RPG ~ Manga Médiéval-Fantastique.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 By a smooth winter's evening...(PV Matsu)

Aller en bas 
AuteurMessage
Madara Daïr'Shag

avatar

Féminin
Nombre de messages : 76
Age : 25
PUF/pseudo : Arob@ze
Localisation de votre perso : Trouvera, trouvera pas !
Petite Phrase : Je tu ma phobie dans la désharmonie

Feuille de personnage
Informations:
Relations:

MessageSujet: By a smooth winter's evening...(PV Matsu)   Jeu 3 Fév - 20:54

By a smooth winter's evening...
I was walking under the last day's lights...



☣ ☣

C
’était un soir, un beau soir de février comme on en voit si peu. Le soleil avait déjà quasiment disparu à l’horizon, projetant ses derniers rayons sur la vallée d’Izreil…étrangement, il ne faisait pas trop froid…enfin froid, tout était relatif…pour cet être noir, difforme et bossu que l’on voyait s’avancer au loin, il ne faisait pas trop chaud, et c’était tant mieux…quoique, il étouffait sous sa grosse cape sombre, emmitouflé jusqu’au cou, le visage recouvert d’un masque d’où pointait une paire de corne noires et luisantes…
La…chose progressait avec lenteur, semblait âgée et fragile mais…mais ses « bois » le trahissait…qu’était-il en réalité ?..


Sa silhouette ténébreuse ressemblait à celle d’un fantôme, on ne voyait ni ses pieds, ni ses mains…seulement ce long pan de tissus ébène traînant à terre ainsi que ce masque d’une blancheur immaculé ne laissant seulement entrevoir que deux orbe mordorées aux reflet changeant, comme une mer d’or en fusion animé par un ressac.

Tout autour, un paysage paradisiaque qu’éclairait les toutes dernières lueurs solaires.

Izreil était tout simplement magnifique à cette heure de la journée, mais elle l’était encore plus la nuit…la vallée, qui s’étendait à perte de vue, arborait une végétation luxuriante et unique…l’herbe avait presque la teinte profonde et azurée des beaux ciels d’été, et était parsemée, de-ci, de-là, de fleurs délicates aux pétales moirés tirant sur le mauve.

Ces miracles de la nature n’éclosaient que la nuit libérant un parfum étrange et particulier qui plongeait alors la vallée dans une douce torpeur euphorique.

Mais, revenons à notre ténébreux individu voulez-vous…il s’était arrêté…respirait bruyamment, semblait avoir quelques difficultés à reprendre son souffle…en réalité, il commençait vraiment à étouffer sous son accoutrement…
Il jeta un rapide coup d’œil aux alentour, parcourant l’immensité de la vallée de ses iris mordorées avant de retirer son masque d’un geste rageur. La lourde cape noire le rejoignit tout aussi brutalement au sol avec un bruit mâte.


La créature ainsi libérée, déchargée était bien différente de ce que l’on pouvait imaginer.

Se dressait maintenant au beau milieu de la pleine fleurie un être humanoïde, grand et leste, doté de grosses pattes griffues, d’une immense paire d’ailes ainsi que d’une longue queue hérissée de pointes acérées.
Sous sa peau bleu grise roulaient une musculature fine et ciselée qui lui donnait cette carrure plutôt imposante ainsi que ces mouvements emprunt d’une noblesse féline…une corpulence puissante et véloce de prédateur.


Une grâce indolente et un port altier, vestige de sa classe et de son rang passé tant haït et rejeté.

Madara…Madara Daïr’Shag, tel était son nom…

Absent, il fixa longuement son « déguisement » gisant à terre, les sourcils froncés, l’air contrarié.

Puis, pris de fatigue, il bascula la tête en arrière pour s’étirer longuement tout en baillant à s’en décrocher la mâchoire, dévoilant alors deux pair de canines blanches et pointues .
Ses grandes ailes de chauve-souris se déployèrent entièrement, battirent à deux, trois reprises, balayant violemment la zone pour finalement venir se replier contre son dos.


Enfin il s’ébroua vigoureusement, ce qui acheva de l’ébouriffer et de lui donner des allures d’épouvantail.

Tentant de remettre ses mèches folles en place en soufflant dessus, il du finalement passer une main griffue dans sa crinière pour obtenir le résultat escompté…

Il posa alors de nouveau son regard sur sa cape et son masque, toujours au sol. L’air parfaitement blasé, il poussa un long soupir avant de se laisser tomber au sol.

