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 A l'écart du palais

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Kanashii Kioku

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MessageSujet: A l'écart du palais [Libre]   Sam 10 Avr - 15:12

Une foule de personne s’avançait vers le palais, un brouhaha montait de tout ces passants. Après tout, aujourd’hui était jour de lièsse, c’est la fête du Hanami. L’unique moment de trève dans ces contrées en perpétuelles combats.
Peu à peu, le lieu de rencontre se remplissait avec des femmes aux kimonos chtoyants, les hommes ayant ôté leur uniforme et leurs armes. Le soleil semblait vouloir célébrer ce jour si particulier aux yeux des badauts. Pour beaucoup, le sourire embellissait leur visage car pour une fois, il pouvait sortir de leur chaumière sans crainte d’être agressé hors de la ville.
Certains cependant restaient à l’écart, soient parce que leur travail leur imposer de rester stoïque et de prévoir à tout imprévu nuisant à la vie du roi de leur faction respective ou bien parce qu’ils n’étaient tout simplement pas à leur aises dans cette atmosphère qui en paraissait presque étouffante de bonheur.

D’ailleurs, parmi ceux à l’écart se trouvait une petite à la chevelure claire comme la lune et aux reflets miroitant comme l’onde de l’eau. A l’orée de la forêt, elle semblait hésiter à s’approcher, comme craintive face à toute cette masse en mouvement et puis son regard se posait de temps à autres sur ceux qui c’étaient exclus, elle y avait reconnu l’uniforme Stonefolmien et son échine y avait tressaillit. Elle continua néanmoins à chercher du regard une vague connaissance qu’elle ne semblait pas trouver.

« Kaede… »geint timidement Kioku.

Cette dernière avait pourtant l’air de s’être longuement préparer au festival : ses cheveux bien que toujours aussi étrange avaient été remonté en un petit chignon attachés grâce à des baguettes d’où pendaient de jolis pendentif au reflets d’argent.
Elle portait aussi un kimono moiré, épais et visiblement de qualité. Au coloris marins, cela la changeait étrangement. Elle d’habitude si dénudée était entièrement recouverte et avait presque, presque hein !?, des allures princières, bien que son habit ne puisse rivaliser avec celui des nobles, il était seillant.

Finalement, elle osa s’avancer.
Oh ! Pas trop loin, ni trop vite d’ailleurs. Juste assez pour rester en dessous d’un des cerisier dont les pétales semblaient flotter au gré du vent.
Innocente, elle tendit les mains devant elle, attendant que l’une des perles mauve caresse sa peau. Puis elle se laissa glisser le long du tronc, attendant que le temps passe, simplement.
Elle était seule, isolée. Il faut dire que seuls les plus beaux cerisiers étaient colonisés, les plus proches de la fête aussi.
Celui-ci n’était ni le plus près, ni le plus beau. Sa ramure était tombante, son écorce émaillée et la couleur terni. Sans doute était cela qui faisait qu’elle rester ici, ne voulant abandonner cet arbre pendant cette journée qui devait le célébrer.

Peu à peu, la chaleur la berça, les bruits s’estompèrent et Morphée l’enveloppa dans ses bras.
Le spectacle n’était pas des plus éblouissant, mais il avait un petit quelque chose de rafraichissant : Une jeune fille en pleine floraison dormant paisiblement sous le cerisier en fleurs.
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Madara Daïr'Shag

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MessageSujet: Re: A l'écart du palais   Jeu 13 Mai - 18:31

• Que faisais-il donc là, dans ce petit bois, non loin de la place du Hanami ? à vrai dire c’était une excellente question . . .
Eh bien figurez-vous que Mad' chassais, tout simplement, ayant pisté jusque là sa proie, une jeune biche broutant paisiblement l’herbe grasse et tendre.
Dissimulé dans les fourrées environnants ; ses longues ailes soigneusement repliées le long de son corps, il l’observais avec intensité, les pupilles dilatées, brillant d’un éclat gourmand, la dévorant du regard. Il avait faim, très faim même.

Tout en restant caché, il s'approcha, lentement, centimètre par centimètre, toute son attention braquée sur mon futur repas. La morphologie de ses jambes le lui permettant, le démon évoluais donc pour ce genre d’activité à quatre pattes, c’était bien plus facile en cas de poursuite, car il était bien plus rapide en mode « quadrupède » qu’en mode « bipède »

Lorsque il fus suffisamment proche, a environ cinq, six mètre d’elle, la bête se ramassa sur elle même, piétinant le sol de ses grosses pattes griffues, le bout de sa queue surmontée d’une redoutable flèche osseuse frétillait d’impatience à l’idée de lacérer sa chaire tendre et juteuse.

