques secondes près, qu’à une pensée près, tu te serais éteinte ? Je crois. Je crois que si je n’avais pas fais abstraction de mes pensées, je t’aurais laissée là, je t’aurais regardé mourir. Peut être même que j’aurais abrégé tes souffrances, peut être que je t’aurais vidé de ton sang sans réfléchir, peut être . . . Peut être. Tellement de choses auraient pu se produire. Mais rien. Rien de tout ça. La seule chose qui avait lieu à cet instant c’était elle, contre moi. Son corps nu contre le mien. Je la sentais se rapprocher encore un peu. Je la sentais. Hana. Se rendait-elle compte de la pression de sa poitrine contre mon torse ? L’innocence inondait son visage depuis le premier instant. Mais là, s’en rendait-elle compte ? Ses formes étaient absolument féminines. Ses formes étaient absolument délicieuses. Je ne pouvais que m’en rendre compte, comment ignorer ? Sa bouche était proche de ma peau. Le souffle chaud se répandait le long de mon torse où elle posait délicatement sa main de porcelaine. Arrête Hana. Je suis résistant mais je suis un homme. Je devais la voir comme la fille du roi, je ne devais pas la voir comme une femme ou une servante. Je devais la voir comme une future princesse devant rester pure, douce et naïve. Je devais la voir comme une enfant. Elle n’a que seize ans. Tu en as vingt-neuf. Ce serait inconscient, ce serait idiot. Et pourtant. . . Pourtant, elle avait l’air tellement douce. J’avais toujours privilégié l’expérience, pourquoi m’attaquerais-je aux novices à présent ? J’avais toujours été avec des femmes ayant vu trop de choses, des femmes au caractère de chienne. Pourquoi choisirais-je la pureté ? Pourquoi choisirais-je un ange alors que j’avais toujours préféré les indomptables ? Je ne savais pas. Mais pourquoi me posais-je la question ? Avais-je envie d’elle ? A l’instant où je l’avais prise dans mes bras, ses tremblements avaient cessés. Elle allait mieux. Peut être devrais-je la lâcher maintenant qu’elle respirait à nouveau. Nos corps étaient trop proches. Si quelqu’un entrait . . . Mais personne ne savait qui elle était. Pour les autres, ce ne serait qu’une servante comme les autres. Kyoya ne le saurait jamais. Jamais, si je ne lui disais rien. Je sentais ses gestes. Je sentais son souffle. Et finalement, j’entendais sa voix. Elle me parvenait, doucement . . . Tendrement. Elle avait une voix d’enfant mélangée à celle d’une femme. La douceur des sons qu’elle émettait berçait quiconque passerait dans cette pièce. Au milieu de la désolation, au milieu du sang, elle, enlacée au monstre qui avait planté ses crocs dans sa peau pour se repaitre du liquide carmin qui lui donnait la vie. Qui était-elle pour rester dans les bras de celui qui l’avait faite souffrir ? Je sentais sa main contre mon torse, je sentais ses formes, je sentais son souffle.


« J’imagine que tu vas mieux. »
Soufflais-je, mal à l’aise.


J’étais mal à l’aise mais je ne le montrais pas. J’avais toujours ce regard froid. Mes bras glissèrent de sa taille fine. J’écartais la couverture et sortais du lit. Toujours torse nu, je passais ma main dans mes cheveux affreusement en bataille. Mes yeux rencontrèrent les siens. T’es malade Jun. Y a une putain de fille dans ton lit. En plus de ça elle est nue. C’est une princesse. Elle t’a touché. Qu’est ce que t’attend ? Merde. Me dirigeant vers le meuble, je cherchais une cigarette. J’en avais affreusement besoin, il y avait eut trop de choses, trop d’un seul coup. Elle. Le sang. Encore elle. Son corps. Et mes putains d’hormones qui ne demandaient qu’à la combler. Je portais une clope à mes lèvres. L’allumant. Mes yeux se posèrent sur elle. Hana. Princesse. Habille-toi. Ne me tente pas plus longtemps, tu pourrais le regretter. Amèrement. J’ouvrais la fenêtre et me penchais pour trouver de l’air pur. Je secouais la tête. Trop de pensées m’attaquaient. Se laisser aller ou résister ? Je lançais le mégot de ma cigarette et refermais la fenêtre derrière moi. Je plongeais mes yeux dans les siens. Putain Hana. Qu’est ce qui m’attirait chez elle ? Le fait qu’elle soit nue ou autre chose ?


« N’en parle à personne. Tu es la seule . . . »
Soufflais-je.


Tu es la seule à savoir. Kaito le sait, mais c’est différent, il est aussi rongé par cette malédiction. Je m’asseyais sur le bord du lit. A côté d’elle. Pourquoi avait-elle touché ce morceau de verre ? Pourquoi n’était-elle pas restée à sa place ? Pourquoi ? Nous n’en serions pas là. Je devais commencer par remettre ma chemise. Je tendais le bras, l’attrapais. Je glissais mes mains dans les manches et entreprenais de la boutonner. Malgré moi, je m’arrêtais. Mes yeux captèrent les siens. Une nouvelle fois. Ma main passait par instinct derrière sa nuque. J’approchais mon visage du sien et attrapais ses lèvres. Doucement. Alors mes lèvres rencontrèrent réellement les siennes. Ma langue faisant intrusion dans sa bouche. Ma deuxième main glissait dans son cou pour ses perdre entre ses cheveux.

Impossible.
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Lun 23 Mar - 21:26

    La raison, sans doute je l’ai perdu quand je t’ai vu…

    Hana allait mieux, le jeune homme ne fut pas long à le constater. La chaleur humaine avait fait des merveilles, de vrais miracles. Deux corps, l’un contre l’autre… Deux âmes qui se côtoient, deux cœurs qui se murmurent tout bas. Oh petite princesse ! Vois-tu la beauté de l’amour ? Tel un aurore plein de promesses, ou un crépuscule plein de tendresse. Le noble retira ses bras qui encerclaient la fillette. Elle le laissa partir sans rien dire. Il se releva, lentement, puis se dirigea vers un meuble rester intact (contrairement à certains =P). Il sortit quelque chose que les iris de l’ange ne distinguèrent pas dans l’immédiat. L’homme alla à la fenêtre, portant la cigarette à ses lèvres. Un fin filet de fumée émanait de la partie incandescente. La princesse le suivit du regard une fraction de seconde, l’observant se disperser dans l’air. Elle sentit que les yeux du noble se posaient sur elle. Il y avait quelque chose qui semblait comme le frustrer… Étrange. Hana, trop innocente et naïve pour s’imaginer de l’effet qu’une femme nue dans son lit produisait chez lui, fronça légèrement les sourcils, tout en soutenant doucement ce regard quelques instants. Que lui arrivait-il ? L’avait-elle offensé de quelques manières qu’il soit ? Non, sans doute pas. Du moins, la jeune fille ne voyait pas comment. Mais il est vrais qu’en repensant aux évènements qui s’étaient déroulés un peu plus tôt, à cette succession inattendue de choses, il y avait de quoi être troublé…

    La jeune princesse y resongea brièvement sur le moment. Elle lui avait tout d’abords désobéit… C’était donc de sa faute et non de celle du jeune homme. Puis il s’était jeté sur elle, comme si le sang la métamorphosait en une créature de la nuit. On ne lutte pas contre ses instincts. Elle avait frôlé la mort mais il l’avait ramené à la vie juste à temps. Et maintenant… Ils s’étaient retrouvés enlacés, comme deux amants éperdus d’amour l’un pour l’autre. Un coup de théâtre, un retournement de situation que nul n’aurait pus se vanté de prévoir. Comment cela avait pu ? Mais Hana ne voyait plus cet homme comme un danger, comme un monstre. Il était si tendre, ces mains si douces… Comment quelqu’un comme ça pouvait paraître aussi froid de l’extérieur ? Et aussi meurtrier quand il était comme possédé ? Cela prouve qu’on ne peut jamais savoir qui est quelqu’un véritablement… Ses yeux plongèrent dans ceux de l’ange qui demeurait allongé sous les draps de soies. Un simple tissu qui recouvrait son corps. Il représentait le seul protecteur de sa pureté. Aucun homme jusqu’à ce jour n’avait posé ses yeux sur les formes des plus féminines et voluptueuses d’Hana. Personne n’y avait porté la main et c’était permit de les effleurer du bout des doigts, créant ainsi d’innombrables frissons de plaisir.