Assis en tailleur, la tête nonchalamment appuyée sur le dos de sa main droite, dont le coude lui-même reposait sur son genou droit, il semblait pensif…en pleine réflexion même…

Et en effet, il faisait le bilan de sa journée…une journée plutôt mauvaise a vrai dire…il avait faillit crevé d’chaud plus d’une fois, et avait passé son temps à sillonner le Royaume de Stonefolm à la recherche d’indice sur un malfaiteur…questionner, observer, espionner, pister, tout ça en se faisant le plus discret possible…mais en vain…que d’échecs pour un si grand nombre d’efforts…

De plus, il aurait bien aimé se dégoter un endroit plus abrité pour retirer son déguisement mais hélas, le dernier coup d’chaud fut celui de trop et il avait tout balancé à terre après s’être à peine assuré de la sécurité des lieux…

Ses oreilles pointues de lutins pivotèrent à plusieurs reprises…pas un bruit…en tout cas pas un trahissant une quelconque présence humaine…juste le bruissement de l’herbe et le silence…

Aaah le silence…après la cacophonie de la ville…le silence c’était bien ce qu’il y avait de plus reposant…surtout que cette fois, Noa n’était pas là pour le troubler…exceptionnellement, il était resté à la « tanière »…en fait, il y restait à chaque fois que Mad’ partait en mission ou presque…après que faisait-il, ça…c’était autre chose…il était suffisamment malin pour savoir que là où il se trouvait, au cœur de la forêt du dragon, il n’était pas bon de sortir seul mais aussi suffisamment curieux pour se fourré dans le pétrin. Fort heureusement, il était petit et rapide et puis maintenant, il avait l’habitude.

Le grand démon eut une petite pensé pour son compagnon resté là-bas avant de revenir définitivement à la réalité.

Étendant ses jambes à présent ankylosées par leurs positions fléchies, il se laissa quelque peu aller en arrière, posant ses mains au sol afin d’y prendre appuie.
Songeur, il parcourut le ciel de son regard de prédateur, mettant de côté ses soucis afin de se détendre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matsuri Aruka



Féminin
Nombre de messages : 166
Age : 26
PUF/pseudo : Mimipful

Feuille de personnage
Informations:
Relations:

MessageSujet: Re: By a smooth winter's evening...(PV Matsu)   Lun 7 Mar - 1:38

Voilà maintenant plusieurs mois que la jeune Matsuri n’avait pas mit les pieds sur les terres d’Eldenia. Un sentiment étrange l’hantait depuis que son père lui avait annoncé la nouvelle. En tout cas c’est grandit que mademoiselle Aruka signait son retour !
Les rêves d’enfants naïves, de couleurs roses pastelles et de prince charmant, terminé. Elle avait compris beaucoup de chose depuis son départ de ces contrés. Enfermé quelqu’un, vouloir soit disant le protéger, le rend aveugle face à la vérité … L’oiseau qu’on enferme dans sa cage, le jour où celui-ci décide de sortir ne sera pas voler, la chute est inévitable. Les Anciens diraient que c’est normal, que c’est de son âge mais toute cette magie amoureuse à l’eau de rose lui avait surtout laissé une grande cicatrice. Un leçon qu’elle connait maintenant sur le bout des doigts, plus jamais d’ennemi qui vous murmure des mots doux, plus jamais de haut placé qui vous charme juste pour un titre ...
Une plaie bien soignée aujourd’hui mais qui reste et restera à jamais fragile. Avant loin de ses yeux, il n’y avait plus de lumière pour elle, son cœur ne pouvait battre sans le rythme du sien. Aujourd’hui l’unique pensée du prénom Akira représente le vide. Quand je pense à toi, je ne pense à rien résume très bien ce que la belle pense du paladin.
Matsuri revenait donc chez son parrain pour quelques temps, toujours dans le même but d’ailleurs, celui que le grand roi de Stonefolm trouve un époux digne de sa nièce. Néanmoins certaines rumeurs avaient déjà fait frissonner la princesse sur ce choix, qu’importe elle ne s’opposera à rien … A-t-elle le choix ? Enfin du moment qu’elle est loin de son géniteur très encombrant tout allait à peu prés bien !
Une année entière s’était écoulée depuis qu’elle était partie de cette région du monde et depuis quelques mois, la demoiselle avait soif d’aventure. Elle montait très souvent à cheval et pas toujours en amazone et elle avait plus ou moins appris à manier l’épée. Toujours en robe certes mais plus en robe violette, en robe blanche ! Ses yeux étaient toujours de doux émeraudes verts mais ses cheveux étaient eux complètement détachés, volant aux grés du vent. Adieux les couettes mignonettes. Matsuri faisait plus femme qu’avant, ayant également prit un peu de forme. Ses hanches, son dos formaient une courbe magnifique désirable par beaucoup d’homme, sa poitrine plus développait était le signe qu’elle n’était plus enfant !
Ayant retrouvée ses appartements la jeune femme observait depuis son balcon ce magnifique couché de soleil. Une chose était sur les paysages de cette contrée étaient splendides, jamais elle ne s’était lassé de les admirait. Elle se souvenait qu’enfant il lui arrivait d’en venir à harceler sa nourrice rien que pour voir l’astre lumineux se coucher. Que de souvenir …
Matsuri fit un tour sur elle afin d’observer un instant sa chambre. Rien n’avait changé. Le même mobilier, les même tableaux, le même parfum. Un petit sourire se dessina sur son visage quand elle aperçu dans un coin une petite araignée noir. Il y a encore un an, la princesse aurait hurlé à plein poumon à la vue de l’arachnide, ce qui d’ailleurs lui a valu de tomber dans les bras dans un charmant soldat en serviette à l’époque. A Shiin, l’homme si valeureux qui l’avait ramené de Pallengad, un ami, un très bon ami. Fixant à nouveau le ciel, elle se posa une question : Ou sont-ils ? Hana, Kyohei, Shiin, Amaya, Yuiichi … Elle ne les avait même pas encore revus !
Prise par cette nostalgie la demoiselle s’emmitoufla dans une grand cape polaire blanche, rajustant ses cheveux elle se glissa discrètement jusqu’à l’écurie. Sellant en silence son beau gris elle ne tarda pas à se mettre à cheval et surtout à filer par l’arrière du palais. A force de fuguer la belle savait comment sortir en douce sans se faire prendre.
Une fois hors de la vue d’un quelqu’conque garde, ses doigts s’ouvrirent délicatement sur ses rênes afin de lâcher l’équidé au grand galop sur la vallée d’Irzeil. Envoutée depuis toujours par la beauté de ce site elle aimait vraiment s’y réfugier. Ses yeux brillants étaient hypnotisés par la vue des fleurs sur le point de s’ouvrir. La nuit n’était par encore complètement là.
Galopant, galopant, l’animal se mit d’un coup à piler net devant un obstacle. Matsuri ne l’avait pas vue venir et par chance le gris avait freiné suffisamment tôt pour ne pas le percuter. Néanmoins l’arrêt brutale malgré tout pour la cavalière rêveuse ce conclue par une chute. La jeune femme tomba en boule dans le par terre de fleur poussant un petit crie strident.
Inquiète pour cet « obstacle » qui semblait plus être un être vivant qu’une pierre ou je ne sais quoi, elle prit la parole tout en se redressant signe qu’elle allait bien également.

« Est-ce que ca va ? Vous n’avez rien ? Je suis désolé avec la nuit tombante je ne vous ai pas vu … Mille pardons ! »

Dit-elle d’une voix douce mais sans cachée son inquiétude. Elle remit en deux en trois mouvements ses cheveux en place ainsi que sa cape qui lui tenait précieusement chaud par ce temps d’hiver.
Tout en se relevant la princesse se trouva face à cet homme. Homme ? Ou animal … Le voyant, le fixant elle se raidit. Elle n’avait plus peur des araignées certes mais là ça n’avait rien à voir. Elle le fixait, la bouche légèrement entre ouverte, n’osant presque plus respirer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Madara Daïr'Shag

avatar

Féminin
Nombre de messages : 76
Age : 25
PUF/pseudo : Arob@ze
Localisation de votre perso : Trouvera, trouvera pas !
Petite Phrase : Je tu ma phobie dans la désharmonie

Feuille de personnage
Informations:
Relations:

MessageSujet: Re: By a smooth winter's evening...(PV Matsu)   Dim 8 Mai - 19:46

La bête contempla longuement les astres naissant de la nuit tombante…un à un, ils apparaissaient…scintillant doucement sur le manteau sombre du ciel…la sérénité des lieux avait vraiment quelque chose de rassurant, d’envoûtant.