Les muscles puissants de ses jambes se détendirent brusquement tel un ressort, le projetant sur elle en un formidable bond, toutes griffes dehors. Son corps en extension complète décrivit un arc de cercle quasi parfait.
Mais à ce moment même où il lui sautais dessus, elle se redressa soudainement, bifurqua sur la droite avec une rapidité extraordinaire propre à ces animaux-là avant de s’évanouir à travers la végétation en de grands bonds précipités.
Inutile de vous précisez avec davantage de détail que son seul point d’atterrissage fut à son grand étonnement la terre et non l'animal comme je s’y attendais. Tendant la main pour tenter de la faire trébucher, il ne réussi qu’a lacérer la chaire de sa cuisse sans plus.

Courir vite, ça il pouvais, en pleine prairie, cela ne n’aurais poser aucun problème il l’aurais eut, mais tenter de rattraper ce genre d’animal tailler pour la vitesse et l’agilité à travers un bois comme celui-là, c’était perdu d’avance . . .

Son estomac émis une longue plainte sonore ce qui le fis grimacer. Cela ne changeait rien, Mad' avait toujours aussi faim !

Une douce mélodie, du violon sans doute mêlé à des rires le tira cependant de ses « souffrances gastriques », on jouait de la musique non loin d'ici . . . voilà ce qui avait fait fuir son dîné . . . d’ailleurs qui diable pouvait donc s’échiner à jouer de la musique à une heure aussi tardive ? . .

Pensif, son regard se posa à terre sur un pétale d’un doux rose, il y en avait d’autre, de-ci, de-là, le démon eut alors un vieux temps de réaction avant que son esprit ne fasse tilt : mais oui, maintenant qu'il pensait, c’était le Hanami !

De douces effluves tantôt sucrées tantôt salées et épicées envahirent peu à peu les environs ; attiré, il décida malgré sa prudence habituelle d’aller y faire un tour. On est prêt à tout quand on à faim.

Mad' ne mis pas bien longtemps à atteindre l’orée du bois encerclant la grandes place toutes fleuris, croulant sous les pétales, bruyante de monde, brillante de bijoux et d’habits somptueux.

Dissimulé dans les ténèbres de la forêt, il observais la scène, admirant avec des étoiles pleins les yeux les mets délicats ornant les tables elle aussi vêtues pour l’occasion de jolie nappes de tissus moiré qui n’était rien d’autre que de le soie.

Ce qu'il reluquait surtout c’était les fruits et les quelques plats comportant des légumes de la viande et du poissons cru. Sa nature de démon faisait qu'il ne supportait plus les aliments cuits, confis, marinés ou préparés d’une quelconque autre façons que ce soit.

Seulement, il pouvait toujours rêver jamais, il n’atteindrait le banquet. A la vu de toutes ces bonnes choses à manger, son ventre gargouilla de plus belle, et Mad' du détourner les yeux tant cela devenait insupportable.

C’est alors que son regard se posa sur une jeune fille, endormie contre un arbre, un cerisier qui se trouvait juste à la lisière de la forêt, à même pas quelques pas.
S’approchant, il reconnu . . . la sauvageonne aussi richement vêtue et maquillée que les nobles ici présent.

Cela remettait complètement l’image de « sauvage » qu'il s’était faite d’elle, qui était- elle donc vraiment ?
Ne souhaitant pas la réveiller et encore moins se faire voir des fétards qui passaient justement là il recula dans la pénombre pour venir s’appuyer contre un Chêne, observant le tout d’un air songeur.


Dernière édition par Madara Daïr'Shag le Sam 12 Juin - 21:32, édité 1 fois
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Kanashii Kioku

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MessageSujet: Re: A l'écart du palais   Mar 8 Juin - 20:33

[HJ : Toya, hésite pas à RP quand tu le veux, on suivra l'ordre que ça donnera ^^]

Immobile, la tête légèrement affaissée, Kioku continuait à dormir malgré le brouhaha incessant des festoyeurs. La brise douce et légère caressa sa peau et fit carillonner les parures de ses cheveux.
Pourtant un bruit sourd vint troubler son sommeil. Un bruit proche et à la fois si lointain, la réveillant lentement.
Tout doucement, telle une enfant qui s’éveille après une longue nuit de sommeil. Ses doigts frémir, son nez trembla. Elle outre-ouvrit les yeux et ses longs cils blancs effleurèrent ses joues rosies par le maquillage.
Un peu de poudre tomba par le frottement.

Un long moment elle fixa le ciel aux couleurs moirés par le temps qui avait passé. Toujours ensommeillée, elle leva la main à son œil, s’apprêtant à le frotter comme un bambin pataud. Au dernier moment, elle se retint, se rappelant du temps passé à se parer.
Elle bailla, étirant sa main devant sa bouche. Puis son corps entier, laissant échapper un gémissement de contentement.

Encore un peu gauche, elle se releva bon gré malgré, les mains au sol, fesses relevées en arrières. La ressemblance était flagrante : Un bébé se relevant pour la première fois.
Cependant, debout, le pan de son kimono retomba au sol, arrivant un peu plus bas que ses chevilles. Le dégradé de bleu le long du vêtement tout de soie tissé accentuait le contraste de ses cheveux miroitants avec sa tenue.
Etrangement, et malgré la maturité que lui conférait ses habits, la scène était semblable à ces anecdotes d’enfants égaré loin de leur parent un jour d’été. Peut-être était-ce le col tombant de son kimono qui lui découvrait légèrement l’épaule qui ajoutait à ce tableau pittoresque. Peut-être…
Lentement, elle tourna son regard alentour et se figea au niveau de la forêt.

Un coup de vent fit virevolter des pétales de cerisier, un se silence se fit quand soudain, elle se mit à sourire.

Si au premier abord, on aurait pu y voir celui doux et gracieux d’une geisha, bien vite on voir qu’il ne s’agissait en fait que du sourire candide et habituel de la sauvageonne.
Se tournant entièrement vers la cible de son attention, Kioku commença à courir vers elle, pataude, à petits pas saccadés par l’étroitesse du bas de son habit de fête ainsi que par ses gettas qui bloquaient ses mouvements. S’il y avait eu des pingouins sur Eldenia, on aurait alors pu aisément l’y comparer.
Agacée, elle retira ses chaussures et releva son kimono jusqu'à mi-cuisses tout en continuant à courir. C’est avec des mouvements libérés et agiles qu’elle arriva auprès de Madara en hurlant :

« Ryuuuuuuu-saaaaaaaan !!! »


Essoufflée, souriante, rayonnante, elle s’arrêta net à un pas de lui et remit une mèche de cheveux en place dans sa coiffure aux allures peu conventionnelles. Elle continua à le fixer, le menton levé vers le visage du « dragonneau ».
Ses yeux azurs étaient entourés d’un doux dégradé rose pêche tandis que ses lèvres semblaient fraichement humectées, glossies ; sans doute grâce à une quelconque matière appliquée sur celles-ci. Le tout était peint sur un aplat blanc qui contrastait avec le naturel de sa fougue et de sa bestialité habituelle.

« Comment vas-tu ? »
Interpela-t-elle jouassement, en parfaite opposition avec son attitude de leur première rencontre où la haine avec défiguré les traits de son doux visage.
Elle l’observait inquisitrice.

« Mais ? que fais-tu donc ici ? »
Constata-t-elle n’ayant pas attendu sa réponse ou ne l’ayant écoutée que d’une oreille. « C’est fête aujourd’hui ! Tu devrais en profiter et t’amuser ! » Tout en disant cela, elle lui attrapa le bras et le tira hors de l’orée du bois, oubliant que sa propre torpeur lui avait fait rater la presqu’entièreté de la dite fête.
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Madara Daïr'Shag

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MessageSujet: Re: A l'écart du palais   Dim 13 Juin - 12:32

• Mad fixait d'un air absent la multitude de couple tourbillonnant, virevoltant, valsant au rythme de la musique.

D'aussi loin qu'il s'en souvenait le ténébreux démon n'avait jamais apprécié les fêtes et les grands rassemblements en générale, pour la bonne et simple raison qu'il était quelque peu misanthrope sur les bords et qu'il avait par conséquent un mal fou a supporter la foule et tout les inconvénients qu'elle comportait.

Devenir un monstre, endurer les pires insultes et traitements, commettre mainte et mainte crimes tout plus sanglant les uns que les autres lui avait progressivement fait prendre conscience de la cruauté humaine. Oh bien sur il avait été lui aussi et sans doute bien plus, seulement depuis le début il était dans l'erreur, en combattant le monstre, il était lui même devenu monstre par ses actes.

Se décollant du tronc sur lequel elle était appuyée depuis un bon bout de temps déjà, la bête s'étira longuement avant de bailler à s'en décrocher la mâchoire, dévoilant au passage d'impressionnantes canines d'une blancheur immaculée, courtes, mais volumineuses, terriblement pointue et acérées, luisant sinistrement dans la pénombre.

La fatigue prenait lentement mais sûrement le pas sur la faim, seulement, un mouvement sur sa droite, un peu plus en avant éveilla son attention. Ca bougeait derrière l'arbre la jeune fille émergeait de sa torpeur.

Les sourcils fins du démon se froncèrent, barrant son beau regard mordoré, et une moue ennuyée naquit sur ses lèvres sombres.

On pouvait clairement voir à sa mine qu'il n'avait nullement envie de se taper la causette avec qui que se soit ce soir.
Seulement, il n'en eut guère le choix, la silhouette de la sauvageonne se profila à l'orée du bois, claudiquant maladroitement dans sa direction.
Le contre-jour que produisait l'éclairage de la place l'empêchait de distinguer correctement ce qui entravait ses mouvements d'ordinaires si fluides et leste.

Agacée, la jeune femme envoya balader ce qui se trouvait être des chaussures et retroussa son habit jusqu'à mis cuisse, libérant ainsi ses mouvement qui instantanément retrouvèrent toute leur grâce et leur agilité.
Elle se précipita sur lui en hurlant:


« Ryuuuuuuu-saaaaaaaan !!! »

Les yeux écarquillé de surprise, bras et ailes ballantes, Mad' resta tout simplement bouche bée devant le spectacle, offrant un tableau des plus comique . . .

- Euh . . . tu . . . je . . . enfin bafouilla-t-il visiblement sous le choc.


- « Comment vas-tu ? » demanda t-elle alors gaiement, ignorant complètement son malaise.

- Ah ba bab bien, mais . . . euh . . . Il n'eut guère le temps d'en dire plus la sauvageonne lui coupa net la parole, avec l'impulsivité et l'innocence d'une jeune enfant.


- « Mais ? que fais-tu donc ici ? »

- « C’est fête aujourd’hui ! Tu devrais en profiter et t’amuser ! »


Il n'eut une fois plus pas le temps d'en placer une qu'elle l'entraînait déjà vers la place. Le contacte de sa main frêle et délicate contre son bras sec et musclé aurait du être chaud et agréable, à la place, il fut glacé, ce qui lui arracha un violent frisson qui mordit son échine, la parcourant de la tête au pattes.
Rentrant instinctivement la tête dans ses épaules massives, il tira brièvement la tronche tout en sifflant entre ses crocs, avant de se dégager soudainement pour s'ébrouer vigoureusement.

Ce contacte était surprenant par la façon inverse qu'il avait de percevoir la chaleur et le froid, néanmoins ce n'était pas désagréable. Elle de son côté avait très certainement eut l'impression de tirer un glaçon, seulement, elle ne sembla pas s'en rendre compte.

Remis de ses émotion, la bête se redressa pour venir plongé ses iris ardentes dans celui bleuté de la jeune femme.
Ses sourcils se froncèrent, sa mâchoire se contracta. Les poings serrés, il se mis a fusillé le sol du regard.

-Je ne peux pas . . . je t'en pris laisse moi . . . lâcha-t'il alors sur un ton étrange, mélange inextricable de douceur de souffrance et de violence contenue.
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MessageSujet: Re: A l'écart du palais   Ven 2 Juil - 15:00

Kioku rayonnait. Elle n’était plus seule à présent. Enfin quelqu’un à qui parler, un visage connu, l’entrain l’emportait sur la raison et les manières humaines que c’était évertuée à lui apprendre Kaede. Mais que lui importait, cet étrange inconnu lui apparaissait de nouveau et elle n’avait guère l’intention de le laisser s’enfuir.
Prisonnière de cette monomanie passagère, elle ne remarqua ni ses balbutiements qui dénotait une surprise rompant avec cette image frigide et posé que lui conférait son regard de braise et sa sculpture féroce, ni même son frissons qui lui roidit le corps et hérissa toutes les écailles et les épines de son corps.
Non, rien, elle ne remarqua rien, trop absorbée dans ses rêveries.
Après tout, c’était la première fois qu’elle rencontrait un humain qui l’intéressait - Kaede mis à part, elle était spéciale, c’était différent…-.

Brusquement, et sans ménagement, il l’a fit retomber à la réalité. Dérapant au sol, bridée par sa tunique de fête, elle s’affala au sol. Elle dut s’appuyer sur ses deux bras pour se relever, puis, tel un animal, elle s’ébroua pour remettre ses idées en place et éliminer les étoiles qui voletaient autour de sa tête.

A peine debout, ce dernier plongea ses iris d’or en fusion dans ceux d’eau paisible de la jeune fille. Son petit sourire qui était réapparu sur ses lèvres rosées, s’évanoui lentement au fur et à mesure que se contact visuel s’étendait dans le temps. Elle hocha légèrement la tête, muette, concentrée.
Peut-être vit-il l’air absent de la demoiselle et cela qui lui fit baisser le regard.
Non !
Lui aussi semblait loin, si loin dans son regard. Elle déglutit faiblement avant de s’approcher timidement, lentement, accroupie et tassée. De ses paroles, Kioku n’entendit qu’un murmure, un faible souffle retenu mélangeant douce chaleur d’un corps protecteur et brulure d’un feu ardent.
Elle ne recula pas, trop intriguée par ce qu’elle avait vu dans ses yeux et par ce ton si étrange aux paroles insolubles. Passant sa tête sous la sienne, elle voulut de nouveau voir son regard, mais cette fois-ci elle frémit.
Peut-être la première fois qu’il la voyait frémir par sa faute.
Son regard s’embruma et elle baissa la tête, cachant ainsi ses petites mains qui s’enlaçaient l’une l’autre.

« … »

Elle releva brusquement la tête, une lueur nouvelle dans les yeux. Pas cette petite lumière pétillante et pleine de vie qu’elle avait habituellement, ni même celle humide et prête à laisser tomber au sol une goutte d’eau salée. Une lueur inquiète, attristée et pourtant inquisitrice.

« Tu… Tu déteste Kioku -souvenir(s)- ? » Demanda-t-elle un trémolo dans sa voix si fluide et douce à l’accoutumée.
Ses yeux quémandaient une réponse.

[HRP : Je te laisse choisir avec ou sans « s » à la fin de souvenir. Et désolée pour le rp tout pitit, pas d'idée pour la première partie T.T ]
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MessageSujet: Re: A l'écart du palais   Mar 6 Juil - 15:44

Sonne les clairons maintenant
Joue-en rien que pour moi
Alors que les saisons changent
Rappelle-toi comment j'ai l'habitude d'être
Maintenant je ne peux plus continuer
Je ne peux même pas commencer
Je n'ai plus rien
Sauf un coeur vide...



☣ ☣

Madara n'osait plus bouger, poings et mâchoire serrés, il semblait mal à l'aise, traumatisé et quelque peu honteux.
En effet, lorsque ses yeux avaient accrochés ceux de la jeune femme peu de temps avant de lâcher ces mots si troublant, il l'avait sentis ployer, vaciller sous son regard. Il ne su ce qu'elle y vit, cependant, une chose était sûr, l'or ardent de ses iris avait sauvagement, violemment transpercées les siennes si douce et délicate, à la manière d'une lame chauffée à blanc qui tranche et découpe la chaire.
Et ce fut le carnage, son jolie minois perdit toute trace de joie et de gaieté.


Le grand démon ne s'en était rendu compte que trop tard. Se sentant incompris, il avait voulu à sa manière lui faire en quelque sorte comprendre que sa place n'était pas ici qu'elle n'y sera jamais.

Actuellement, il fixait toujours le sol, partagé, hésitant, refoulant tant bien que mal la violence et la douleurs de ses souvenirs passés.
Il ne voulait plus, plus jamais ça, et pour éviter ça, il n'avait d'autre choix que de se tenir à l'écart de toute forme de civilisation.


On le haïssait, il était la bête enragée, le fléau, la mort...on n'avait pas voulu de lui, on ne voulait pas de lui et ne voudra jamais de lui...

Le seul qui l'avait accepté jusqu'alors était Noah, le petit chaton, Noah qui n'avait pas conscience, ou qui ne se fiait tout simplement pas qu'a sa vue pour cataloguer les autres formes de vie qu'il croisait. En effet, car au delà de son apparence certe monstrueuse, Madara ne respirait ni la haine, ni le sang, son attitude vis à vis des autres était une preuve de plus, une preuve non négligeable.
Seulement les humain eux, ne s'arrêtait qu'aux apparences? t'étais beau tant mieux, t'étais moche tu dégageait...
Il y avait aussi qu'une grande majorité de ces humains l'avait connu dans ses sanglantes années et qu'ils avaient toutes les raisons de le craindre et de le fuir comme la peste...
Le démon avait ici à faire à un peuple blessé, terrifié, fatigué de pardonner, fatigué d'espérer...cela il le concevait aisément, ce qu'il avait du mal à comprendre en revanche c'était ceux qui s'arrêtait directement sur les apparences sans prendre gare au reste...


Enfin, Eldenia était ainsi et ça il ne pouvait le changer. Il avait essayé par le passé, la défaite avait été si cuisante qu'elle l'avait amené à se remettre totalement en question...

Tout cela se bousculait dans sa tête, ses souvenirs, ses raisonnements, ses opinions...tout.

Il fut tiré de ce maëlstrom émotif par le petit visage meurtrie de Kioku qui venait soudainement d'apparaître dans son champs de vision. Elle l'observait tristement, timidement de son regard ravagé par l'incompréhension.

Un pincement au coeur, la bête inspira longuement, profondément, tout en fermant les yeux, chassant du même coup ses remords et ses regrets revenues le ronger.
La honte cependant demeurait, la honte de sa condition, le honte de son comportement, la honte d'avoir blessé cette jeune fille qui depuis sa rencontre au lac l'avait immédiatement accepté sans se poser la moindre question.


Mais en même temps, c'était ça qui l'inquiétait, elle ne savait rien de lui, rien du tout, même pas son nom.
Peut-être que si elle avait su, elle n'aurait jamais essayé ni même osé se lier d'amitié avec un être aussi abject.


La voix de la belle, brisée, défaillante rompit le silence pesant lourd de questions et de souffrances.

Le démon se redressa, un éclair de pitié mêlé de tendresse douloureuse traversa l'or de ses yeux.

-Je...

Les mots lui manquait, il ne savait que dire.

-Ecoute...je...enfin, regarde moi...je suis différent...différent de toi...différent de vous...

Il se tu soudainement, ne préférant rien ajouter de plus, l'observant maintenant avec un regard chargé de souffrances de frustration, d'incompréhension...

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Kanashii Kioku

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MessageSujet: Re: A l'écart du palais   Lun 28 Fév - 16:56

Kioku n’avait guère la faculté de lire les pensées, ni même les souvenirs.
Tout ce qu’elle voyait, c’était un homme imposant par sa carrure qui cherchait à cacher son corps et avait honte de lui.

« Vous avez peur de participer à la fête ? »
s’enquit-elle. « « Souvenirs » aussi n’a pas osé se mêler aux autres. Je ne connais personne et puis… toute cette agitation… »Bredouilla la jeune fille, visiblement peu habituée à de telles démonstrations humaines.

Relevant le nez, elle hocha la tête. Il n’était qu’un être de la forêt après tout, comme elle.
Bon, peut-être de la forêt du dragon, à la vue de sa physionomie draconique. Mais il était tout à fait logique qu’il soit différent des humains. Kioku se mit à sourire délicatement.

« Les villageois sont étranges et bizarres, mais certains sont très gentils tu sais, Ryuu-san ? Tout comme Demoiselle Kaede »lança-t-elle en mettant le vouvoiement de côté pour mieux buter sur le prochain mot
« … Je ne suis pas au village depuis longtemps et même si les humains sont parfois violents… »
Son visage se terni à ses mots avant de reprendre son éclat habituel.
« Ce ne sont pas de… de… »

Visiblement le vocabulaire lui manquait et la sauvageonne fraîchement affublée telle une geisha se gratta intensément le bout de l’oreille.

« Bouchés ?... non, non, non… bûchers, peut-être ? »
marmonna-t-elle. « ... non… Bou…Bou… Boustifailles ?!? Oui ! Voila !!! »
Elle se redressa brutalement, un air fier illuminant son visage, ravie d’avoir retrouvé son mot.
« Ce ne sont pas de mauvaises boustifailles ! »

[HJ : La reprise est dure, désolée ^^']
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