    Quand aux paroles du jeune homme, elles s’infiltrèrent à travers la jeune fille. La seule… La seule dont on n’est gouté l’essence vital. En parler ? A qui ? Et pourquoi ? Non, pas au Roi. Lui dire ne changerai rien, en bien ou en mal le présent. Hana était encore de ce monde. Celui qui lui avait presque ôté la vie la lui avait insufflée. Il n’était en rien coupable… La princesse esquissa un sourire du coin des lèvres en guise de réponse. Elle ne dirait rien, ce qui s’était passé dans cette chambre y restera. Puis il se rapprocha. Il s’assit au coin du lit, juste à côté de la fillette. Elle, elle l’observait, toujours sans un mot. Elle ne savait que dire, elle ne savait que faire. Elle était encore bien trop faible pour se remettre sur ses jambes. Reprendre son service semblait par conséquent impossible, et il ne valait mieux pas que le noble la sorte hors de la pièce dans cet état. Il empoigna sa chemise, celle qu’il avait retirée quand il était venu se coucher auprès de l’ange. Hana, elle profitait de la douceur de ce lit le plus qu’elle pouvait. Il était bien plus confortable que celui qui meublait sa chambre. On avait envie d’y resté, d’y dormir et d’y vivre. De ne plus jamais se levé, de ne plus jamais le quitter. Les couvertures nous accueillaient, nous entouraient et nous enveloppaient dans un élan de douceur. Notre corps s’enfonçait dans le matelas moelleux. Qu’est-ce qui pouvait bien nous forcez à en sortir pour retrouvé les malheurs et les souffrances du monde extérieur ? Sous ce fin tissu blanc, plus rien ne nous atteint…

    Hana fut bien vite tirée de ses rêveries. Le visage du jeune homme se rapprochait dangereusement du sien. Que faisait-il ? Ne cherchant point à comprendre, elle ferma doucement ces paupières, ce laissait allé dans le feu du moment. Ses lèvres frôlèrent tout d’abords celles du noble. Puis elles se touchèrent de plus en plus. Cette caresse se transforma en un tendre baiser. Les lèvres de la jeune fille s’humilièrent et plus pulpeuses. Entrouvrant la bouche, la princesse laissa y pénétrer la langue du jeune homme. Les deux s’effleurèrent au début un peu timidement, puis se rapprochèrent toujours très doucement. Elles se caressaient mutuellement, sans aucune once de brutalité, seule la tendresse persistait. Ce baiser était aussi doux que les draps de ce lit. Hana devait-elle y mettre un terme ? Était-ce mal d’agir ainsi ? Et pourtant, cela produisait tant de plaisir, tant d’émotions… Dans une telle situation, la servante à la chevelure d’or était seule face à elle-même. Un seul de ses choix pouvait changer du tout au tout son destin. Arrêter ou continuer ? Comment la jeune fille aurait pu y répondre ne sachant pas ce qu’elle encourant dans chacun des cas ? Alors… autant se laisser guider par son instinct. L’une des mains du noble s’était logée dans la nuque de l’ange, quand à l’autre, elle parcourut son cou et finit sa route entre ses mèches bondes.

    Des bouffées de chaleur s’emparèrent du corps de la jeune fille. Plus ce baiser durait, plus l’excitation montait. Il se devenait plus fougueux, plus osé. Les pulsations de son cœur s’accéléraient. Elles se faisaient beaucoup plus fortes, beaucoup plus intenses. La princesse sentait son sang circuler à travers chacun de ses membres. Une de ses mains se posa sur la joue du jeune homme. Puis elle remonta doucement vers sa chevelure ébène et après l’avoir ébouriffé un peu plus involontairement, redescendit avec une profonde délicatesse jusqu’à son torse à moitié vêtu. Cela pouvait bien ressembler à une invitation à continuer, à un encouragement à ne pas arrêter…
    Que fais-tu si je te laisse continuer ? Que fais-tu si je ne te repousse pas ? Laisseras-tu le feu d’embraser ? Que suis-je à tes yeux ? Rien qu’une femme qui semble s'offrir à toi ?

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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Lun 23 Mar - 22:29

Te lier au diable ? L’inconscience te ronge.

Ses lèvres sucrées avaient rencontrés les miennes, acides et amer. J’avais délié ma langue pour rencontrer la sienne. Sa bouche était tellement pure. Etais-je le premier à y entrer ? Etais-je le premier à qui elle autorisait le passage ? Seule elle le savait. M’intéressais-je réellement à qui avait pu passer avait moi ? M’intéressais-je vraiment à qui pouvait passez après moi ? A cet instant je ne réfléchissais pas. A cet instant, je laissais les choses avancer comme elles le voulaient. Et elle. Que voulait-elle ? Souhaitait-elle mettre fin à cette mascarade ou souhaitait-elle poursuivre ? Comme si ce qui allait se passer ne serait qu’un rêve. Une chose dont on ne parlerait plus jamais. Oui. C’est ça. Exactement. On ne parlerait plus jamais de nos lèvres entrées en contact. On ne parlerait plus jamais de ce qui allait se passer. Qu’est-ce qui allait se passer au juste ? Le roi l’avait dit tellement souvent. Une princesse doit être pure pour son mariage. L’homme ne doit pas avoir souillé son corps de porcelaine. Je ne serais pas le premier à enfreindre la règle. Trop de princesses avaient laissé un premier homme leur passer dessus. Un premier homme leur faire découvrir les plaisirs dont on n’ose pas parler. Les plaisirs trop forts. Bien trop forts. Oui princesse. Lorsque tu auras goûté à ces plaisirs là, tu ne pourras plus t’en passer. Me rejoindras-tu dans ma chambre, tard le soir ? Trouveras-tu un autre amant ? De la même expérience que toi ? Serais-je trop entreprenant ? Vais-je t’effrayer par mes gestes trop sûrs et sereins ? Ma langue rencontrait la sienne et ça n’avait rien de vulgaire. Ce n’était pas l’échange de deux êtres en manque depuis trop de temps. Ce n’était pas une de ces bourgeoises aux cris incessants et qui réclame d’être maltraitée pour prendre son pied. Non. Elle découvrait. Ou peut être savait-elle déjà ? Seize ans. Vingt-neuf ans. Qu’est-ce qu’il me prenait de faire ça ? Elle sortait à peine de l’enfance. J’entrais dans l’âge où il faut se poser et penser à fonder une famille. Alors ? Jun. Arrête. Elle est beaucoup trop jeune. C’est inconscient. Quand sa condition sera celle d’une princesse je risquerais beaucoup. Je risquerais beaucoup trop. J’avais toujours tout fait pour contredire le roi. J’avais toujours tout fait pour défier les règles. Kyoya savait ce dont j’étais capable, il m’avait toujours couvert. Il savait tellement de choses sur moi. Il avait appris à passer au-dessus de mon goût pour repousser les limites. Il avait appris à fermer les yeux et surtout à me pardonner. Mais ça . . . Ca il ne me le pardonnerait jamais. Jamais. Alors Jun, qu’est ce que tu attends ? Retire tes mains des cheveux d’or de cette jeune fille. Retire ta bouche de ses lèvres carmin. Retire-toi. Ne la touche pas, ne la touche plus. Mes lèvres hésitaient silencieusement. En apparence je ne montrais pourtant rien de mon trouble. J’attrapais ses lèvres et les reprenais avec plus d’envie, plus de désir, plus de fougue. Retiens-moi.


« Arrête. »
Soufflais-je froidement.


Mes lèvres se décidèrent enfin à quitter les siennes. Difficilement certes, mais elles se retirèrent. Arrête. Pourquoi avais-je formulé les choses ainsi ? C’était moi le premier. C’était moi qui avais cédé. C’était moi qui m’étais penché sur son visage enfantin pour y cueillir le fruit de sa pureté. Malheureusement le goût de ce fruit m’avait absolument charmé. Et je mourrais d’envie d’y replonger ma langue. Je voulais mettre mes sens en éveille. Je voulais reprendre de ce sucre sur mes lèvres. Je la voulais dans mes bras. Je la voulais. Mes nerfs étaient à vif à cause de la malédiction qui venait de me posséder et maintenant elle était nue face à moi. Quel homme résisterait sincèrement à son corps ? Quel homme résisterait à cette chaleur ? Quel homme résisterait à cette douceur ? Peut être qu’un homme y parviendrait. J’imagine que je n’étais pas cet homme. Je me levais. Evitant ses yeux. Mon sang froid ne me quittait pas. Et pourtant . . . Pourtant.


« Désolé . . . J’n’aurais pas dû. Rhabille-toi. Tu peux te reposer si tu veux, ou même dormir. Si tu as besoin d’un bain ou de quelque chose à manger, dis-le. Prend le temps qu’il te faudra. »
Ajoutais-je.


Mes mains passèrent dans mes cheveux qu’elle venait d’ébouriffer. Je soupirais bruyamment. Mes yeux se reportèrent enfin sur elle. Je devais être en train de jouer avec son cœur. Ou peut être n’était-elle pas si fragile qu’elle voulait le faire croire ? Je n’en savais rien. Je regardais silencieusement par la fenêtre, les mains dans mes poches. Avec cette posture, les cheveux ébouriffés et la chemise semi-ouverte, je devais réellement avoir l’air d’un paumé. Qu’importe. Je n’avais jamais réfléchis aux conséquences de mes actes, ce n’est pas aujourd’hui que j’allais commencer. Je me tournais vers elle. Adossé contre le mur, je l’observais, un long moment. Ne retirant pas mes yeux de sa peau. Qu’avait-elle qui me donnait cette envie de la rendre moins pure ? Qu’avait-elle ? Peut être l’idée de franchir les interdits. Alors Kaito ? Tu pensais que je prenais ma retraite ? Désolé de te décevoir, mais je ne vais pas m’arrêter là. Je m’approchais d’elle. Ma main se glissait dans sa nuque et je reprenais ses lèvres. J’étais un joueur, et je l’avais toujours été. Je partais, je revenais. Mais ne pars pas princesse, je reviendrais toujours. Je prenais sa main et la glissais dans mes cheveux. Ma tête glissait alors dans son cou. Mes lèvres, ma langue. Je m’arrêtais à la naissance de sa poitrine et remontais à son cou.

Laisse-moi t’emmener là où personne ne t’as jamais emmenée.
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Hana Inokuma
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Mer 25 Mar - 23:56

    Que veux-tu ? Que désires-tu ? Tu viens et tu repars… Je ne sais que penser.
    Lèvres contre lèvres, ils s’échangèrent un baiser, un baiser interdit. Il ne fallait pas, cela ne lui était pas autorisé, Hana le savait. Rester pure… jusqu’au mariage. Mais le désir, il était là, il s’était emparer du corps de la jeune fille. Elle le sentait, la fougue la prenait. Allez plus loin… Pourquoi pas ? Oui, après tout, quelle différence entre maintenant et plus tard ? Le Roi n’est pas forcé de le savoir. Pourtant, la demoiselle n’osait pas… Elle s’aventurait en terre inconnue. Elle ne connaissait pas les dangers, elle ne connaissait rien des jeux de l’amour. Cela restait secret… tabou. A qui parler, à qui se confier ? On ne lui avait jamais rien dit à ce sujet, personne ne l’avait mise en garde. Lui semblait serein, à l’aise. Il devait être habitué, il n’était plus à sa première fois. Cela se voyait dans ses yeux, cela se ressentait dans ses gestes, ses caresses. De ce faite, la petite princesse était plus en confiance. Il savait ce qu’il faisait… Il savait. Elle, non.

    Le jeune homme mit finalement un terme à ce baiser. D’apparence, il était froid, hors d’attente… Mais au fond, n’était-ce pas qu’une sorte de bouclier à fin de se protéger ? De cacher ses véritables sentiments ? Probable mais pas vérifiable. Pas pour le moment. La servante rouvrit les yeux afin de percevoir le visage du noble, encore penché au dessus d’elle. Arrête avait-il dit… Mais arrêter quoi ? Qu’avait-elle fait, elle ? N’était-ce pas lui qui était venue vers elle ? N’était-ce pas lui qui l’avait embrassé ? Finalement, il s’excusa. Il lui dit de se rhabiller et de se reposer. Soit, si tel était son choix. Hana plongea ses iris azurés dans les yeux du jeune homme, adossé au mur. Que penses-tu au fond de toi ? Que veux-tu réellement ? Alors que l’ange détourna son regard pour fixer ses vêtements qui reposait au sol, il revint vers elle. Pour la seconde fois, il glissa doucement sa main dans sa nuque. Pour la seconde fois, il saisit ses lèvres rosées. Ce baiser était plus intense que le précédent. Plus sûr. La jeune fille ne disait rien. Elle ne savait que dire. Ses pensées s’étaient embrouillées depuis trop longtemps. Seul le présent comptait désormais. Elle se laissa faire. Elle se sentait désiré, et elle aimait ça. Il lui prit la main et la passa dans ses cheveux ébène, complètement ébouriffés. Ses doigts fins glissèrent dessus délicatement. A son tour, sa paume se plaça sur sa nuque alors que la tête du jeune homme se glissait dangereusement dans son cou, déposant au passage d’innombrables baisers plus osés au fur et à mesure qu’il se dirigeait vers sa poitrine. Mais il s’arrêtait avant de la rencontrer et remonta lentement. La princesse lui avait laissé le champ libre, laissant ainsi libre court à l’assouvissement de ses désirs. Sa respiration se faisait toujours plus profonde. Tout son corps vibrait à l’unisson avec celui du noble.

    Mais la raison reprit sa place dans l’esprit de la jeune fille. Que faisait-elle à la fin ? S’abandonnait-elle à cet homme dont elle ne connaissait rien ? L’avait-il déjà conquise ? Non. Non, rien n’était encore fait, rien n’était encore gagné. Ne cries pas encore victoire. Hana retira sa main de la nuque du noble. Ses sourcils se froncèrent légèrement, traduisant son état d’esprit. Il ne fallait pas. Elle plaça sa paume sur le torse du jeune homme, l’empêchant ainsi de continuer sur sa lancé. Il n’y avait rien de brutal dans son geste. Elle qui s’était quasiment donné à lui faisait marche arrière. Elle non plus semblait ne pas savoir se qu’elle souhaitait vraiment. Continuer ou arrêté ? Le plus sage était certainement la deuxième solution. La princesse savait que son père n’accepterait jamais que sa fille ait été souillée avant le mariage. C’était inadmissible ! Et pourtant… Pourtant, l’ange n’aurait pas été la première à franchir cet interdit. Alors, que faire ? Le désir se faisait sentir, l’envie aussi… Mais le sens de la raison, ainsi que l’appréhension l’empêchait d’aller plus loin. Pourquoi se donnerait-elle à cet homme ? La méritait-il vraiment ? En réalité, ce devait être un homme comme tous les autres… Avec des pulsions, des pulsions qu’il ne rêve que d’assouvir. Quelle chance ! Quelle opportunité s’offrait à lui avec une femme nue dans son lit. Une vierge en plus… Cela rendait les choses encore plus attrayantes pour lui. Plus excitantes. Quand il aura eut se qu’il voulait, il la mettra à la porte, se fichant totalement de ses sentiments, de ses émotions. Etait-il ce genre d’homme ? Comment savoir ? Certains étaient si habiles avec les mots. De belles et douces paroles comme le miel qui s’infiltrent doucement dans l’oreille de sa proie. Des mots d’amour… Des mots dangereux et sans véritables sens simplement destiné à l’attiré dans ses filets… Ou plutôt dans son lit.
    Qui es-tu toi ?

    Hana laissait sa main sur le torse du jeune homme et se releva très légèrement.


    < Non… Je ne dois pas. Je n’ai pas le droit… > murmura-t-elle en baissant doucement sa tête, détournant les yeux.

    C’était vrai. Elle ne devait pas. Elle n’en avait pas le droit. Cela faisait parti de la « tradition ». Hana se sentit soudainement bien peu maître de sa propre existence et de ses actes… Son père tenait les rennes de sa vie. Il faisait les choix à sa place… Enfin, certains choix. Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il ne pourra jamais être le maître de sa vie. Quelque part, l’ange restait un minimum libre de ses actes, à condition d’en assumer les conséquences… Bien qu’il ne lui en avait pas encore fait allusion, la jeune princesse n’était pas stupide au point de ne pas soupçonner que le monarque la donnera sous peu en mariage à l’homme qu’il jugera digne d’épouser sa fille et là où il en tirera le plus de profit sans doute… Quel triste destin d’être princesse… Mais il y avait aussi des bons côtés, comme dans tout. Quel était le mieux ? Vivre dans l’ombre ou au grand jour ? Comment savoir ? Comment choisir ?

    La servante ne savait plus quoi faire. Elle se sentait perdue, déboussolée. Comment réagirait-il lui ? L’écoutera-t-il ou continuera-t-il ? Même Hana ne savait pas bien ce qu’elle ressentait, ce qu’elle voulait. Jusqu’à maintenant, elle avait laissé le feu de l’action l’emporté sur la raison. Elle s’était laissée guidée. Elle s’était laissée charmée. Elle ne regrettait pas. Mais maintenant que la princesse repensait à son père… Et puis, il était hors de question pour la jeune fille de s’abandonner aussi facilement. Il la voulait ? Très bien, alors dans ce cas, c’était à lui de la convaincre, d’agir de manière à ce qu’elle lui offre la chose qu’elle ne donnera plus jamais à personne d’autre… Son innocence, sa pureté.


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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Lun 30 Mar - 22:18

Laisse la réalité t’échapper, ne serait-ce que quelques secondes.

Mes lèvres avaient rencontré les siennes une nouvelle fois, une dernière fois. Déjà ? Cela commençait pour déjà se terminer ? C’était impossible. Alors que je venais de prendre ma dernière décision, celle de ne plus m’efforcer à résister, maintenant elle me repoussait. Oh bien sur il n’y avait rien de violent. Il n’y avait rien qui aurait pu me vexer. Sa main avait simplement glissé de ma nuque pour se décoller de mon corps. Elle marquait un dernier contact. Le dernier. Celui voué à me repousser définitivement, contre mon torse, légèrement dénudé. Je ne montrais rien de ma déception. Pourquoi la montrer ? Ce serait tellement puéril. Lui faire une scène pour le désir qu’elle venait d’éteindre ? Je n’étais plus un gamin. Il était évident que je n’avais plus son âge depuis trop longtemps. Contrairement à elle, le temps se faisait long depuis ma majorité. Elle n’avait même pas encore atteint la sienne. Notre différence d’âge était bien trop grande pour qu’une histoire soit viable. Une histoire ? Qui parlait d’histoire Jun ? Le terme le mieux approprié ne serait pas aventure ? Aventure ? Non. Ce mot était trop . . . Léger. Trop péjoratif. Je n’aimais pas les aventures. Je n’aimais pas qualifié mes nuits ainsi. Non. Je ne dois pas. Je ne peux pas. A un moment pareil, elle pensait à son père ? A ses obligations ? Moi aussi je pensais trop souvent, mais lorsque j’avais repris ses lèvres, avec cette détermination, j’avais été incapable de penser à quoique ce soit d’autre qu’elle. Elle. Ses cheveux s’étaient perdus entre mes doigts, ses cheveux inondaient mon corps encore trop habillé. Ses yeux innocents et pourtant déterminés avaient capté les miens. Oh oui elle était trop jeune, beaucoup trop jeune, mais après tout, à notre époque, certain faisaient pire. Valait-il mieux être conscient d’une relation improbable ou forcer quelqu’un à l’avoir ? Les servantes qui s’offraient aux nobles n’étaient guère plus âgés que Hana. Pourtant, personne ne disait rien quand ces quinquagénaires les emmenaient dans leur lit en échange d’argent ou de promesses. Et moi ? Moi je ne lui avais rien promis. Absolument rien. Au contraire, je l’avais quasiment vidée de son sang. Quasiment. Je m’étais arrêté à temps. Evidemment, j’avais du mal à comprendre comment elle pouvait encore revenir vers moi après ce que je venais de faire, ce que malgré moi, je venais de lui avouer. Le syndrome de la victime qui aime se blottir contre le bourreau. A la recherche de tendre ou véritable envie de l’autre ? J’étais incapable de définir ce qui la poussait à agir ainsi, pourtant, il faut avouer que ce serait plus simple de comprendre. Ou peut être avait-elle peur que je recommence si elle ne se laissait pas faire ? Evidemment que non. Puisqu’elle venait de me repousser sans aucune prescription. La pièce revêtait une allure de tension, comment les événements allaient-ils évoluer ? J’avais semé le vent, ou était ma tempête ? Etait-ce elle ?


« Bien. Excuse-moi, encore une fois. »
Dis-je froidement.


Toujours ce ton froid, toujours ce ton inaccessible. Je n’y pouvais rien, je ne pouvais pas m’en empêcher. J’en étais incapable. Doucement, je me levais du lit. Je ne devais pas rester trop près d’elle, après tout, elle me l’avait fait comprendre. Mes doigts se glissèrent sur ma chemise pour atteindre les boutons de celle-ci. Habilement, et d’un geste habitué, je fermais les boutons avec une certaine rapidité. Je détournais les yeux et posais mes yeux sur ce qu’étais devenu ma chambre. D’un geste habitué, je redressais les meubles que j’avais renversés. Je replaçais chaque chose à sa place. Certaines choses étaient bonnes pour être remplacées. J’arrêtais. Je me laissais tomber sur le fauteuil en face du lit. Mes yeux se posèrent sur elle. Alors ma tête se laissait tomber en arrière. Je fixais le plafond, ma main frottant mes yeux, légèrement, un instant. Je fermais alors les yeux, mes paupières closes, j’essayais d’oublier sa présence. Essayer. Seulement essayer. Je soupirais bruyamment. Se rhabillait-elle ? L’envie que j’avais d’elle, à mon grand malheur, ne disparaissait pas. Décidément, j’avais vraiment pris l’habitude m’attirer des problèmes. Désirer la future princesse. Future princesse et encore une adolescente, par la même occasion.


« N’en parle pas à ton père. »
Soufflais-je.


A moins que tu veuilles me voir au cachot. A moins que tu veux me railler de ce monde. Alors à toi de faire le choix. Je venais de lui avouer que je savais qui elle était. Mais peut être avait-elle deviné que je n’ignorais pas son identité ? Après tout je savais son nom sans qu’elle me le dise. Je savais tant de choses sur elle, pourtant elle ne savait rien de moi, pas même mon nom. Je me levais de mon fauteuil et lui servait un verre d’eau que je posais sur la table de chevet, à côté d’elle. Elle devait avoir soif après tant de mouvements. Même si j’aurais aimé plus de mouvement, je dois l’avouer. Mes yeux se tournèrent vers elle. Aucun sourire sur mes lèvres. Je m’asseyais à nouveau sur le fauteuil.


« Il m’a trop souvent fait la morale pour que je supporte d’encore l’entendre me sermonner sur ce que je dois ou ne dois pas faire. J’en suis conscient, encore faut-il que j’entende raison. »
Dis-je en la regardant.
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Hana Inokuma
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Lun 6 Avr - 21:41

    Le désir me consume, tout autant qu’il te dévore.

    Hana ne dit plus rien après avoir prononcer ces dernières paroles. Elle se contenta de détourner doucement son regard, fixant le vide, songeuse… Elle savait qu’elle avait fait le bon choix, qu’elle avait bien agit en le stoppant dans son élan. Mais uniquement pour son père, et non pour elle-même. Après tout, que voulait-elle ? Se serait-elle laissée emporter par le feu du moment, ce brasier fait de flammes de désir dont on ne peut résister ? Possible. Mais comment la jeune fille pouvait ainsi se donner à son bourreau ? Tel un agneau qui se livre au lion… Un agneau, innocent et naïf, qui ignore ou ne souhaite point voir les dangers qui l’entoure. Mais pourquoi se refuser à lui ? Sous sa face humaine, il n’avait rien de dangereux. Et pourtant, il demeurait d’une froideur…

    Il s’excusa une fois encore. Pourquoi donc ? Elle ne regrettait absolument rien de ce qui s’était passé, bien au contraire… Puis il se releva. Sa chemise fut reboutonnée totalement et certains meubles qui pouvaient encore tenir debout furent relevés. Elle l’observa, silencieusement, laissant volontairement ce silence pesant s’installer dans la sombre chambre. Il vint se poser dans son fauteuil, en face du lit où la princesse demeurait. Ses yeux rencontrèrent les siens, une fois de plus. Elle plongea ses prunelles d’azures au plus profond de ses iris. Chacun des regards qu’ils échangeaient devenait plus intense. Comme si il laissait leur désir mutuel s’assemblé et s’accroitre à ce moment là.
    Me désires-tu ? Je le sens bien, je le vois bien. Tu ne peux me le cacher. Je lis en toi. Je lis dans ton cœur. Quoi qu’il se passe, ne m’oublie pas, car je sais que je ne pourrais t’oublier. Je ne sais quoi, mais quelque chose en toi m’attire contre ma volonté. Même si je le pouvais, je ne m’échapperai pas, je ne partirai pas. Je resterai là, à te regarder m’observer. A t’admirer me désirer. Joueuse ? Oui, je pense l’être. Je n’ai point gouté aux plaisirs dévorants de l’amour, mais je découvre en moi la joie que procure les jeux du désir. Oui, j’aime jouer. Te provoquer, t’exciter… Et pourtant, te forcer à résister. Ne m’en veux pas, mais je suis comme ça. Un jour peut-être tu me conquerras. Et ce jour là, bien heureux tu seras, car mon cœur tu possèderas. N’abandonne pas, si je t’ai repoussé, ce n’est pas de mon propre grès. Ne m’abandonne pas…

    En parler à mon père ? Que veux-tu dire ? Qu’est-ce que cela signifie ? Mon père… le connais-tu ? Enfin je veux dire, bien sur tu le connais, tous le connaissent, mais comment peux-tu savoir qu’il est mon père…? Il est vrai que tu connais mon nom, alors que je n’ai pas le souvenir te l’avoir précisé. Mais après tout, tu aurais pu l’avoir entendu quelque part… Que sais-je…
    Hana fut troublée par les propos du jeune homme. Elle sentait que derrière ces simples mots, se cachait une terrible vérité. Le roi, le roi aurait-il révélé ce secret, son secret ? Avait-il dit à ce noble qu’il avait une fille ? Impossible de savoir… Mais si c’était le cas, alors le sombre monarque devait avoir grande confiance et même amitié envers cet homme. Mais savait-il sa véritable nature ? Connaissait-il son véritable visage ? Non. Hana était la seule à savoir, d’après les dires du jeune homme. Puis il vint poser un verre d’eau sur la table de chevet, non loin de la servante. Elle le suivit des yeux jusqu’à qu’il aille s’installer de nouveau dans son fauteuil.
    La moral… à moi aussi il me la faite…

    < Mon père ? Que veux-tu dire ? > fit-elle, montrant délibérément son trouble.

    Mais elle n’attendu pas qu’il réponde. Elle se leva, emportant soigneusement un drap blanc de soie, bien que taché de sang, afin de cacher son corps, ses formes, ses courbes. Hana le plaça juste au dessus de sa poitrine. Le fin et soyeux tissu tombait plus bas que ses pieds. Cela lui faisait comme une robe… une longue robe... un linceul. Elle se dirigea lentement vers le jeune homme, encrant ses yeux dans les siens. Au passage, elle lança un regard à sa véritable robe qui gisait au sol. Elle n’était plus portable. La princesse ne pouvait plus la remettre. Par conséquent, son seul vêtement était désormais ce drap, juste ce drap. Elle vint se placer à proximité du noble, ses prunelles toujours au fond des siennes. Elle ne souriait pas et ne dit rien pendant de longues secondes. Elle était passive. Comme si elle attendait quelque chose…

    < Je ne peux remettre des vêtements baignés de mon propre sang. > fit-elle, sans aucune intonation particulière.

    Elle ne bougea pas. Et un nouveau silence s’installa. Puis ses sourcils se froncèrent légèrement. Sans prévenir, et contre toute attente, Hana se rapprocha encore un peu plus du jeune homme et posa très délicatement sa main sur la joue du noble. Quand à l’autre, elle maintenait le tissu autour d’elle.

    < Comment ta voix peut-elle être si froide, si glaciale… et tes gestes ainsi que tes lèvres si douces et délicates…? > lui murmura-t-elle, ne détournant pas son regard du sien.

    C’était vrai. La jeune fille ne connaissait pas cet homme depuis longtemps, mais tous ce qu’il avait prononcé à son égard n’était que glace… Seules ses caresses et ses baisers avaient la douceur des premiers rayons de soleil d’un chaud matin d’été. Elle avait encore envie d’y gouter, à ses lèvres… Elle avait encore envie que les siennes se promènent sur son corps provoquant ainsi mille frisson de plaisir. Elle voulait que ses mains d'homme se promènent sur son corps de femme... Qu'elles explorent certaines parcelles de son anatomie encore restées dans le secret.

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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Ven 8 Mai - 20:56

Moi je vendrais mes cracks, mes ciels, rien que pour un regard d’elle.

Comme j’en avais l’habitude, je replaçais le col de ma chemise. Mes mains glissant de manière éphémère entre mes cheveux d’ébène. Son père. Oui. Ton père, Hana. Mes yeux se posèrent un instant sur elle puis se reportaient ailleurs. Kyoya m’avait vu grandir. J’étais passé sous ses yeux de l’enfance, à l’adolescence puis à l’âge adulte. Combien de fois avait-il tenté de me faire la morale ? En vain, évidemment. Kyoya avait sûrement été un père de substitution, un grand frère plus exactement. Je savais évidemment que je l’exaspérais un peu plus chaque jour, mais comment éviter cette situation ? J’imagine que décevoir Kyoya était ce qui me faisait. Aurais-je peur qu’il m’oublie ? Ou qu’il me remplace ? Que son frère spirituel soit un autre ? Son regard vigilant sur moi pouvait être exaspérant tout comme rassurant. Oh oui, je sais bien trop de choses sur ton père, tout comme il en sait bien trop sur moi. Je sais exactement qui tu es Hana. Son père le répétait tellement lorsqu’il buvait trop lors de nos soirées trop arrosées. Comment la rendre officielle aux yeux du peuple ? Est-ce que c’est une bonne idée ? Ne vaudrait-il pas mieux la cacher pour toujours ? Non. Il ne voulait pas la cacher pour toujours, mais il voulait attendre le bon moment. Le bon moment ? Qu’est ce que c’était ? Une excuse, évidemment. Il avait peur. Comme tous les hommes. Montrer Hana, c’était montrer sa mère, une servante. C’était montrer que le souverain ainsi était un homme, avec un cœur. Un cœur. Il me demandait souvent où en était mon cœur. Quel cœur, demandais-je toujours. Et son sourire se dessinait sur ses lèvres. Chacun de nous n’aimait pas les choix que l’autre faisait, et pourtant, pourtant nous nous entendions. Hana. Une fille cachée. Elle avait l’aire tellement fragile, et tellement . . . Jeune. Ce mot m’écorchait les lèvres. Ce que je veux dire ? Elle me tutoyait tellement facilement, marquait-elle une proximité entre nous ? Ce que je veux dire, c’est que je le connais. Il me connaît. Et je te connais, Hana. Ses doigts si fins maintenaient le drap autours de son corps tandis qu’elle se levait. Elle s’approchait. Si quelqu’un entrait, la situation serait bien plus que compromettante. Quoiqu’elle s’en sortirait facilement. Mais moi ? Que me ferait Kyoya s’il apprenait que j’avais posé mes lèvres sur celles de sa fille ? Son unique fille. Pardonnerait-il mon manque de maturité ? Pardonnerait-il cet affront ? Toucher une princesse n’avait jamais été chose banale. Et je n’avais aucun titre. Et j’étais plus âgé qu’elle. Et . . . Avait-elle besoin de se rapprocher autant pour me parler ? Visiblement, elle avait compris que je savais, mais cela la perturbait. Je savais donc qu’elle était une princesse, qu’elle n’était pas du même monde que moi, je n’étais pas assez haut pour pouvoir l’approcher. Et je m’étais déjà beaucoup trop permis. Ses yeux, je m’y enfonçais.


« Absolument rien. Ton père . . . Ne me pardonnerait rien de tout ça. Excuse-moi . . . Excusez-moi, princesse. »
Soufflais-je, avec distance.


Mes yeux s’attardaient machinalement sur ses formes. Sur elle. Je voyais ses épaules dénudées. Mes lèvres auraient rencontré les siennes avec fièvre si je me l’étais permis. Mais . . . Non. La blancheur du drap se mariait parfaitement à la couleur de sa peau. Deviner qu’elle n’avait rien mis à part se drap aurait pu me rendre fou, mais je me forçais à penser à qui elle était. C’était tout de même difficile. Troublant. Elle plongeait ses yeux dans les miens et désignait ses vêtements. Immettables. Je soupirais en les regardant avec un air nonchalant. Mes yeux s’étaient peu à peu habitués aux siens. Et j’aimais les avoir à portée de main, tout comme l’avoir ainsi, face à moi. Elle aurait pu les mettre, elle aurait pu. Mais ceci aurait fait du bruit, et finalement tout serait venu aux oreilles de Kyoya. Et ça, ce n’était pas une bonne chose pour moi. Je la regardais encore puis reportais mes yeux sur ses vêtements. Vêtements qui me rappelaient encore plus la nudité qui se trouvait sous le drap. Je devais lui chercher une nouvelle tenue sans me poser d’autres questions. Surtout pas. Et qu’elle parte, que je ne la croise pas une deuxième fois. C’était ce qui devait se faire et je le savais. Je m’apprêtais à partir lorsque sa main se posa sur ma joue. Qu’est ce qu’elle faisait ? Elle était complètement folle. Et puis, pourquoi faisait-elle ça ? Pourquoi parlait-elle ainsi de mes lèvres ? Non. Je devais l’arrêter. Mais pourtant . . . Sa main. . . N’y pense pas. Son murmure me caressait. Je voulais me laisser envouter. Je voulais la laisser m’emporter. Emporte-moi encore. Hana. Non. Je la repoussais et me tournais vers elle.


« Arrête Hana. »
Dis-je doucement.

« Je ne suis pas . . . le prince charmant. Et surtout, je ne suis pas . . . gentil. »
Dis-je hargneusement.


Mes yeux se plantèrent alors dans les siens. Une certaine haine mélangée à de l’agressivité et de la froideur se lisait. Pourtant mon corps allait faire le contraire de mes paroles. Je m’approchais d’elle, de ce corps. Mes mains attrapèrent ses poignets. Et je la plaquais contre le mur. Toute l’envie et tout le désir que j’avais retenus se lisait dans mes gestes et peut être même, dans mes yeux. Mes lèvres se glissèrent immédiatement dans son cou satiné et une de mes mains lâchait son poignet pour attraper sa cuisse afin de remonter sa jambe le long de la mienne. Le drap ne tenait qu’à la force de mon corps plaqué contre le sien. Jusqu’où irais-je si elle ne m’arrêtait pas immédiatement ?
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Dim 10 Mai - 3:01


    Laisse ton instinct te guider, laisse-toi aller...

    Mes yeux demeurait dans les siens, inlassablement. Quelque chose les attirait. Mais quoi ? Je ne le savais pas. L'ange et le diable réunit dans les flammes du désir charnelle et de l'amour éternel. L'amour ? Il n'en avait pas encore été question jusqu'à maintenant.
    Hana savait que ce qui poussait le jeune noble à commettre tant de délits, tant de gestes osés était avant tout ses hormones mâle qui reprenaient le dessus sur la raison (xD). Mais y avait-il autre chose ? De plus fort et profond ? Quelque chose d'invisible, d'imperceptible. Comment aurait-elle pu le savoir ? Mais quoi qu'il en soit, Hana sentait qu'à ses yeux, cet homme n'était pas commun aux autres. C'était bien plus qu'une illusion. C'était réel et bien là. Le sentait-il lui aussi ? Mais fallait-il encore pouvoir donner un nom à ce ressentiment. Amour ? Pouvait-il s'appeler amour ? J'étais incapable de répondre. Et pourtant, Hana ne voulait plus repousser le jeune homme une nouvelle fois. Elle avait envie de quelque chose qu'elle ignorait. Le désir, l'excitation et la fièvre qui montait... C'était tout ce qui comptait pour le moment. Son père ne comptait plus. Elle ne voulait pas lui désobéir, le déshonorer, mais...

    Princesse. Il l'avait appeler princesse. Les doutes d'Hana venaient de se confirmer. Il savait tout sur elle et sur son père. Et ce, depuis le départ. Pourtant, il l'avait embrasser. Il était totalement lucide et il l'avait touché. Si Hana ne l'avait pas stopper cette première fois, il serait allé bien plus loin, c'est certain. Mais alors pourquoi prenait-il un tel risque ? Cela rendrait fou de rage Kyoya d'apprendre qu'un homme a posé les mains sur sa fille. Dans un excès de colère, il serait capable des pires choses envers l'individu concerné. Le noble en était conscient, la petite princesse le sentait. Dans ce cas, pourquoi se refuser encore à lui ? L'agneau va-t-il se livrer au lion ? Un lion si irrésistible...


    « Gentil ou méchant, je ne te vois pas comme une menace. Tu es un homme, et tu as un cœur. »


    Je retirais ma main de sa peau.
    Le contact physique se coupa alors mais pas celui visuel. Bien au contraire. Chacun avait ses prunelles encrées dans celles de l'autre. Comme deux amant qui s'accorde un premier regard après une longue séparation. Ses yeux devenaient sa drogue. Ses caresses, ses baiser, sa voix... La vie a perdu sa couleur sans. Son regard recelait une sorte de colère, de haine et toujours cette éternelle froideur. Hana fut un peu surprise par ce regard presque assassine que lui lançait le jeune homme. Avait-elle fait ou dit quelque chose de mal ?

    Il se leva et se rapprocha de la jeune fille. La proximité des deux êtres en devenait dangereuse. Il lui saisit les poignets sans qu'elle puisse faire quoi que se soit pour se délivrer de son emprise. Tel une poupée, il la plaqua contre le mur et à cette instant, le drap de soie qui entourait le corps dénudé de la princesse manqua de tomber. Le cœur de la jeune fille s'affolait. Il cognait violemment au fond de sa poitrine. Sa température corporelle grimpa. Sa peau devenait brulante. L''excitation... Comment résister ? Lui aussi n'en pouvait plus de se contrôler. Il se laissait aller à cet instant. Oubliant les règles, oubliant jusqu'à la raison même. Avait-il tord ? Ses iris brillait d'un désir inassouvie, d'une pulsion qui se faisait pressente. Ses lèvres effleurèrent le cou de la jeune fille, là où se dessinait encore sa morsure.
    Je sentis sa main se mettre autour de ma cuisse puis la soulever pour venir la caler contre sa propre jambe.

    C'était clair. Pas besoin de s'y attarder, il la voulait, il la désirait plus qu'autre chose et ne laissera rien n'y personne l'arrêter, pas même Hana. Mais elle n'allait pas l'arrêter. Sa tête bascula en arrière, se collant contre le mur. De sa main laisser libre, elle caressa la chevelure ébène du jeune homme. Elle l'invitait à rendre ses baisers plus osés en se déposant dans des endroits plus intimes. Le tissu qui entourait Hana se défaisait petit à petit au fil des mouvements. Bientôt le haut se déféra, découvrant son corps de jeune fille encore sainte et prête à se livrer à l'homme qui la tient.


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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Lun 1 Juin - 16:00

Aurais-je l’audace de me croire capable d’atteindre l’ange ?

Mes lèvres découvraient la douceur de son cou avec une envie que j’avais du mal à dissimuler. Mais ses mots résonnaient. Tu as un cœur. Oh Hana. Ne te détrompe pas mon ange. On dit que je suis né avec le cœur gelé et je ne crois pas que ce soit simplement une légende. Les légendes sont toujours fondées sur des éléments réels. Veux-tu faire fondre la glace autours de mon cœur ? Mais il te faudra aussi dépasser les ronces impénétrables qui m’entourent. M’attacher à quelqu’un est la pire chose qui puisse m’arriver, je le sais. Je hais cette sensation de manque, pareil au manque d’une quelconque drogue. Je hais cette peur omniprésente de perdre la personne à laquelle on tient. C’est pour cette raison que je me protège de tout et que je veux me protéger de toi. La raison me dit de te repousser, d’être froid et mauvais. Mais alors pourquoi mes doigts continues à glisser le long de tes jambes qui j’ai remontées afin de te sentir un peu plus ? Pourquoi ma bouche aime le sucre de ton cou ? La sensation d’aller trop loin me ronge pourtant, tu me ronges bien plus. Avec ton aire si pure, si doux. Je n’arrive pas à résister à mon envie. Cette envie. L’ange semblait se faire inonder de lumière. Son visage basculé en arrière donnait cette impression d’extrême pureté et pourtant de sensualité trop forte pour moi. Elle rappelait ces anges peints dans les églises, lorsqu’ils se font promettre des cieux encore plus beaux, encore plus hauts. Le temps semblait ralentit et pourtant il semblait tellement rapide. Une de mes mains se hasardait dans ses cheveux qui rappelaient la douceur d’une étoffe. Moi qui avais toujours eus ce goût avancé pour les filles des bas quartiers. Pourquoi me perdais-je à cet instant dans les bras d’une princesse ? Ce n’était vraiment pas dans mes habitudes. Et pourtant . . . Pourtant, à cet instant, j’adorais ça. J’adorais. Mes lèvres découvraient cette créature si douce qui pensait que j’avais un cœur. Pourquoi se mentir ? Mon cœur, je ne l’avais jamais sentit, pourquoi renaîtrait-il un jour ? Son cœur je le sentais. Comment ne pas le sentir ? Lui procurais-je tant d’émotions ? Ou était-ce la peur de la réaction de son père ? Son cœur battait tellement fort qu’on aurait pu la croire trop proche de la mort. Trop proche de la mort et pourtant tellement vivante. Trop vivante pour ses seize ans. Une jeune fille éperdue dont le cœur se perd dans un rythme effréné. Son cœur rythmait se qui se passait entre nous. Son cœur traduisait ce que mon cœur aurait dû montrer s’il avait existé. Mon cœur semblait mort et pourtant le sien semblait tellement vivant. La chaleur de son corps était tellement forte. La fièvre qui s’empoignait d’elle semblait prête à la consumer entièrement d’ici tellement peu de temps. Elle n’avait pas de réel mouvement envers moi et pourtant j’avais la sensation de comprendre et de sentir son envie. Me faisais-je des idées ? L’ange est-il réprobateur à mes avances ?


« Pourtant je suis la plus grande menace à laquelle tu as à faire. Un cœur . . . Quel cœur Hana ? »
Soufflais-je.


Complètement fou de prendre autant de risques. Pourtant cela semblait anodin. S’offrir une servante. Tout le monde le faisait ici. Mais cette servant n’était pas comme les autres, elle, c’était une princesse. La fille du roi. Et puis elle était tellement jeune. Trop jeune pour l’homme que j’étais. Je n’aurais même pas dû m’autoriser à croiser son regard. Dès le début, j’aurais dû la laisser ranger, sans rien toucher. Elle aurait fait son travail et serait repartit. Mais l’envie d’elle ne m’avait-elle pas atteint dès son arrivée dans la pièce ? Avais-je eut le choix ? Me faire avoir par mon instinct était tellement fréquent. Ma bouche attrapait délicatement le lobe de son oreille et ma langue de faisait intime. Je descendais dans son cou en oubliant toute appréhension. Flottait dans cette chambre dévastée cette odeur de fièvre. Extrême. Je n’étais plus capable de me dire de m’arrêter. Et si c’était elle qui voulait arrêter ? Serais-je capable de l’accepter ? Doucement, je la laissais glisser le long du mur sans pour autant me décoller de son corps. Elle se trouvait assise sur le sol et moi, à genoux contre elle. Ses jambes encerclaient mon corps fiévreux. Mes lèvres descendaient le long de son cou, ma langue traçait la ligne de son torse jusqu’à son nombril. Retirant délicatement la couverture qui couvrait son corps pâle. Je m’arrêtais avant de dévoiler son intimité et reprenait ses lèvres entre les miennes. Ma langue rencontrant la sienne par intermittence. Je descendais à la naissance de sa poitrine puis me hasardais à prendre entre mes lèvres ce qui faisait d’elle une femme. Je descendais alors à nouveau jusqu’à son nombril, remontant ensuite à sa poitrine. Mes mains vagabondant sur son corps. Qui étais-je pour me permettre cela ? Qui étais-je pour oser la toucher ainsi ? Pour me croire assez fort pour la protéger ? Pour oser lui faire découvrir ces plaisirs qui faisaient rougir les plus fiers ? Mes lèvres attrapèrent les siennes pour finalement descendre à sa plus grande intimité. Allait-elle me laisser faire ? Accepter tant ?
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Hana Inokuma
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Mer 3 Juin - 23:43

    Je ne pensais plus à rien. En réalité, il m’était difficile de reprendre mes esprits. J’avais comme l’impression d’avoir reçu un violent coup sur la tête. La douleur en moins… Mon corps brulait. Quelque chose semblait monter à l’intérieur de moi. Mon rythme cardiaque s’affolait. Comme si j’avais couru sur une longue distance. Me calmer, il fallait que je me calme.
    Mais… ses lèvres rencontraient de nouveau les siennes. Son baiser plus fiévreux que jamais augmenta l’envie en elle. Son corps brulait sous l’excitation qui s’emparait d’elle. Non. Calme-toi. Arrête-toi. Arrête-le. Hana prenait de profondes respirations. Elle ne parvenait pas à stopper le jeune homme. Ses mains, ses mains se promenaient sur son corps encore pure. Ses lèvres ne restaient pas inactives non plus. Elles couvraient la peau satinée de la jeune fille de baisers à la fois tendres et fougueux. Dans son cou puis s’aventurant dans des endroits plus intimes, plus interdits. Descendant toujours plus bas. S’arrêtant au nombril puis remontant. S’attardant sur ses formes féminines. Le voile qui autrefois couvrait son corps n’était plus. Les doigts de la jeune fille s’agrippaient à la chemise du jeune homme. Tous se muscles se contractèrent. Arrête-toi avant qu’il soit trop tard. Mais n’était-il pas déjà trop tard ? L’ange plongea son regard d’azur pur et profond dans les iris de celui qui sera peut être un jour son amant. Un désir surement plus fort et plus incontrôlable que le sien s’y lisait. Les jambes de la princesse entouraient le bassin du jeune homme. Cette position assez délicate déboussolait la fillette. Cela rendait ses pensées encore plus brouillées. Cette nudité soudaine à laquelle Hana n’était point habituée ne l’aidait pas à tirer un raisonnement logique dans son esprit. Elle aimait tant sentir les lèvres du jeune homme sur sa bouche, sur son corps. Sa langue caressant la sienne. Cet instant si intense partagé avec lui. Tout cela c’était passé si… vite.

    Hana ne voulu pas rendre ses baisers au jeune homme. Si lui n’était plus en mesure de se retenir, il fallait que se soit-elle. Trop de choses étaient en jeux. Trop de choses à cet instants dépendaient des ses actes. Trop pour ce le permettre… Une princesse ne pouvait pas ce permettre une telle chose. Une femme ne devrait pas se donner ainsi à un homme. Si quelqu’un venait à l’apprendre, la royauté Stonefolmienne serait humiliée. Les mentalités de l’époque n’autorisent pas ce genre de comportement. Mais c’était aussi pour elle, pour sa propre personne que Hana tentait de se convaincre qu’il fallait s’arrêter, et tout de suite… Elle repensa aux paroles du noble qui l’intriguèrent. Pourquoi s’obstinait-il a dire qu’il ne possédait pas de cœur ?


    « Si tu n’as pas de cœur alors, ne ressens-tu pas de sentiments ? »


    Par ces quelques paroles, Hana s’offrait l’occasion de se reprendre. Comment un homme ne peut-il pas ressentir la moindre émotion ? Car après tout, c’est du cœur que cela vient… Aimer, n’avait-il jamais aimé ? Comment peut-on vivre sans amour ? Ce n’était pas concevable. On ne peut se passer de cette chose si forte et magnifique. Ce lien invisible et immatériel qu’aucun mot ne peu décrire. L’amour est une partie intégrante de l’homme. Hana ne pouvait croire que le noble n’en avait jamais ressenti…


    « La colère, la joie,… l’amour. » murmura-t-elle.

    La princesse saisit quelques mèches de ses cheveux blonds qu’elle passionna sur sa poitrine par pudeur. Elle fronça légèrement les sourcils puis détourna son regard, fixant le sol. Elle était consciente qu’elle venait sans doute de « briser » ce moment qui aurait du se conclure bien différemment… Hana était encore une petite fille intérieurement bien que son corps laisse envisager le contraire. Ses rêves enfantins demeuraient les mêmes. Elle croyait encore au prince charmant… Elle croyait encore en l’amour pur et véritable. Oh Hana, tu te fourvoies… La vie a un aspect tout autre…


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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Jeu 11 Juin - 20:21

Se protège de tout, même de l’amour. Surtout de l’amour.

Ce désir. Pourquoi montait-il ainsi en moi ? Pourquoi avais-je la sensation de ne plus pouvoir me détacher d’elle ? Pourquoi avais-je la sensation de ne plus pouvoir quitter ses yeux et sa peau ? Comme si l’éloignement pourrait me brûler. Lorsque ma bouche glissait le long de son corps et que je sentais ses mains se retenir à ma chemise, je me sentais tellement vivant. Beaucoup trop vivant pour laisser cet instant m’échapper. Pourtant elle n’allait pas vers moi. Mis à part se retenir à mes vêtements, elle n’avait rien fait. Mes baisers. Elle ne me les avait pas rendus. Une retenue ? Autre chose ? Pourquoi ? Je ne comprenais pas pourquoi elle ne venait pas vers moi, je ne comprenais pas pourquoi elle ne m’embrassait pas avec la même fièvre que je lui offrais. Peut être qu’elle n’en avait pas envie. Peut être que ce que je lui avais fait il y a si peu de temps la dégoûtait. Peut être que mon âge la dérangeait. Peut être que j’avais pris ses mouvements pour de l’envie alors qu’il n’en était rien. Peut être que tout était dans ma tête. Peut être qu’elle ne voulait rien. J’arrêtais de laisser ma bouche et ma langue sur sa peau et je reculais mon visage de son corps. Mes yeux vairons se plongeaient alors dans les siens, d’un bleu si pur. Trop pur. Sûrement. Des sentiments ? Je détournais les yeux. C’est ça que tu veux Hana ? Un amour si beau, un amour si doux, que l’on n’y croit pas. Un amour qui ne devrait exister que dans ces contes que l’on nous raconte lorsque nous ne sommes que des enfants. Cet amour existe-t-il réellement Hana ? N’est ce pas ce qu’un jour un rêveur a inventé ? N’est ce pas qu’une illusion à laquelle on veut croire pour continuer à avancer dans la vie ? Partager son fardeau pour mieux avancer. Je soupirais sans pour autant retirer mes mains du haut de ses jambes. Cela fait si peu de temps que nous nous connaissons. Je la connais depuis plus longtemps qu’elle me connaît mais . . . C’est vrai. Nous venons de nous rencontrer et ma peau rencontre déjà la sienne. Et mes mains se heurtent à la pureté de sa peau. Serais-je assez insolent pour me croire assez bien pour la toucher ? Oui. Je l’étais. Beaucoup trop. Me demandes-tu de t’aimer pour avoir le droit de te toucher ? Je devais lui chercher des vêtements, les lui donner et la laisser partir. Je devais arrêter ce manège, arrêter ce qui était en train de prendre forme. C’était quelque chose dont elle ne voulait pas et dont je ne devais pas vouloir. Mon visage se tournait à nouveau vers elle, je la regardais sans réellement la voir. Sentant que face à elle je n’étais pas l’homme qu’elle attendait. Elle attendait quelque chose que je n’étais pas en mesure de lui donner. A quoi bon lui mentir pour l’avoir ? C’était tellement vicieux, et je n’étais pas ainsi. Je ne voulais pas mentir pour avoir ce que je voulais. Que sa pureté s’envole ainsi ? A qui pouvons-nous le souhaiter ? J’avais rêvé l’espace de quelques instants, et là, il fallait se réveiller.


« Excuse-moi. »
Soufflais-je.


Mes doigts glissèrent doucement de ses cuisses au drap. Attrapant délicatement le tissu, je le remontais doucement, dissimulant d’abord sa nudité la plus intime puis remontant à ses formes féminines. Mes yeux croisèrent alors les siens. Comment ? Comment me lever et rompre le contact ? Comment résister à l’envie violente qui venait de prendre possession de moi ? Repousse-moi violement s’il le faut. Mais je suis incapable de reculer. Comme un animal à peine apprivoisé qui s’approche trop près. Ma main se posait brusquement sur sa bouche. Mes lèvres rencontrant sa nuque avec douceur et une certaine fermeté.


« Tais-toi, ou repousse-moi. Mais moi, je suis incapable de rompre ce contact. »
Soufflais-je.


Automatiquement, le drap entre nous glissait à nouveau au sol, et je laissais son corps se découvrir. Je frissonnais à l’idée de l’approcher d’encore plus près. L’excitation brûlait en moi et me rongeait. Une de mes mains s’emparait d’une des siennes et je la laissais me guider sur son corps tout en la dirigeant légèrement vers les endroits les plus agréables pour elle. Je glissais alors bas, beaucoup trop bas pour laisser sa pureté intacte. Je restais à la limite entre la décence et l’indécence, la laissant prendre la décision de me laisser continuer ou de me faire arrêter. Ma bouche rencontrait la sienne, doucement et fiévreusement à la fois. Une de mes mains guidait l’autre de ses mains sur ma chemise.
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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Mar 23 Juin - 0:34

    La raison, il semblait en avoir reprit possession. Enfin. Une fraction de seconde seulement. Il venait de s’excuser. Encore. Regrettait-il vraiment tout ça ? Ou avait-il plutôt peur d’avoir blessé de quelques façons Hana ? Blessé, c’était peu dire. Presque assassiner correspondrait avec plus d’exactitude. Mais passons. Inutile d’y revenir. D’autres tourments venaient maintenant se heurter à la jeune princesse. S’il avait été son amant. S’il avait été son amour. Cela semblerait on ne peut plus normal. Du moins, cette position. Elle près de lui. Elle dans ses bras. Elle semblant disposée à accueillir un infini plaisir. Mais elle hésitante… Alors, est-ce ça, l’amour ? Cette chose si souvent clamé haut et fort. Une succession de gestes plus ou moins conscients. Des baisers, des caresses, une union corporelle…
    Ô toi, qui connais les règles du jeu, pourquoi ne les respectes-tu pas ? La tentation s’est-elle trop profondément encrée en toi pour l’affronter et la repousser ? Mais si je te dis non, auras-tu la force de faire marche arrière ? Le penses-tu vraiment ou n’est-ce que folie. Une illusion dont tu t’inondes l’esprit. Aller à l’encontre de ce qui fait de toi un homme. Aller à l’encontre de ta nature. De tes pulsions toujours plus puissantes et nombreuses qui t’embrases intérieurement. Crois-tu en me voyant immobile ainsi que je ne ressens pas de même ? T’imagines-tu que je n’en ai pas affreusement envie ? Mon corps et mon instinct me pousse. Mais ma raison et mon cœur me stoppe. Qui dois-je écouter ? Quelque soit le chemin que je choisisse, des regrets m’attendent à l’horizon. Je les distingue parmi la pénombre. Telle une brebis égarée, ma route c’est effacée.

    Il se saisit du drap de soie qui autrefois recouvrait son intimité. Il fut le premier à qui elle a été dévoilée. Un honneur auquel il a gouté, mais seulement du bout des lèvres… Petit à petit. Doucement. Son chaste corps se recouvrait. Chaste ? Pas tout à fait non. Le jeune homme l’avait parcourue de ses mains, de sa bouche, de sa langue. Il l’a exploré sans retenu et avec une envie d’en découvrir et d’en gouter toujours plus.
    Continue. Ne t’arrête pas. J’aime ça.
    Non. Il ne fallait pas. Pourquoi ce « non » revenait-il toujours ? Pourquoi ne pouvait-on pas le mettre de côté, l’effacer, le faire disparaître. Ne plus jamais devoir le revoir. A le contrer, à y faire face. Vas-t-en ! Pars ! Laisse-moi laisser libre court à mes envies, à mon plaisir.
    Il la désir, elle le désir. Cette attirance mutuelle et sans doute passagère. Seul ce tissu faisait la différence. Et pourtant. Pourtant. Il retomba. Cette nudité, dévoilée puis caché se redécouvrait de nouveau. Peut être pour la dernière fois. Sa main se plaqua violement sur la bouche de la jeune fille. Mais ses lèvres vinrent se perdre une fois de plus dans son cou. Pourtant ce baiser se voulait plus ferme. Comme imposé par son donneur. Il laissa s’échapper quelques mots. Se taire. Ou le repousser. Il imposait à Hana ce choix. Alors qu’elle était déjà antérieurement en dilemme avec elle-même. Il venait de lui confesser qu’il était incapable de s’arrêter. Que c’était déjà trop tard. Il avait commencé, il finirait si elle ne l’arrêtait pas. Seule Hana était maître de son proche destin. Décision si anodine et pourtant si dure. Trois lettres à prononcer. Que se soit un « oui », ou encore de « non » qui revient inlassablement… Elle ferma les paupières, voulant le temps de quelques secondes ne plus penser à rien. Juste savourer cet instant, ses caresses et ses baisers dont elle devenait sans même s’en rendre compte, dépendante. Puis l’ange plongea ses yeux dans les siens alors que les caresses du noble devenaient de plus en plus osées mais si agréable…


    « J’aime tes caresses, j’aime tes baisers. J’aime tes mains sur mon corps, j’aime tes lèvres sur ma peau. J’aime ta langue quand elle effleure la mienne… »


    Elle baissa les yeux, observant son torse qu’involontairement, elle découvrait. Elle ne pu s’empêcher de déboutonner le premier bouton, puis le deuxième et enfin le troisième. Mais elle s’arrêta. Fermant une nouvelle fois ses yeux, mais plus profondément. Ses doigts effleuraient la peau du jeune homme. Pour la seconde fois, elle s’offrit un moment de « répit ». Elle se concentra sur la sensation que lui procurait la main du noble bas sur son corps. Une sensation de plaisir qu’elle aurait tant aimé approfondir et amplifier. Elle avait peur de rouvrir les yeux. Elle craignait de recroiser son regard. De faiblir.

    « Mais… Ma raison tout comme mon cœur me freine. Il me rappelle à chaque seconde que je ne peux et que je ne veux m’offrir à un homme dont je sais que jamais il ne sera en mesure de voir en moi autre chose que la passion dévorante et incontrôlable d’une nuit sans lendemain. »


    Chaque lettres, chaque syllabe, chaque mot furent prononcé avec un mal infini. Sa voix était faible. Presque inaudible. Hana conservait la tête basse. Reprendre le douloureux contact avec la réalité lui semblait impossible. Son cœur se serrait dans sa poitrine. Un rêve… Un si beau rêve pourtant bien réel. Ne m’en veux pas. Mais si je ne m’arrête pas, alors de toi je ne pourrais plus me passer.



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MessageSujet: Re: Echapatoire [ PV Hana ]   Mer 1 Juil - 23:53

Aurais-tu peur de la fièvre dévorante de l’inconscience ?

Pendant que mes lèvres parcouraient son corps doucement, elle murmurait. Elle murmurait qu’elle aimait ça. Qu’elle aimait ce que je faisais. Alors, ce n’étais pas qu’une impression. Mais pourquoi était-elle à ce point incompréhensible ? Me repousser un instant pour m’attirer la seconde suivante. Décide-toi. Lorsque l’envie devenait trop forte il fallait vite faire un choix. Soit on s’arrêtait, on se calmait. Soit . . . Soit on cédait. Céder. C’était bien ça que je ne pouvais pas faire. Elle n’était pas le genre de fille avec qui je pouvais céder sans faire attention. Après tout, certaines font cela pour se sentir encore plus désirée. Etait-ce son cas ? Non. C’était tellement évident, j’étais le premier. Pourtant . . . Sa voix venait couler le long de mes veines, pour charmer le moindre de mes doutes. J’aime. Ce mot qui s’accumulait me rendait tout simplement fou. J’avais envie de l’entendre plus fort. J’avais envie de sentir son souffle. J’avais envie qu’elle ait envie. Encore et encore. Sa main se laissait faire et je la sentais ouvrir un bouton de ma chemise. Un bouton ? Non, deux. Et enfin, trois. Elle fermait les yeux. Mes lèvres ne la lâchaient pas. Je ne pouvais pas la lâcher. Pourtant . . . Pourtant ses paroles me firent enfin comprendre que j’aurais dû arrêter tout, et ce, depuis le premier instant. A cet instant précis, je ne savais pas ce que je voyais en elle. Voyais-je un lendemain à ce qu’il nous arrivait ? Aucune idée. Mais je savais que j’en avais envie. Mais je n’avais jamais pensé aux conséquences de mes actes. Alors ? Sa tête restait baissée. Quoi de plus explicite ? Je ne voulais pas la rassurer, je ne voulais pas lui mentir. Mes mains se retiraient de son corps. Délicatement, je remontais le drap sur son corps, et ce, définitivement. Alors, je me relevais, brisant la proximité qui s’était installée entre nous. Mes mains se portaient à ma chemise et habilement, je la refermais. Je n’allais plus aller vers elle. Nous allions simplement nous séparer, pour nous éloigner, et enfin, pour nous oublier. De toute manière tôt ou tard, elle serait princesse, et je n’avais aucun titre de noblesse. Jun, tu n’es pas de ce monde, tu hais ce monde et tu n’as jamais voulu en faire partit. Ne sois pas déçu. Au contraire, il fallait mettre fin aux choses avant que cela ne devienne trop douloureux. Douloureux ? Pourquoi le serait-ce ? Je m’approchais de la table et portant une cigarette à mes lèvres, cigarette que j’allumais immédiatement. Je recrachais la fumée et portais mes yeux sur elle, l’espace d’un instant. Evidemment, elle ne pouvait pas partir de ma chambre vêtue d’un simple drap. Remettre sa robe ? Impossible. Elle était couverte de sang. Couverte. Cette chambre aura été le théâtre de beaucoup trop d’actions. Elle avait faillit mourir vidée de son sang par le vampire assoiffé que j’étais devenu en quelques secondes. Elle avait faillit perdre ce qui faisait d’elle une enfant, faillit. Je ne serais donc pas le premier.


« Je vais te chercher une robe. »
Dis-je froidement.


L’orage était passé. Je reprenais cette place inaccessible. Ce ton froid. De toute manière, elle n’aurait plus jamais envie de m’approcher, après tout ce qui venait de se passer. Tant mieux, sûrement. Je sortais de ma chambre sans plus de cérémonies et partait à la recherche d’une robe de servante. Au bout d’environ une demi-heure, je revenais. Du temps ? Evidement. Comment expliquer qu’un noble veuille une robe de soubrette ? A part pour des désirs sexuels plus ou moins étranges. Quoique, on pouvait s’attendre à tout. J’entrais sans frapper, à l’instant où mes yeux se posaient sur elle, une sensation étrange me parcourait. Qu’importe, je paraissais tellement froid. Je lui tendais alors la robe.


« J’espère qu’elle est à ta taille. »
Soufflais-je.
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