Fermant les yeux, Madara inspira longuement, savourant les caresses de la brise nocturne contre sa peau, dans ses cheveux…Izreil était une pure merveille…bien sûr Pallengad recelait lui aussi des trésors tout aussi magnifiques, mais pour Mad’ Stonefolm avait un charme différent, plus versatile, avec ses défauts et ses qualités.
Le climat différait selon les régions, tantôt dans l’ombre ou la lumière, sous la pluie ou le soleil…bref, ce n’était jamais la même chose, alors qu’à Pallengad, il faisait presque toujours beau peu importe l’endroit, et le royaume était si bien régenté qu’il ne subsistait quasiment plus aucun dangers…


Trois jours…cela faisait bien trois jours que Mad cavalait à travers tout le royaume à la recherche d’info sur ce type…un certain Hidaka Satô…et tout ce qu’il savait de lui, c’était son prénom, son nom, sa… »fonction » et quelques uns de ses méfaits…des vols pour la plupart…et un meurtre…le bandit par excellence…restait à savoir où il se planquait, qui étaient ses complices s’il en avait, quelles étaient leurs habitudes…bref, pas mal de choses en fin d’compte…

Mad’ balaya bien vite Hidaka de ses pensés, se forçant à profiter de la situation présente…inutile de s’enquiquiner davantage avec lui, la « chasse » se révélera peut-être meilleur demain…mais en attendant…

Une à une, lentement, mais sûrement, les fleurs s’ouvraient, dégageant leur délicieux et langoureux parfum…doux et silencieux appel au repos…
Se laissant aller sur le dos, bras, jambes et ailes déployés, étalés sur ce tendre et verdoyant matelas, semblant s’offrir aux cieux, la bête ferma doucement les yeux, succombant petit à petit aux douces effluves des plantes environnantes.


Au loin dans la plaine, retentit le galop d’un animal lancé à pleine vitesse; celui d’un grand et puissant étalon pommelé sur lequel était juchée une frêle jeune femme, dont l’habit royal doublé d’une chaude et soyeuse fourrure de zibeline virevoltait au rythme de la course effrénée de sa monture.

Engourdit, ses moindre sens abusés par l’odeur des lieux, Madara, somnolent à moitié, ne perçu qu’a moitié le bruit pourtant tout à fait perceptible. A vrai dire il entendait mais n’écoutait pas.

C’est seulement le freinage brusque de l’animal et la chute de la jeune femme à terre qui le ramena à réalité.
Les oreilles pointues de la bête sursautèrent. Ouvrant brusquement les yeux, semblant sortir d’un de ces mauvais rêves, il se passa une main sur le visage avant de se redresser de toute sa hauteur s’étirant longuement. Faisant jouer chacun de ses muscles. S’ébrouant vivement il bailla à s’en décrocher la mâchoire, laissant entrevoir des crocs blancs et effilées. Et lorsqu’enfin il daigna poser son regard sur la cause de ce vacarme il ne semblait encore pas tout à fait éveillé.


Encore dans le pâté, ses paupières lourdes peinaient à rester ouvertes, si bien qu’il cligna plusieurs fois des yeux afin de focaliser du mieux possible son attention sur cette chose encore non identifiée qui venait de débarquer .
C’était une femme, une jeune femme…a vue d’œil, elle avait l’air d’avoir un peu moins de vingt ans.
Jetant ensuite un œil au cheval qui s’était écarté, il mit un certain temps à percuter. Cinq bonnes minutes lui furent nécessaire pour réaliser que cette inconnue avait chuté de cheval et qu’il serait plus que temps de se préoccuper de son état, voire de l’aider à se relever.
Les fleurs d’Izreil avaient eut une telle emprise sur lui que les excuses de la belle lui passèrent littéralement au dessus.


Le regard dans le vague, il soupira longuement, s’ébouriffa distraitement de la main gauche, comme pour se remettre les idées en place, joua un instant des épaules pour achever de tirer son corps et son esprit de cette douce torpeur avant de reporter toute son attention sur « l’accidentée ».

-Pas trop de mal ? s’enquit-il seulement d’une voix neutre.

Son regard acéré de prédateur accrocha les grands yeux de biche de son interlocutrice. Délicats et en ce sens indéniablement sensuels, ils avait la couleur et l’éclat de l’émeraude.
Ses riches atours trahissait son rang. Mad’ ne mit en revanche pas bien longtemps à comprendre qu’il avait affaire là à une de ces nombreuses fleur de la noblesse Stonefolmienne.
Certainement encore un de ces joyaux d’innocence que l’on s’évertuait à couver, protéger et qui en fin de compte ne connaissait pas grand chose de la vie, la vrai…celle que menait la plupart des hommes en ce bas monde…


Elle semblait…atterrée, mais pas véritablement effrayée. Tout dépendait maintenant de sa réaction…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: By a smooth winter's evening...(PV Matsu)   

Revenir en haut Aller en bas
 
By a smooth winter's evening...(PV Matsu)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Validée]Matsu Kenpei
» Test Winter Assaut par Manik
» Jean-Guillaume de Winter
» Une arme éveillée pour tuer : Winter is coming
» Winter Tournament kits!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Eldenia Sekai ♔ :: Royaume de Stonefolm :: La Vallée de Izreil-
Sauter vers: